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« Je suis nul(le) », une croyance-bouclier

Dans l’article précédent, on a observé en détail UN exemple parmi tant d’autres de création d’un blocage : comment on peut se croire nul(le), en maths ou en autre chose.

 

On a vu l’expérience douloureuse d’un petit Thomas de 7 ans, dans son apprentissage de l’addition. On a vu aussi la réaction du même Thomas, âgé de 15 ans. Il a fait de sa soi-disant nullité un étendard, clamant haut et fort : « Moi, je suis nul en maths, alors faut rien me demander là-dessus ». Il se fait (presque) croire qu’il en est fier…

 

En réalité, pour lui, est-ce un étendard, ou un bouclier ? A quoi lui sert cette croyance, qu’y a-t-il en dessous ? Et comment la dépasser ?

 

 

En quoi ces « je ne suis pas capable » sont-ils des boucliers ?

Que Thomas soit en CE1 ou au collège, qu’il gémisse ou claironne qu’il est nul en maths, j’entends : « Pitié, ne m’embête pas avec ça ! » (ou même : ne me torture pas avec ça !).

Pourtant, une partie de lui sait très bien qu’il n’est pas nul, que personne n’est nul, que nous avons tous une Sagesse Intérieure, que nous sommes tous un Soleil derrière les nuages.

Mais d’autres parties de lui ont réussi à s’en persuader. Pourquoi ? Parce que ça marche ! La plupart des gens croient qu’il existe des nuls, lui clame qu’il en est un, c’est gagné : on lui fiche la paix pour un moment ! … enfin, drôle de victoire.

 

Dire qu’on lui fiche la paix, c’est une vaste illusion, ça lui permet juste de respirer un moment. Mais le cerveau émotionnel ne vit que dans l’instant. Alors pour lui, la tactique a super bien marché : il la garde en mémoire ; elle lui resservira la fois suivante.

 

Pourtant « l’ennemi », le « méchant » prof de maths réapparaîtra deux jours plus tard ; et même si Thomas peut un jour être vraiment débarrassé des maths en choisissant une orientation où il pourra les fuir, l’Univers lui, ne va pas le lâcher. Il retrouvera d’autres situations où il va se croire nul, jusqu’à ce qu’il guérisse enfin ce qui se cache derrière cette phrase.

 

 

Qu’est-ce qui se cache, derrière les « je suis nul(le) » ?

De la souffrance, de la grosse souffrance. Des blessures qui ont macéré depuis des années, qui se sont infectées et surinfectées (en langage psycho : « qui ont été maintes fois réactivées »).

Pas étonnant qu’on n’ait pas envie de soulever le « pansement-bouclier » qui les recouvre…

 

  • Tu me fais peur, là. On peut faire ça sous anesthésie ?
  • Hé, pourquoi crois-tu que je m’intéresse tant à l’EFT et à la CNV ? C’est les meilleurs « anesthésiants » que je connaisse, pour guérir vraiment, en profondeur, les blessures émotionnelles.

 

Imaginez Thomas, à 15 ans, en 3e. Il ressort son discours habituel devant l’enseignant qui lui donne des cours particuliers : « Je suis nul, j’y comprends rien. » D’habitude, ça marche ; ça lui permet de faire traîner le cours dans une demi-somnolence, en ayant vaguement appris quelques petits trucs, et peut-être même réussi à ce que son prof de maths lui fasse son exercice pour le lendemain. Après, ouf ! Tranquille pour la semaine.

 

 

La question-clé

Mais le prof de maths / thérapeute pose ce qui me semble être LA question : « Quand tu dis que tu es nul, en réalité, de quoi as-tu peur ? »

 

Bien sûr, en pratique, on ne va pas poser la question à brûle-pourpoint. Plus progressivement :

  • Quand tu penses à cet exercice, qu’est-ce que tu ressens ? dans ton corps ? quelles émotions ? qu’est-ce que tu te dis sur toi ?
  • Que je suis nul.
  • Ça, on sait 😉. Qu’est-ce que tu te dis d’autre? Qu’est-ce qui pourrait se passer ? de pire, d’encore pire, de « pire du pire » ?

 

Bien sûr, pendant ce temps-là, on ne va pas trop vite, et on tapote un maximum  les points des mains. Et si l’intensité monte trop : le point clavicule, plusieurs minutes, sans parler, et en respirant profondément.

 

 

En-dessous de cette peur

Que t’est-il arrivé de si douloureux ? Qu’as-tu décidé alors, dans ta tête ? (autrement dit : quelles croyances as-tu installé en toi dans le but de te préserver ?)

 

Ce qu’il est arrivé de douloureux à Thomas, la petite histoire ci-dessus en donne une idée. En tentant de faire son addition, il s’est fabriqué des centaines de synapses noires ; beaucoup d’apprentissages comme celui-ci, et il en aura acquis des milliards. Presque toutes enfouies dans l’inconscient, parce que se rappeler de tels souvenirs, ça fait trop mal.

Faire un tapping sur ce sujet, en douceur, va alors permettre d’évacuer progressivement les émotions liées à ces souvenirs.

 

Et parallèlement à cela, a-t-il développé d’autres croyances ?

Il a peut-être intégré que les adultes sont dangereux. Ou certaines catégories d’adultes : les chefs, les femmes, les hommes, grands, petits, comme ceci ou comme cela… selon l’apparence de ses enseignants, des gens de sa famille qui lui auront reproché de ne pas travailler assez.

