L’argent et nos enfants intérieurs (+ protocole EFT en vidéo)

Des parties de nous se manifestent toujours de façon inattendue. En voici une belle …

Je ressentais toujours une petite hésitation quand je faisais un chèque. Je l’attribuais vaguement à une peur de manquer.
Jusqu’à l’instant où je me suis vraiment posé la question : « Qu’est-ce que ça dit en moi, dans ces moments-là ? ». 
La réponse ne s’est pas fait attendre : « Je suis TROP JEUNE pour faire un chèque ! »

Waou ! Celle-là, alors, « je » ne me l’étais jamais faite…
Question suivante : « Quel âge a la partie de moi qui dit cela ? ». Réponse : 17.

C’est cohérent : j’ai eu mon premier chéquier à 17 ans, et ma mère l’avait accompagné de tant de recommandations que mon inconscient en a conclu que faire un chèque était une opération extrêmement dangereuse.

 

J’ai animé beaucoup d’ateliers sur les croyances sur l’argent, j’en ai trouvé au moins 120, mais celle-ci, je ne l’avais pas encore vue.

 

Quand vous êtes en train d’hésiter pour une dépense, à plus forte raison pour un investissement, c’est intéressant de vous poser la question : Est-ce que j’hésite pour des raisons logiques ? ou sinon, quel âge a la partie de moi qui hésite autant ?

 

J’ai alors improvisé un tapping dans la vidéo ci-dessous, pour faire une « mise à jour » à cette jeune fille de 17 ans. Vous pourrez très facilement le transposer à l’un de vos blocages vis-à-vis de l’argent, et à bien d’autres sujets. 

 

Dans beaucoup de déprogrammations de schémas (toutes ?),  le processus est le même : 

  • repérer la partie de nous qui bloque, qui met un panneau « danger » devant certaines activités ou certains événements, souvent insignifiants pour la plupart des gens : une phobie  des insectes, des serpents, une « phobie des fraises » ou du pollen, par exemple (ces dernières se manifestent non pas par un hurlement et des réflexes de fuite, mais : par de l’eczéma ou d’autres formes d’allergies).
  • écouter ce qu’elle a à nous dire, avec bienveillance, en respectant ses émotions, même si elles sont illogiques, ou agressives, ou : peu importe. Si elles étaient logiques, intelligentes et « politiquement correctes », on ne les aurait probablement pas refoulées. Quoi que… on peut aussi refouler de la tendresse, de la générosité, quand elles ne sont pas accueillies. 
  • Lui faire une « mise à jour » : parce qu’elle n’a que les connaissances de l’enfant qu’elle était, ou même de l’ancêtre qui se manifeste à travers ce blocage. (voir « psychogénéalogie« ). Une grande partie de nos blocages se produisent parce qu’on ignore l’existence de notre Sagesse Intérieure. 

     

    Schéma général des phobies et allergies

    Toutes ces « phobies / allergies » reposent sur le schéma suivant : trauma => déclencheur => réaction

  • un trauma (grand ou petit, inattendu ou répétitif; en fait, il s’agit d’un ressenti marquant) est réactivé par un déclencheur,
  • ce qui provoque une réaction disproportionnée

De plus, avec les réactivations, la phobie s’aggrave et se généralise souvent à d’autres domaines de la vie. 

On peut réécrire ainsi le schéma ci-dessus :
trauma => déclencheur => réaction => généralisationS / ramificationS


D’où l’intérêt de déprogrammer tout traumatisme le plus tôt possible
(heureusement, on peut toujours le faire des années plus tard, ce n’est pas plus difficile en soi. Cependant, il faudra sûrement déprogrammer aussi des ramifications). 

Les mots « GénéralisationS » et « ramificationS » désignent le même concept, vu sous des angles différents. Et le S majuscule indique qu’il peut y avoir beaucoup de généralisations, même après un « petit bobo de rien du tout » comme mon histoire de chéquier.

