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Perversion narcissique, d’autres regards…

A pair of handcuffs isolated over white with clipping path

Perversion narcissique, une prison à deux

J’ai voulu répondre en quelques lignes à un commentaire à l’article « Manipulés, manipulateurs »,  et ça a donné … celles-ci.

 

Je le reprends ici, merci à Christine : « C’est important de souligner cette approche , quand on entend un peu trop souvent parler des « pervers narcissiques » , terrrribles manipulateurs , dont on trouve un peu partout le portrait en une dizaine de points « infaillibles » , si bien qu’on en voit partout et qu’on ne peut que plaindre leurs victimes , avec force compassion , en oubliant qu’elles ne le sont pas devenues totalement par hasard … »

 

 

 « Pervers narcissiques » ou « perversion narcissique » ? Le danger des étiquettes…

Les termes de « pervers narcissique » et autres « amabilités » dont on affuble certains êtres humains ne font généralement que de renforcer :

–          leur système de défense,

–          donc leur problème,

–          et donc les attaques (réelles, tout de même) qu’ils mènent pour ne pas ressentir ce qui est douloureux en eux.

Un véritable cercle vicieux…

 

 

Un  « jeu » (de massacre) à deux ; la « Victime »

Pourquoi un jeu à deux (ou davantage) ? Parce qu’on n’attire que des événements qui nous ressemblent (Loi d’Attraction), on n’est jamais Victime ni Persécuteur  par hasard. (Ces mots de Victime et de Persécuteur, avec leurs majuscules, font allusion au Triangle de Karpman :  Persécuteur, Victime, Sauveteur; il s’agit de rôles tenus à différents moments de la relation, pas du tout de « traits de caractères » gravés dans le marbre).

 

On peut se mettre dans une situation aussi terrible pour diverses causes, la plus probable semble être un fort sentiment de culpabilité.

 

–          Ce sentiment peut être conscient ou pas loin de l’être : la Victime se critique énormément, est convaincue d’être inférieure à son entourage, et particulièrement à celui qui la manipule comme un jouet. Elle est persuadée qu’il suffit qu’elle fasse suffisamment d’efforts pour que la situation s’arrange, normal, « l’autre est tellement parfait »…  C’est sur ces croyances que le manipulateur a une prise « idéale ».

 

–          Ce sentiment de culpabilité peut être enfoui plus profondément  (je trouve vraiment pratique l’image des « sous-sols de l’inconscient »). Il attire alors un Persécuteur plus subtil : ses manipulations peuvent être très difficiles à reconnaître, tromper l’entourage pendant des années ;  la « dizaine de points infaillibles (ou pas) » dont il est question au début, se révèle alors utile pour aider les personnes concernées à y voir plus clair.  A mon avis, le problème n’est pas dans cette liste, mais dans l’étiquetage des protagonistes, en « méchant » et « gentil ».

 

 

Courage, fuyons !

Le véritable comportement de « perversion narcissique » (je ne parle pas ici de voisine casse-pieds, comme dans l’article « Manipulés, manipulateurs ») cause  tout de même des dégâts qui peuvent être terribles.

Il est essentiel  pour le partenaire /« Victime » de ce jeu infernal :

  1. qu’il se rende compte d’urgence qu’il participe à un « jeu de massacre », et  qu’il arrête de croire que « si lui-même  était autrement, tout irait mieux ».
  2. qu’il prenne si c’est possible une distance protectrice, si la discussion se révèle impossible (exemple : refuge pour femmes battues).
  3. Et là, en sécurité, il pourra se demander quelles parties de lui / elle ont attiré une situation aussi dramatique (avec l’aide d’un thérapeute ; il s’agit vraiment d’une situation destructrice.)

 

 

Le « partenaire / Persécuteur »

Son système de défense présente tellement peu de failles que celui-ci ne souffre pas consciemment : il n’a donc que très peu de raisons de se remettre en question. Sa souffrance (immense, sinon il aurait moins besoin de s’en protéger) est enfouie au 50 000e sous-sol de son inconscient.

 

Je pense qu’au-delà d’un certain degré de protection / souffrance refoulée de sa part, les tentatives de discussion sont vouées à l’échec. Ou alors, il les retournera en sa faveur, et manipulera de plus belle : je le répète, il ne s’agit pas de « méchanceté » volontaire, il perçoit son attitude comme essentielle à sa survie.

 

Et il est convaincu à 99,999 % que tous les problèmes viennent « des autres ».

–          Pas à 100% ?

–          Bien sûr que non : la Lumière Intérieure de chacun réussit toujours à percer ses nuages noirs, même si elle est cachée très loin derrière.

Mais ce 0,001 % n’offre pas une prise suffisante pour une communication efficace…  enfin, il me semble.

 

 

Alors, quelles solutions ?

–          Qu’il fasse un protocole EFT ? 😉

–          Hé non, surtout pas ! Il ne voudra jamais en faire… puisque, selon lui, « il n’a aucun problème, tout vient des gens autour de lui ».

 

Et puis, imaginez  qu’il envisage sincèrement une forme quelconque de développement personnel … (Quand je dis « sincèrement », je veux dire : sans intention de manipuler même son thérapeute !).  Que va-t-il se passer ? Il devrait affronter les « monstres » dont il sent confusément la présence au fond de son inconscient : ça lui paraît la pire souffrance qui puisse exister dans le monde.

