Multiples significations de la douleur

Les raisons d’être, les significations de la douleur sont multiples. La souffrance n’est pas que la conséquence d’une atteinte physique, ou émotionnelle. Ses rôles sont nombreux, on va en analyser quelques-uns ici.

A l’origine, elle a un rôle protecteur. Mais ce rôle biologique peut être détourné, et la douleur être cultivée trèèèès longtemps, pour des raisons diverses.

 

La douleur protectrice

Elle a avant tout des fonctions vitales :

    • signaler la proximité d’un danger extérieur. S’approcher d’un objet brûlant n’est pas agréable, la sensation indique qu’il ne faut pas aller plus loin. Dans certaines pathologies, l’individu concerné ne ressent jamais de douleur ; le résultat est qu’il est couvert de plaies et de bosses, ou bien pire.

 

    • signaler l’existence d’un danger intérieur, d’un mal-être : si on a mal aux dents, la question urgente est « Que se passe-t-il ici ? ». Si on ne la prend pas en compte, si on la cache systématiquement avec des médicaments, elle criera plus fort : sous la même forme, ou autrement. Non, les cache-misère de la médecine (y compris les médecines alternatives) ne résolvent rien : cependant, ils permettent de diminuer la souffrance, suffisamment pour qu’on soit en état de comprendre son message.

 

    • elle oblige également à s’arrêter. Elle met une limite à l’individu, dans son mouvement : façon Gestapo, elle hurle « Nous s’affons les moyens de fous faire parler réfléchir à votre vie ». Ou façon de Funès : « Allez vous coucher ! » (cliquez ICI ou sur l’image ci-dessous). Ainsi, des douleurs physiques (ou une fatigue extrême) peuvent être les premiers signes d’un burn-out (« Arrête ce métier que tu détestes ! Qu’as-tu vraiment envie de faire ? »).
      De même, que signifie un accident qui se produit, « comme par hasard », le matin d’un examen important ? Certainement quelque chose comme : « Ne commence pas ces études, même si c’est le rêve de tes parents ! Quel est ton Rêve à toi ? »

       

      « Allez vous coucher ! »

 

 

La douleur « maso » et la culpabilité

Elle est souvent ressentie comme une punition.

Si elle tourne en rond, sans chercher ni trouver de solution efficace pour y remédier, elle peut être liée à un désir de se punir : « Je mérite ma souffrance, parce que, parce que et parce que. » Peu importe la raison invoquée, aucune n’est logique : personne ne mérite d’être malheureux.

Cependant, comprendre les motifs de ce sentiment de culpabilité peut être une manière de le guérir.

  • Normalement, la culpabilité, comme les autres émotions, est l’information qu’une action est nécessaire. Elle peut indiquer : « Si Untel ne m’a pas recontactée, c’est peut-être qu’il n’a pas aimé ce que je lui ai dit l’autre jour : je vais essayer de clarifier avec lui ce qui s’est produit.
  • elle peut être induite par quelqu’un de précis : la culpabilité est l’ingrédient de base des jeux de pouvoir.
  • elle peut être due à un conditionnement à se punir : les religions déformées sont très fortes pour nous persuader que nos pulsions vitales sont « très méchantes » (joie de vivre, sexualité, besoin de bouger…). Ce qui rejoint les jeux de pouvoir, d’une façon plus générale, moins personnalisée.

 

Valorisation de la douleur

  • Des religions mal comprises nous ont asséné que la souffrance servait à « gagner son Paradis » (en Espagne, Dolores est un prénom courant !). Cette douleur est assimilée aux tourments du Christ sur la croix, à l’épreuve qu’ont vécu sa mère et ses disciples. Les « mater dolorosa » de la vie courante, celles qui « se sacrifient pour leurs proches » n’inspirent pas toujours un respect sincère. Cependant, leur attitude de martyre dissuade la plupart des gens de trop les contrarier : « la pauvre, avec tout ce qu’elle souffre déjà… »
  • quelqu’un qui souffre sans (trop) se plaindre est considéré comme courageux. Même si sa souffrance n’apporte rien à personne.
  • être malheureux attire quelquefois l’attention, la gentillesse de l’entourage (mais pas toujours !). Radoter sur nos malheurs attire les Sauveteurs. Ils se font un plaisir de plaindre leur interlocuteur, se sentant très gentils. En fait, certains y trouvent leur compte. Cependant, d’autres aimeraient avoir une écoute qui guérisse réellement, mais ne savent pas comment faire. Heureusement que des superbes techniques comme l’EFT, la CNV et tant d’autres, permettent d’apporter une aide profonde et efficace ! Et que ces connaissances se développent de plus en plus.

 

Ce qui entretient (involontairement) la douleur et la maladie

On vient de voir que la culpabilité et la valorisation de la douleur l’entretient ou la provoque. On est fier de souffrir, parce qu’on est « quelqu’un d’honnête qui a conscience de ce qu’il doit expier », ou quelqu’un de courageux, un bon chrétien qui « porte la croix du Christ » (on a probablement l’équivalent dans les autres religions), etc. Dans tous ces cas, au niveau du cerveau, les circuits de la peur et le circuit de la récompense sont étrangement entremêlés.

Autres raisons :

  • l’effet nocebo : quand un grrrand spécialiste en blouse blanche dit à sa victime (je ne vois pas d’autre mot 😖😭) que son état va s’aggraver et qu’il n’en a plus pour longtemps, tout s’écroule à l’intérieur de cette dernière 😵. Et la prophétie autoréalisatrice se met en route, relayée par l’entourage, en plus.
  • les croyances collectives sur l’âge, sur les maladies incurables, sur l’inéluctabilité de la douleur, dans un nombre invraisemblable de cas.

 

Tout cela fabrique sans relâche des synapses noires qui aggravent les situations, augmentent la peur et la souffrance.

Alors que tant de personnes magnifiques (Joe Dispenza, Martin Brofman, et tant d’autres) ont prouvé  que tout cela n’est que croyance, et que tout peut être guéri.

Ils l’ont prouvé par leur propre guérison puis par celle des milliers de personnes qu’ils ont aidées, que demander de plus ?

 

En conclusion :

La douleur a une raison d’être réellement protectrice à la base. Mais, pour des raisons liées à notre histoire personnelle ou aux groupes sociaux dont nous faisons partie, nous la cultivons souvent comme une belle plante. Des raisons dont l’immense absurdité est évidente, dès qu’on les regarde en face.

Face à une douleur émotionnelle ou physique, il est donc utile de prendre en compte la liste suivante :

  • nous punissons-nous de quelque chose ? de quoi ?
  • quelles sont les bénéfices secondaires de cette douleur ? (l’intérêt que nous portent / nous ont porté les autres, une valorisation quelconque : courage, religion, etc.)
  • qui nous a persuadé / nous persuade que cette douleur est inéluctable ?
  • quelles autres raisons encore nous maintiennent-elles dans la souffrance ? Des raisons qui ne sont pas encore dans cette liste.

Une fois éliminées ces mille et une manières de nous taper dessus tout seul, on peut enfin :

  1. se demander de quel danger cette douleur tente de nous protéger : du comportement d’une personne, d’une activité, d’un lieu, d’une situation devenue néfaste pour nous ?
  2. et chercher de véritables solutions, avec l’aide de notre Sagesse Intérieure.

Un petit protocole EFT pour terminer :

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