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Manipulés, manipulateurs

le loup et l agneauIl n’y a pas de « méchants manipulateurs », ni de « faibles manipulés » : certains se font un peu une spécialité de l’un de ces rôles, mais nous les jouons tous, l’un et l’autre, des dizaines de fois par jour.

 

 

 

Votre voisine vous demande de garder son enfant, normal, elle va chez le coiffeur. Vous aviez prévu de rester tranquillement chez vous, et de lire, mais non, elle vous rappelle tous les services qu’elle vous a rendus, insiste sur l’importance du bon voisinage, vous chante les mérites de son affreux garnement charmant bambin.

 

Vous vous sentez vrillée à l’intérieur : vous tentez un argument, deux, vous dites que vous êtes vraiment, vraiment fatiguée… et vous cédez : pas grave, vous vous reposerez un autre jour : pas ce week-end, on reçoit les beaux-parents, pas le suivant, vous tenez un stand à la kermesse de l’école, bref … un jour.

 

Et après, en plus, vous vous faites des reproches : c’est pénible de ne pas savoir dire non, il y a sûrement quelque chose qui ne va pas en vous, les autres se débrouillent mieux, etc etc.

 

 

Que s’est-il passé ?

La voisine a appuyé en vous une « zone noire », une zone de votre psychisme qui dit « Oh, tu es méchante, tu n’as pas de cœur, comment peux-tu refuser quelque chose à quelqu’un d’aussi merveilleux que moi ? Vraiment, tu devrais avoir honte. ».
A l’intérieur de vous, c’est comme un diable qui sort de sa boîte : on appuie sur le bouton, et hop, il bondit et récite sa litanie.

 

Cette zone n’a rien à voir avec la situation présente, elle est là depuis votre petite enfance, et se réactive à la moindre demande, au moindre reproche : « Comment peux-tu faire une chose pareille ? Tu es sûrement la pire personne de la planète. ». Et vous la croyez, parce que chaque fois que le cerveau émotionnel crie « danger », le cerveau rationnel se désactive, et votre capacité de réflexion aussi. Alors, dans cet espace béant, de très vieux programmes se réactivent : « il faut être un gentil petit enfant, et ne surtout pas contrarier la gentille madame »….

 

Et vous cédez. KO.

 

 

boxeur KO

 

 

Le manipulateur est-il un monstre ?

Non. Pas plus que le manipulé.
Une première chose : le manipulé crée sa vie aussi ; il a une petite pancarte invisible « Je ferai ce que vous voudrez, je veux montrer que je suis gentil ; je ne peux pas me sentir aimé sans ça ». Alors, les gens arrivent en masse pour lui rendre ce « service ».

 

Une autre : le « manipulateur » est lui-même « manipulé » par ses propres angoisses. La voisine de l’exemple veut peut-être éviter de se sentir une « mauvaise mère » parce qu’elle prend du temps pour elle, ou se sent « terriblement menacée » de sortir « avec une tête pareille » si elle ne se fait pas couper les cheveux en urgence. Donc, plutôt que de ressentir une angoisse à l’intérieur de soi, on la projette à l’extérieur sur quelqu’un d’autre.

 

 

Et comment remédier à cela ?

Je vais évidemment suggérer un protocole EFT, qui s’adresse non pas à la personne que vous êtes actuellement, mais à l’enfant en vous, celui à qui on a tellement dit qu’il devait être « bien gentil ».

Voir l’article : Protocole EFT « Se faire de moins en moins manipuler ».

 

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8 reflexions sur “Manipulés, manipulateurs

  1. Christine

    Merci Claude de présenter cette relation manipulés / manipulateurs sous cet angle, pas de gentils, pas de méchants. Cela permet une ouverture à la compréhension de l’autre et un nouveau regard, deculpabilisant, sur nos propres réactions.

    1. Claude Auteur de l'article

      Oui. Plus je travaille sur moi, plus je me rends compte de l’absurdité qu’il y a à chercher toujours qui est gentil, qui est méchant. C’est certainement le poison émotionnel le plus virulent que nous portons en nous. Il nous amène à passer notre temps à condamner quelqu’un ou quelque chose (ou une partie de nous) : ça nous empêche d’avoir une vue d’ensemble des situations, ça nous déconnecte de la bienveillance et de l’Amour, qui sont pourtant bien plus efficaces pour résoudre nos problèmes.

    2. Christine DEVOUARD

      Totalement d’accord avec Christine ! C’est important de souligner cette approche , quand on entend un peu trop souvent parler des « pervers narcissiques » , terrrribles manipulateurs , dont on trouve un peu partout le portrait en une dizaine de points « infaillibles » , si bien qu’on en voit partout et qu’on ne peut que plaindre leurs victimes , avec force compassion , en oubliant qu’elles ne le sont pas devenues totalement par hasard …
      Merci à vous !

      1. Claude Auteur de l'article

        Bienvenue à une deuxième Christine (Christine DEVOUARD) 😉

        J’ai voulu vous répondre en quelques lignes… et ça a donné un article entier : « Perversion narcissique, d’autres regards ».

        Merci, Christine et Christine, pour vos commentaires : je suis contente de voir que le désir de compréhension que je m’efforce d’avoir pour TOUS les êtres, est partagé par de plus en plus de personnes… 🙂

  2. Claude Auteur de l'article

    Bonjour Christine.