D’autre part, les ramifications dues à un problème vont s’emmêler à des ramifications issues d’autres problèmes, comme des ronces poussant côte à côte : leurs troncs sont distincts, mais leurs rameaux sont emmêlés, et s’emmêlent à leur support : aux tuiles comme ci-dessous, à la haie sur laquelle ils s’appuient, etc. 

 

Les traumas , leurs ramifications, et : des ronces dans un jardin

Il ne s’agit pas toujours de traumas énormes, on peut aussi penser seulement à des ressentis marquants.

 

La comparaison avec les ronces et le schéma des traumas ci-dessus amènent à un ordre de travail logique : 

  1. Défaire le lien entre les déclencheurs et les réactions qu’ils provoquent, dans la mesure où elles sont gênantes : rien que cela peut vraiment changer la vie. Par exemple : une phobie des insectes est plus qu’handicapante si on rêve de vivre à la campagne; elle ne pose aucun problème si on adore vivre en ville. Et c’est exactement le contraire pour une phobie du métro ou des ascenseurs. 
    Là, la comparaison avec les ronces ne marche pas. 

  2. Guérir le trauma à la base du symptôme, c’est à dire couper le tronc de la ronce. Là encore : quel trauma ? Mes petits « grincements » à l’idée de faire un chèque ne nécessitent pas un travail approfondi sur moi. Par contre, les angoisses (chez ma mère, et chez moi) qui ont provoqué ce micro-événement, ça, c’est plus important… Intéressant de voir que les ronces ont des rhizomes, c’est à dire des racines souterraines. Il est toujours utile de chercher la cause de la cause…
    D’une manière ou d’une autre, on retombera sur LA cause, qui est l’oubli de Qui Nous Sommes, l’oubli de notre Lumière intérieure. On le sait bien, mais ça ne suffit pas : il faut dégager suffisamment les ronces pour qu’Elle ait la place de briller un peu plus. (en d’autres termes : chaque fois qu’on se libère de quelques blocages, on exprime davantage le Meilleur de nous-même.). 

  3. Guérir les principales ramifications, la façon dont elles s’emmêlent à d’autres, dont elles empêchent l’accès à des ressources.
    Comme sur la photo ci-dessus : si on veut attraper les tuiles, il faut d’abord enlever les ronces qui les recouvrent. 
    Même quand le tronc est coupé, et que les branches se dessèchent, certaines restent accrochées quand même (pas toutes).
    Au niveau psychologique : pendant les années qui l’ont suivi, chaque trauma en a généré d’autres, qui s’emmêlent aussi aux conséquences d’autres traumas. Ces noeuds émotionnels ont souvent aussi besoin de d’être guéris, indépendamment du trauma initial

 

– Oh la la, quel boulot ! On n’en sortira jamais ! 
– Meuh non, c’est pas si grave ! ça fait juste partie de l’aventure humaine. On a tous signé pour participer à un grand « jeu vidéo« , et moins nous nous identifions au personnage de notre « jeu » (ou : « je »), plus nous nous rappelons que nous sommes des âmes, moins cela semble difficile (Globalement. Je n’ai pas dit « à chaque instant »). 

Et chaque libération de blocage fait une grande différence dans notre vie

 

Et … les ronces ont des belles fleurs et des fruits délicieux ! Alors…

Alors, qu’avez-vous appris de ce « ressenti marquant » ? Comment pouvez-vous le transformer en fleurs et en fruits, pour rendre votre vie plus belle, et contribuer à rendre le monde plus beau ? 

Toute son enfance, Marshall Rosenberg s’est fait taper dessus par les anti-juifs parce qu’il était juif, et par les pro-juifs parce qu’il s’appelait Rosenberg (du nom d’un conseiller d’Hitler).
D’autres se seraient demandé toute leur vie pourquoi ils étaient aussi poissards. Lui, il a inventé la CNV (Communication Non Violente)

« Rien en soi n’est bon ni mauvais : tout dépend de ce qu’on en fait ». Et il n’est jamais trop tard pour transmuter le plomb en or…

 

Une phobie à 0,5 sur 10 … qui peut avoir des conséquences. 