Et qu’il est impuissant, incapable, « nul », bien sûr. Puisque c’est une phrase qu’il a tellement entendu chez d’autres, qui parlaient de lui ou qui parlaient d’eux-mêmes.

Il est alors intéressant de CONSIDERER TOUTE CROYANCE COMME UN BOUCLIER. Et de se demander : quelles peurs (anticipation) et quelles souffrances passées (souvenirs)  sont à l’origine de cette croyance ? 

 

 

Des boucliers à usage interne

Ces « boucliers » sont très utile aussi dans le discours qu’on se tient à soi-même : je ne cherche pas mon exercice, ou pas plus de 10 secondes : « normal, je suis nul(le) ». (« En réalité, je sais que j’aurai mal si j’y regarde de près, et je n’ai pas forcément les outils qui m’éviteraient de souffrir »…).

Le bouclier « Je suis nul(le) » sert à ne pas se poser de questions, ne pas toucher à ce qui fait mal, ne pas remettre en question les « pouvoirs » qui ont mis en place tout cela (ou les remettre en question de façon inefficace, en critiquant seulement).

 

 

Y a-t-il des solutions ?

Heureusement oui, et je ne parle que de cela sur ce blog. L’EFT permet de faire diminuer rapidement les « autoroutes de synapses noires » qui s’étaient créées pendant des années; puis, quand elles sont effacées de ce nouveau « paysage », on peut y créer, progressivement, au rythme de l’enfant, des petits chemins de synapses roses :

– et si je voyais les choses autrement ?

– et si j’avais vraiment dramatisé toutes ces histoires, et que ça ne m’avance pas beaucoup de le faire ?

– et si j’avais passé ma vie avec ces souvenirs tout moches collés sur mon nez ? Si je les décolle maintenant, ça devrait être  plus intéressant… Et peut-être que là, enfin, je comprendrai enfin tout ces problèmes ? Il y en a pour qui ça a l’air simple, et même amusant… Alors, pourquoi pas pour moi ?

– Et peut-être même que je pourrai essayer quand même, maintenant, d’aller vers ce métier / cette activité qui me plaît vraiment ? J’avais cru devoir y renoncer pour toujours…
Et si mon Rêve devenait réalisable ? 

 

Petit chemin (de synapses roses) deviendra grand…

 

Que faire face à une affirmation « je suis nul(le) » ?

En résumé, les vraies questions face à un « je suis nul(le) » ou n’importe quelle croyance-bouclier, c’est :

  1. une question qui concerne l’avenir : « de quoi tu as peur ? »  tu as peur qu’il se produise quoi, si tu vas dans la direction où tu souhaiterais aller, si tu n’avais pas cette croyance?
  2. et une qui concerne le passé : « Qu’est-il arrivé, qui t’a amené(e) à croire ça, mieux : à te protéger derrière ça ?

 

En fait, tapoter sur « Je suis nul(le), Untel m’a dit que j’étais nul(le) » est rarement utile.

Il me semble préférable de dire, sur le point karaté ou le point sensible :
 » Même si j’ai le réflexe de penser que je suis nul(le) dans telle et telle situation, je sais maintenant qu’il s’agit d’une « croyance-bouclier« . Et je choisis d’aller consoler les parties de moi qui se cachent derrière ce bouclier.

Même si des parties inconscientes de moi sont terrorisées quand je suis dans cette situation, je m’aime et je m’accepte, et je demande à ma Sagesse Intérieure de les apaiser, de les guérir, et j’envoie plein d’Amour à l’enfant que j’étais et qui a eu si peur.

 

Et les réponses aux deux questions ci-dessus, celle qui concerne le futur et celle qui concerne le passé, émergent en douceur. Ou pas. Ce qui compte, c’est que la peur s’en aille, peu importe que cela passe par le conscient ou non.

Si ces réponses arrivent, on peut faire un tapping dessus : « Même si j’étais tétanisé devant cette addition, je suis un petit enfant super. Et je m’ouvre à l’idée que peut-être, un jour, à mon rythme, les additions et plein d’autres choses en maths n’aient plus de secret pour moi ».

 

 

Et pour vous ?

Si pour vous les maths n’ont jamais été un problème, et l’école non plus, il reste peut-être (!) quelques domaines de votre vie où vous n’êtes pas encore brillantissime…

 

Tout ce qui est écrit ci-dessus peut se transposer facilement :

  • Même si je suis persuadé de chanter comme une casserole…
  • Même si le bricolage et moi ça fait deux, et que je ne sais même pas planter un clou…
  • Même si je ne suis pas doué en dessin, en sports, en peu importe quoi …

Toutes ces phrases sont des variantes du « je suis nul(le) », et permettent de ne pas ressentir des blessures émotionnelles.

 

Que pourrez- vous faire, quand vous aurez guéri ce qui se cache sous l’un de vos « boucliers-pansements » qui affichait « Je suis nul(le) » ?

 

Comme le disait Jacques Brel : « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns »…. sachant que ça peut vraiment devenir possible, de plus en plus.

 

Pour vos enfants (ou ceux de vos proches)

Vous avez vu que j’ai été instit spécialisée, et aussi prof de maths en collège.

Si votre enfant se croit nul en maths, ou en orthographe, ou qu’il ait besoin d’apprendre plus efficacement (ça, on en a tous besoin), je peux vous proposer une solution : du rattrapage scolaire (cours de maths, orthographe et / ou aide méthodologique), joint à des techniques de développement personnel, dont l’EFT bien sûr. Pour en savoir plus, cliquez ici. 

 

 


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