    Je t’avais répondu immédiatement mais je viens de m’apercevoir que ma réponse s’est perdue dans les oubliettes de WordPress … Sans doute depuis que j’ai installé l’antispam Recaptcha. Où va l’monde, ma bonne dame, si mon propre blog chéri à moi me prend pour un robot spammeur ? 😀
    Je t’avais répondu quelque chose comme :

    Effectivement, cette habitude de diviser le monde en « gentils » et en « méchants » est l’une des plus toxiques de l’humanité ; et elle nous imprègne tous très profondément.

    C’est même le leitmotiv des médias et de nombreux films, dont le thème peut se résumer à « Qui est le méchant, et qu’est-ce qu’on lui fait ? ». Et nous payons très cher cette habitude mentale : en nous censurant tout seul, en nous punissant nous-mêmes à longueur de journée (nous créer des obstacles, éventuellement nous rendre malades…). Voir : https://www.jaime-left.com/eft-des-pistes/pardonner-se-pardonner/.

    à bientôt, profite bien de tes vacances au soleil 🙂

  3. janssoone

    Bonjour
    J aime beaucoup votre approche et je cherche à avoir plus d informations sur le sujet afin de comprendre certaines choses , je vis actuellement une rupture brutale qui m a plongé dans une profonde tristesse je me sens trahie car ce n est pas la rupture en sois qui m a plonge dans un tel etat mais le mode de process qui a été utilisé , pourquoi le conflit ? Pourquoi me décharger toutes les responsabilités ? Pourquoi ne pas avoir eu droit à la vérité tout de suite ..Je ne l ai eu qu en mettant l autre dans ces propres retranchements ..pas fameux mais j awsume.Mon ex à tourné autour du pot, je n ai pu m exprimer que par son mode de communication qu il m a restreint. Pas de méchant pas de gentil j ai certainement ma part de responsabilité a ne plus reproduire ce shemas. Je sais pertinemment que je n aurai pu rien construire avec cette personne qui est dans un mode de protection destructeur lié à ses expériences du passé : amalgames comparaisons à son ex femme avec qui il est en plein divorce. Je me suis fermée a lui aussi car je ne le sentais pas prêt à entamer une relation amoureuse.
    Merci de me lire

    1. Claude Auteur de l'article

      Bonjour Janssoone

      Toutes mes excuses de vous répondre aussi tard, pardon.

      Beaucoup de gens « règlent » les conflits comme ils l’ont appris, c’est à dire très mal. Donc ils évitent la discussion autant qu’ils le peuvent (parce qu’ils sont trop coupés de leurs émotions pour pouvoir dire à temps : « je souhaiterais ceci, je ressens cela »). Et quand la discussion devient inéluctable, ils « se débattent », et ça fait de la casse en eux et autour d’eux.

      Je suppose qu’il se sentait coupable, n’a pas osé vous dire les choses en face, et a tenté de vous rendre « coupable » vous-même, en vous empêchant en plus de parler comme vous le souhaitiez : pour ne pas ressentir sa culpabilité, pour essayer de préserver une bonne image de lui à ses propres yeux. Pour cela, il va même sincèrement se persuader que « tout est de votre faute ».

      Maintenant, votre part à vous, c’est de NE SURTOUT PAS CROIRE ÇA :

      1. Vous avez eu raison de le pousser dans ses propres retranchements : ça a évité qu’une situation douloureuse s’éternise. Et vous ne l’avez peut-être pas fait comme une parfaite artiste de la communication non violente ? Au moins, vous avez essayé, ce qui est déjà beaucoup. Nous avons presque tous eu une éducation « rugueuse » (reproches, jugements de valeur, esprit de compétition, etc.). Vous essayez de rétablir une communication plus saine, sans avoir beaucoup de modèles autour (on apprend en grande partie par imprégnation, et on a pratiquement tous été « imprégnés à l’envers »). Donc, bravo d’avoir essayé, et réussi.

      2. Et vous avez eu raison de ne pas vouloir insister, puisque vous avez senti que la relation s’annonçait mal. Donc, encore bravo.

      3. Et bravo aussi de ne pas être dans le jugement (« pas de méchant pas de gentil »), même en ayant vécu des moments très douloureux. Et de vous poser de bonnes questions.

      D’après ce que vous me dites, votre part de responsabilité à ne pas reproduire ce schéma, pourrait être :

      – d’abord ne pas vous laisser prendre par des ruminations « et si j’avais fait autrement, et si j’étais autrement, peut-être que.. ». Quand vous vous posez ce genre de questions avec votre cerveau émotionnel, vous vous mettez en position de faiblesse, ce qui attirerait d’autres manipulateurs (ruminer, c’est complètement différent de : se remettre en question calmement; ce que vous avez d’ailleurs fait dans votre commentaire). Donc, les ruminations : non. Ce n’est qu’une habitude mentale toxique, encore très fréquente malheureusement.

      – d’autre part, regardez si tout cela n’a pas réactivé une blessure de trahison (vous dites : « je me suis sentie trahie »). Tout ce que nous vivons de difficile réactive de vieilles blessures, mais sert aussi à les révéler… pour mieux les guérir.

      Si vous avez besoin de davantage d’aide, vous trouverez mes coordonnées dans « contact ».

      Bon courage 🙂

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