Vous avez peur de parler en public ? Voici (probablement) pourquoi

Beaucoup de mes clientes (et clients) avaient des difficultés à parler devant un groupe de personnes, à une réunion de travail. Elles faisaient le minimum indispensable, tout en se sentant très mal à l’aise. 

Pour la moitié d’entre elles, la cause était la même. Je vous raconte (c’est tellement fréquent qu’il s’agit d’une « histoire-type »). 

Hélène, 40 ans, demande une séance parce qu’elle en a assez d’appréhender à ce point les réunions à son travail, des réunions hebdomadaires. (hebdomadaires, c’est souvent !). Elle dort mal la nuit qui précède, elle part le matin avec la boule au ventre. Pourtant, elle aime beaucoup son métier … 4 jours et demi sur 5.
Pas pendant cette matinée de stress intense. 

 

Dis un nombre « au hasard »

Question évidente : qu’est-ce qui te vient, quand tu penses à ces réunions ? 
– Rien, je ne vois vraiment pas. 

– Alors : Dis un nombre « au hasard », le premier qui vient. 

– Bon, 7. Et alors ? 
– Que s’est-il passé quand tu avais 7 ans, en rapport avec le fait de parler en public, dans un groupe ? 
– Euh… Je ne sais pas. 
– Et si tu savais, tu dirais quoi ? 

Petite parenthèse : J’adore ces deux phrases : « Dis un nombre », et « Et si tu savais, tu dirais quoi ? » 
Très souvent, notre inconscient nous promène. Mais quelquefois, on peut le piéger gentiment : avec ces deux phrases entre autres. Elles marchent très très très souvent

Hélène ne tarde pas à répondre : 
– Ah oui, maintenant ça me revient. Je suis au tableau, en CP. Je ne sais pas faire l’exercice, l’instit s’énerve, et je perds tous mes moyens.

>Je ne veux plus jamais revivre ça… 

 

Le traumatisme du tableau noir

– Maintenant, les tableaux sont blancs, pas noirs ! 
– Je crois qu’ils ne l’ont jamais été : tant qu’on écrivait à la craie, ils étaient verts. Au moins ceux que j’ai connu. 

Mais ça ne me paraît pas un hasard qu’on ait si souvent parlé de « tableau noir ».
Noirs comme des moments noirs, vécus par tant d’enfants. Y compris, quelquefois, par ceux qu’on appelle « bons élèves ». 

 

Un protecteur maladroit

Un moment comme celui qu’a vécu Hélène reste imprégné dans l’inconscient … jusqu’à ce qu’on s’en libère, bien sûr ! L’EFT, Techniques de Libération Emotionnelle, agit comme une gomme qui va effacer le blocage émotionnel dès qu’il est suffisamment bien ciblé. 

Mais en attendant cette libération, l’inconscient d’Hélène la protège du mieux qu’il peut (voir l’article : Saboteurs intérieurs ou Protecteurs Maladroits ?).

En fuyant tout ce qui ressemble à la situation traumatisante. Pire : AUX situations traumatisantes. Parce qu’aucun enfant n’est passé au tableau qu’une seule fois dans sa vie. Les fois suivantes, même si elles sont moins dramatiques, réactivent les émotions vécues dans la première. 

Heureusement, il n’y a pas que l’EFT ! Un instit ou un prof vraiment encourageant, des parents compréhensifs, des gentils amis peuvent bien sûr aider à la guérison de cette blessure. 

Mais ça ne s’était pas produit pour Hélène : son inconscient, avec la logique d’une petite fille de 7 ans, lui faisait fuir toutes les situations de groupe : groupes d’enfants, groupes de pairs (donc collègues). Le cerveau reptilien, qui se déclenche dans les situations d’urgence, ne connaît que trois réponses : le combat, la fuite, le figement. Les deux premières solutions présentent un peu trop d’inconvénients, on est d’accord ? 😉

Donc, elle s’était figée : raide, mal à l’aise, ne parlant que quand elle ne pouvait vraiment pas faire autrement. Même si elle est très compétente dans son métier, même si elle a des idées novatrices qui seraient utiles à tous. Quel dommage… 

 

Et l’EFT ? 

Bien sûr, l’EFT. 

C’est à la petite fille de 7 ans qu’elle doit s’adresser.

« Même si la maîtresse m’a grondée, même si j’ai eu tellement honte, je suis quand même une petite fille super. 
– j’étais tellement malheureuse
– les autres riaient
– la maîtresse s’énervait

…. 

– et si elle avait vécu la même chose que moi, il y a longtemps ? 
– et qu’elle se comporte comme ça parce qu’elle ne s’en est toujours pas remise
– la pauvre, finalement… 

– et si moi j’en finissais avec cette vieille histoire ? 
– je console la petite fille, elle oublie tout ça et elle part jouer. 
– et moi, je peux envisager de me sentir bien dans mes réunions à venir. 
– Pourquoi pas ? J’ai plein de raisons pour que ça se passe bien….

Dans la réalité, c’est juste un tout petit peu plus long. Mais pas beaucoup : une fois le sujet bien ciblé, 10 ou 15 minutes d’EFT suffisent à déprogrammer l’inconscient de ces automatismes « un peu » périmés. 

 

Et à ce que le boulet « traumatisme du tableau noir » soit définitivement détaché et désintégré. 
Pour le plus grand bien d’Hélène, et même pour le plus grand bien de son instit… et pour le plus grand bien de tous les êtres. 

 

Pour aller plus loin

Il n’y a pas que les réunions pro où on est confronté à des groupes : les fêtes, les réunions familiales, tant de situations… 
Et la cause du problème n’est pas toujours l’école. 
Voulez-vous que nous cherchions ensemble là où un traumatisme s’est installé ? Et que je vous aide à vous en libérer définitivement au cours de séances d’EFT (D’ailleurs, il est possible qu’une seule suffise, c’est fréquent … mais chaque personne est unique)

Pour en savoir plus sur le déroulement d’une séance, pour prendre rendez-vous, cliquez ICI. 

 

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