Mon histoire de chéquier  était une phobie à 0,5 sur 10. Je ne m’en serais jamais préoccupée si je n’animais pas cet atelier sur Internet, où l’idée de base était d’observer nos émotions en lien avec l’argent. Et de les déprogrammer bien sûr…

En quoi mon « aventure chéquier » a-t-elle suivi le schéma dont je vous parlais ci-dessus ? Voilà : 

  • « trauma » (plutôt : mini-trauma, simplement : ressenti marquant) : le stress de ma mère (en tout cas, celui que j’ai perçu… peut-être davantage que dans la réalité), en présence de ce premier chéquier.
  • déclencheur : devoir utiliser un chéquier fait passer aux commandes la jeune fille de 17 ans, qui a peur d’angoisser de nouveau sa mère. 
  • réaction : le vague mal-être à l’idée de faire un chèque. Je réalise après coup qu’il m’a fait procrastiner pas mal de paiements de cette manière. Même s’ils ne me gênaient pas en eux-mêmes (comme le renouvellement de l’abonnement dont je parle dans la vidéo). 
  • généralisationS : il peut y avoir beaucoup de généralisations, même après un « petit bobo de rien du tout » comme celui-là. Voici quelques conséquences possibles (évidemment pas certaines !) dans de telles situations :
    • le mal-être devant l’échec les chèques (waaa ! le lapsus intéressant ! J’en parle plus bas) peut s’étendre à d’autres moyens de paiement, voire à tous.
    • On peut imaginer ce mal-être s’étendre à la gestion de l’argent en général. 
    • ce micro-événement pourrait aussi toucher la confiance en soi, augmenter des difficultés à prendre des décisions (signer un chèque, c’est en quelque sorte prendre une décision : dans le cas présent, je prenais la décision de renouveler mon abonnement). 

  • La façon dont un ressenti marquant va se généraliser (ou pas) dépend du contexte, du milieu où la personne se développe, de l’ensemble des événements de sa vie et de son inconscient familial, et de ses vies antérieures, etc etc. (plus ou moins de confiance en soi, relation globale plus ou moins bonne par rapport à l’argent). Comme une ronce grandira de telle ou telle manière selon son support. 
    Si je n’avais pas absorbé comme une éponge le stress de ma mère à ce moment, j’aurais pu prendre le recul nécessaire pour rire avec elle de sa tendance à dramatiser.
    Si j’avais connu l’EFT, j’aurais créé ce protocole 50 ans plus tôt; et je me serais certainement épargnée quelques « ramifications ».
    Et si, et si… C’est vraiment utile de réécrire l’histoire ? Oui, parce que cela informe l’inconscient d’autres possibilités que celle dans laquelle il s’était enfermé. 

L’échec, les chèques, les cheikhs, … et la langue des oiseaux.

La langue des oiseaux, c’est les jeux de mots étranges que fait l’inconscient, comme dans le titre ci-dessus . Les significations des associations d’idées qu’on fait spontanément (la plupart du temps inconsciemment) créent des synapses, roses ou noires, et se ramifient elles aussi, 

Le lapsus que j’ai fait plus haut va bien avec le contenu de ma petite « histoire de chèques » : j’avais peur de vivre des échecs en faisant des chèques. 

Pour le plaisir, et pour illustrer encore les concepts de cet article, on va jouer avec le mot « cheikh »

  • Si j’avais été élevée chez des racistes, j’aurais pu développer une haine particulière pour l’Arabie Saoudite et les Emirats. 
  • Mais les cheikhs sont souvent habillés en blanc, et les « chèques en blanc » peuvent être très dangereux. Si mes parents avaient été racistes ET passionnés d’énigmes policières, j’aurais peut-être consacré ma vie à enquêter sur les chèques en blanc en Arabie Saoudite.  Bon, là, clairement, je m’amuse à tirer au maximum sur le sens des mots. Mais l’inconscient fait cela sans rire, et souvent les associations d’idées inconscientes de chacun sont tout aussi tarabiscotées. 

 

Protocole EFT (transcription à venir)

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