 

 

Douglas Grant, Dr Len…

Peut-être que quelques très rares thérapeutes y arrivent, en face à face : je pense par exemple à Douglas Grant. (voir l’article : Allez-vous mettre votre voiture en prison ? (2))

Mais je crois (un peu) plus accessibles des solutions telles que celles du Dr Len, avec l’Ho’oponopono : à condition de garder toujours en tête que le travail à distance n’a PAS pour but de modeler la personne pour qu’elle soit conforme à ce qui nous semble « bien ».

Il consiste à :

–          lui rappeler la présence de la Sagesse en elle,

–          tout en nous souvenant que nous sommes Reliés, et miroirs les uns des autres.

Et c’est sa Sagesse Intérieure qui cicatrisera ses blessures… pas nous, évidemment.

 

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2 reflexions sur “Perversion narcissique, d’autres regards…

  1. Taj

    Bonjour,

    Si je comprends bien, l’EFT est inefficace sur ce genre de personne ?

    J’ai fait le premier niveau il y a quelques mois.
    Et une de mes amies m’a demandé si je pouvais le tester sur elle.

    Nous sommes parties sur une phrase qu’elle a trouvé vexante. cette situation nous a amené à l’image de son père biologique parti alors qu’elle n’avait que 3 ans.
    J’avais senti une résistance jusqu’au moment où elle s’est mise à pleurer de façon étrange. Presque théâtrale. Comme si elle avait répété ce moment. Comme si elle s’était conditionné à agir de la sorte pour me faire plaisir.
    Sur le moment je voulais garder ma posture de thérapeute.

    Les rondes étaient efficaces jusqu’au moment où mon amie a proposé ses propres phrases:  » je suis une princesse »,  » je vais trouver ma place ». Elle cherchait à regonfler son égo. Quand la séance s’est terminée, j’avais une sensation désagréable d’avoir été manipulée. J’étais chargée d’énergie négative. J’ai fait une protocole EFT sur moi-même.

    Suite à cette séance, j’ai enfin ouvert les yeux sur la nature psychique de mon amie. De fil en aiguille tout s’éclaircissait. Elle se rendait compte que j’avais compris ce qu’elle était.

    Je m’en veux parce que j’ai l’impression d’avoir renforcé son narcissisme avec cette séance.

  2. Claude Auteur de l'article

    Bonjour Taj, merci de votre commentaire.

    L’EFT est-elle inefficace sur ce genre de personne ?
    Je prends pour postulat que toute souffrance peut être guérie, reste à trouver comment, et quand ; et dans certaines situations, il est plus simple que ce soit à distance : voir le dernier paragraphe de l’article.

    Mais il ne faut pas perdre de vue que les « clients » de Douglas Grant et du Dr Len étaient à priori inaccessible à toute forme de développement personnel, et avaient tué chacun un certain nombre de personnes. On n’est pas ici dans une situation comparable ! 😉
    Dr Len a utilisé principalement l’Ho’oponopono, à mon avis l’EFT peut aussi servir d’amplificateur à cette technique et à beaucoup d’autres : il suffit de faire exactement la même chose, mais tout en tapotant.

    Les « protections » pour ne pas souffrir
    Pour fuir une souffrance intolérable, la façon de faire la plus courante c’est de la projeter sur les autres : en disant que c’est de leur faute, et en partant en guerre contre eux, au moins en paroles et en pensée. Pendant qu’on fait ça, on ne pense pas à la zone douloureuse qui est en-dessous.

    Une autre façon de faire, c’est de s’arranger pour que les autres ne viennent jamais mettre le doigt sur cette zone douloureuse. Alors, dès qu’on sent que quelqu’un risque de toucher là où ça fait mal, on le « manipule » pour l’occuper à autre chose : se culpabiliser, essayer de comprendre une situation « volontairement » incompréhensible.

    La situation de votre amie (peut-être).
    Tout d’abord, ce que je vais dire n’est évidemment que des pistes à envisager, peut-être. Je ne connais ni votre amie ni vous, je ne peux me baser que sur ce que vous avez écrit.

    A part ceux qui ont eu une éducation exceptionnelle, les enfants de 3 ans sont persuadés qu’ils sont responsables des morts, séparations et conflits qui se produisent dans leur entourage ; en ce qui la concerne, une partie d’elle se dit probablement : « si j’avais été autrement, plus gentille, ou je ne sais quoi, Papa ne nous aurait pas abandonnées. ».

    Alors, son inconscient fait tout pour éviter ce qui la renvoie à ces doutes sur elle-même, y compris « manipuler » son entourage : je suppose qu’elle a honte de sa soi-disant mauvaise conduite (d’enfant de 3 ans !) et donc qu’elle ne voit pas les conséquences de ce qu’elle fait.

    Et paradoxalement, ça peut même être une solution assez protectrice : ça lui aura évité de trop en vouloir à ses parents ; les diaboliser aurait été une attitude très angoissante pour un enfant de cet âge.

    Des solutions éventuelles
    – Un protocole EFT avec elle, inspiré du Matrix Reimprinting, où vous parlez à l’enfant de 3 ans en elle : « Même si ton Papa est parti, tu es une petite fille super, et ce n’est pas du tout de ta faute si il est parti ; ça s’est produit pour des raisons bien plus complexes et qui n’ont rien à voir avec toi. ». Vous pouvez même dire cette phrase mentalement, chaque fois que vous pensez à elle, sans plus.
    – Et vous avez bien sûr eu raison de nettoyer les énergies négatives qui ont sans doute été émises.

    J’espère que ce que j’ai écrit ici vous sera utile 🙂

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