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Comment se fabrique un « nul en maths »

Les « nuls en maths », ça n’existe pas. 

C’était ma « pub » quand je donnais des cours particuliers de maths (bien avant d’être thérapeute).

C’est toujours une certitude pour moi, et j’ai bien plus d’arguments maintenant pour la défendre; mais à cette époque, je ne pouvais pas vraiment parler de blocages émotionnels, et encore moins de notre Potentiel infini à tous.

 

 

 

Dans cet article, on parlera surtout des « aventures » d’un petit Thomas de 7 ans dans son apprentissage de l’addition. Des « aventures » pas drôles du tout, où l’on verra en détail comment se constitue la croyance « Je suis nul en maths, et en tout ce qui y ressemble ». Mais il ne s’agit que d’un exemple, l’article peut concerner tout le monde, il suffira de transposer. 

 

Et vous ? Y a-t-il des domaines vous croyez-vous nul(le) ? Cette croyance s’est certainement constituée d’une manière analogue à ce qu’a vécu Thomas.

 

Notre inconscient est plein d’histoires et d’émotions tristes, comme celle-ci. Mais tout est remédiable :

  • l’histoire triste peut se transformer en expérience de vie, qui permettra d’être plus bienveillant et compréhensif face aux blocages des autres.
  • Et la tristesse qui lui était liée peut s’évaporer, définitivement !!!

 

 

Dans quel(s) domaine(s) vous croyez-vous nul(le) ?

Vous croyez-vous « nul(le) », incapable dans certains domaines ? Croyez-vous que ceci, cela, n’est « pas pour vous », alors que vous auriez aimé vous y intéresser ? ou que vous auriez besoin de le faire ?

Ou bien des parties de vous (pas vous en entier) ont un sentiment global de « nullité », un sentiment vague, qui revient dans de nombreuses situations… Quelles situations ?

 

Les « je suis nul(le), je ne suis pas capable » ne sont que des rationalisations, des panneaux qu’on met devant l’autre quand il veut vous faire faire quelque chose qui vous fait peur. On en parlera dans l’article suivant en termes de « croyances-bouclier ».

 

En réalité, on n’y croit pas tant que ça au départ, mais on finit par s’en persuader avec le temps : à force de situations répétées, où on va se défendre avec cet argument.

D’ailleurs, comme tout le monde fait cela, la croyance collective que « certains sont capables et d’autres pas » s’est constituée et s’envenime tous les jours.

 

 

Comment se constituent les « je suis nul(le) » ?

Revenons à l’exemple de Thomas, tellement courant…
Cet enfant de 7 ans, en CE1, est déjà persuadé qu’il est « nul en maths ».  Il a d’ailleurs déjà reçu un bon nombre de « baffes d’apprentissage » : mauvaises notes, reproches de ne pas avoir appris ses leçons, passages au tableau dramatiques.

 

La réalité, c’est qu’il n’a pas compris quelques notions de base. Et ce ne sont pas ces flagellations, suivies d’auto-flagellations encore plus nombreuses, qui vont l’aider à les acquérir.

 

Dur, dur, les additions…

Je précise mon exemple. Thomas apprend à poser des additions, il doit effectuer 34 + 62.
Mais :

  • Il n’a pas bien compris le concept d’addition. Parce qu’il aurait eu besoin de manipuler davantage, d’avoir des exemples qui fassent sens pour lui, qui aient une vraie application dans sa vie d’aujourd’hui.
    Et puis, peut-être qu’il y avait un problème à la maison au moment où on apprenait cela en classe, et qu’il n’avait pas la tête à l’école pendant cette période.Bref, il a eu des très bonnes raisons de ne pas comprendre ce concept. (il y a toujours des très bonnes raisons, derrière ce qu’on appelle « échec » : des raisons de cet ordre). Thomas essaie de faire ses calculs parce qu’on lui dit d’en faire, et c’est tout. D’ailleurs, que pourrait-il faire d’autre, alors qu’il est scotché à son banc avec interdiction d’aller ailleurs ?

 

  • Comme l’addition ne fait pas sens pour lui, apprendre ses tables le fait encore moins. Donc, il ne les sait pas bien. Il en a appris un peu, pour les mêmes raisons que d’habitude : pour ne pas être puni, parce qu’il est coincé dans une logique où il est inconcevable de ne pas les apprendre, au moins un peu.

 

Quand le stress augmente

Alors, pour le travail ci-dessus,  : il a une première montée de stress. Il en a d’ailleurs chaque fois qu’il voit une addition, n’importe laquelle, même 2 + 2.

– « Oh la la, est-ce que je vais y arriver ?
– 4 + 2, ouf, je crois que je sais, ça doit faire 6. Sûr ? Oui, on va dire 6.
– Mais maintenant 3 + 6 ? Ouh la la, je n’ai pas 6 doigts par main, comment je vais compter ? »

 

Le stress augmente : compter sur les doigts, il n’a pas compris non plus ; pour lui, ça n’a pas plus de sens qu’un « jeu de doigts » presque équivalent de « ainsi font les marionnettes », tout ce qu’il en a retenu, c’est que c’était plus compliqué et moins drôle ; et qu’il ne se sentait vraiment pas bien, dans son corps, quand il le faisait : nœuds dans le ventre, boule à la gorge, respiration bloquée. « Pas grave », apparemment : si ça n’inquiète personne, si personne ne voit à quel point il se décompose à l’intérieur, c’est certainement parce que c’est normal, et qu’il doit faire avec. Il en prendra l’habitude et finira par se couper des messages de son corps… quelle tristesse.

 

La faute à qui ?

Ce n’est pas la faute de l’enseignant, il n’y a pas de méchant dans tout cela, juste une organisation globale qui ne rend pas heureux, ou rarement.

L’instit doit suivre le programme, l’enfant doit suivre ses cours, au mieux, il poursuivra des études plus tard… On est toujours en train de suivre quelqu’un ou quelque chose, dans cette histoire.

Quand est-ce qu’on y apprend pour soi ? pour être heureux et en étant heureux ?

 

Cela dit, le pauvre Thomas a enduré ce stress pendant toute sa scolarité. Il a bien fini par comprendre l’addition, bien sûr, mais pas en douceur. Et d’autres situations analogues se sont représentées. Il en a conclu qu’il était nul en maths, définitivement, qu’il l’a toujours été et qu’il le sera toujours. (en espérant qu’il n’ait pas fini par conclure qu’il était nul … en tout).

 

L’étendard de la « nullité »

A l’adolescence, Thomas brandit sa soi-disant « nullité » comme un étendard dès qu’on le « menace » de faire des mathématiques. « Oh moi, tu sais, les maths je n’y ai jamais rien compris, je n’ai aucune chance d’y arriver, ha ha ha. ». Il en est presque fier …. en apparence.

 

Un étendard, ou un bouclier ? On verra cela dans le prochain article.

Pour le moment, voyons la réponse à une question qu’on m’a souvent posée, quand j’essayais de parler du ressenti des enfants.

 

 

Est-ce que la situation de Thomas est exceptionnelle ?

– Là, me disait-t-on, tu parles d’un enfant particulièrement en difficulté, ils ne sont pas tous comme ça ! Et on n’est pas tous aussi stressés quand on apprend…

 

J’ai pris cet exemple parce que je l’ai vu de près des dizaines de fois en tant qu’instit spécialisée (pour des enfants qui sont en difficulté scolaire, mais pas à d’autres niveaux). Parce que je peux traiter cet exemple dans le détail, comme je viens de faire, et avoir un regard totalement bienveillant. Un regard plein de compassion, où je vois ET la souffrance du gamin (j’ai les larmes aux yeux, en écrivant…), ET le potentiel qui se cache derrière.  Nous sommes tous des soleils derrière des nuages…

 

Si j’avais pris un exemple où je suis moi-même en difficulté, je n’aurais sans doute pas eu cette indulgence.  On est imprégnés jusqu’à la moelle de discours comme : « Franchement tu devrais savoir ça… ; tu aurais dû faire ceci, cela… ; tu n’as pas honte !  Que va penser Untel ? Et ton avenir, si tu continues comme ça, hein ! tu y as pensé, à ton avenir ?!!! »

J’aurais bien fini par faire de l’EFT pour apaiser ce « cirque », mais je n’y aurais peut-être même pas pensé tout de suite.

 

Devant ce concert de hurlements, le cerveau émotionnel est en ébullition et se coupe aussitôt du cerveau rationnel, des centres de la logique, de la mémoire et des apprentissages. Avouez que ça tombe mal quand on se reproche de ne pas savoir faire quelque chose !

 

Et ce discours plein de reproches, que nous nous assénons à nous-même dans les sous-sols de notre inconscient (ce n’est pas toujours conscient, on s’en rend compte seulement en regardant « à la loupe »), ce discours ressemble beaucoup à celui de Thomas, devant ses additions… je les ai tellement entendues, ces paroles si dures vis-à-vis de soi-même, de la part de mes élèves puis de mes clients. .

 

J’espère que cette courte  histoire de vie aide à reconnaître comment  beaucoup de nos  blocages se constituent, et restent, bien au-delà de ce moment. Tout cela, bien sûr, pour pouvoir enfin les dissoudre, et être plus heureux !

 

Pour vos enfants (ou ceux de vos proches)

Vous avez vu que j’ai été instit spécialisée, et aussi prof de maths en collège.

Si votre enfant se croit nul en maths, ou en orthographe, ou qu’il ait besoin d’apprendre plus efficacement (ça, on en a tous besoin), je peux vous proposer une solution : du rattrapage scolaire (cours de maths, orthographe et / ou aide méthodologique), joint à des techniques de développement personnel, dont l’EFT bien sûr. Pour en savoir plus, cliquez ici. 

 

 


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