ChatGPT a rédigé le premier paragraphe de cet article : il décrit le déroulement du test du Chamallow, et ses objectifs initiaux.
Les caractères gras du texte écrit par ChatGPT (en écriture « normale ») sont de mon cru. J’ai ajouté des réflexions personnelles, écrites en italiques.
Le test du Chamallow: expérience et conclusions de l’époque
Ce test (appelé en anglais : Marshmallow Test) est une célèbre étude en psychologie menée dans les années 1960 par Walter Mischel, un psychologue à l’Université de Stanford. Cette expérience visait à tester la capacité des enfants à différer la gratification et à examiner l’impact de cette capacité sur leur avenir.
Le protocole de l’expérience
Des enfants, âgés de 4 à 6 ans, étaient placés seuls dans une pièce avec un chamallow posé devant eux. L’expérimentateur leur expliquait qu’ils pouvaient manger le chamallow immédiatement ou attendre 15 minutes sans y toucher pour en recevoir un deuxième. Ensuite, l’expérimentateur quittait la pièce, laissant l’enfant seul face à la tentation.
Les réactions des enfants variaient : certains mangeaient immédiatement le chamallow, d’autres tentaient de résister en se couvrant les yeux, en chantonnant, ou en détournant leur attention. Quelques-uns parvenaient à patienter jusqu’au bout et obtenaient leur récompense.
Les résultats et interprétations
Mischel et son équipe ont suivi ces enfants sur plusieurs années. Ils ont observé que ceux qui avaient su attendre avaient tendance à mieux réussir dans leur vie adulte : meilleurs résultats scolaires, meilleure gestion du stress, relations sociales plus stables, et un moindre risque de comportements impulsifs.
Toutefois, des recherches ultérieures ont nuancé ces conclusions (heureusement !) Des études ont montré que d’autres facteurs, comme le milieu socio-économique et l’éducation, jouent un rôle majeur dans la capacité d’un enfant à différer la gratification.
Le test du Chamallow reste un exemple emblématique de l’étude du contrôle de soi et de son impact sur la réussite à long terme.
Si je parle ici de ce test, c’est seulement parce que j’y fais référence dans d’autres articles. Et qu’il est une base de réflexion intéressante.
L’enfance détermine-t-elle l’avenir à ce point ?
Je fulmine rien qu’à cette idée. 😡😡😡
Une institutrice, pourtant vraiment gentille et humaine à beaucoup de points de vue, m’a dit cette sinistre absurdité : « Après 30 ans de travail en CP, je sais tout de même reconnaître ceux qui ne réussiront jamais dans la vie ! » 😱😰😡🤢😭 . Pour ceux qui ne connaissent pas le système français, je précise que le CP vient juste après la maternelle. Ils ont 6 ans, les mômes ! 😡😭
Dans ces moments-là, je pense toujours au prof de maths d’Einstein, en terminale. Il avait dit sans rire : « Albert ne réussira jamais dans les matières scientifiques ».😮😮😮
En fait, le système scolaire était juste inadapté à son type d’intelligence, extrêmement intuitive.
>Il a fait une autre terminale dans un lycée beaucoup plus ouvert aux différences dans les manières d’apprendre, et… on connaît la suite.
Donc, au lieu de déclarer : « chamallow mangé = vie ratée », on peut se poser la question :
Comment les enfants qui ont échoué au test du Chamallow auraient pu s’entraîner à y réussir ?
Il est dit plus haut que l’ensemble de l’expérience a beaucoup nuancé la première conclusion, heureusement. On a vu en quoi l’éducation, le milieu social pouvait modifier le comportement initial : on le sait bien, en fait.
Comment les enfants qui ont échoué au test du Chamallow auraient pu s’entraîner à y réussir ?
Ce n’était malheureusement pas le but de l’expérience… Quel gâchis pour ces enfants !
Cette courte vidéo décrit ce test :
Important :
– La consigne donnée aux enfants était « Tu restes sur la chaise jusqu’à ce que j’arrive ».
– Je n’ai pas vu quoi que ce soit qui aurait pu les aider à se repérer dans le temps. (- Comment faire cela avec des enfants aussi jeunes ? – On en parle plus bas).
Quelles étapes aurait-on pu modifier pour qu’ils réussissent le test ?
– Oui, mais alors, ça ne serait pas le même test.
– On est d’accord. Ce qui m’intéresse n’est pas de « prédire » l’avenir de pauvres gamins, mais de trouver des idées pour améliorer rapidement leur capacité de réussir à cet exercice.
La consigne de rester sur sa chaise
Une consigne déjà en grande partie intégrée suite à des années de « Tiens-toi tranquille », et d’obligation d’être souvent assis à l’école maternelle.
Pourtant, j’ai vu il y a longtemps une version plus longue : l’un des enfants s’est mis à jouer sous la table (encore un contestataire ! 🤣 . J’aime bien sa réaction 😘).
L’important, c’est qu’il s’est concentré sur autre chose. Parce qu’il s’est mis en mouvement, parce qu’il a pensé à autre chose, il a oublié la sucrerie, provisoirement.
– Oui, mais la consigne, c’était de rester sur sa chaise !
– Pourquoi pas ? Mais en seconde étape.
Apprendre à attendre
- première étape : tu attends et tu peux jouer comme tu veux dans la pièce.
- seconde étape : tu restes sur ta chaise, mais tu fermes les yeux et tu te racontes des histoires dans ta tête.
Et avant, on lui montre comment faire, quitte à ce que ce soit un peu long : il est évident qu’un enfant habitué à ce qu’on lui lise des histoires, et que ses parents écoutent attentivement quand il parle, fera cet exercice facilement. Pour celui auquel son entourage est moins attentif, ce sera plus dur, pas besoin d’avoir fait 10 ans d’études pour le savoir !
On lui propose d’abord de raconter des histoires à l’adulte, sans l’enjeu du chamallow, puis de faire progressivement de même tout seul. « Raconte une histoire dans ta tête, et si tu veux, tu me la racontes après ».
Et là encore : patience et non-jugement ! Un enfant peu habitué à parler chez lui racontera d’abord des « histoires » de 3 mots, puis progressera.
Ou on peut l’encourager à se faire des films, à se chanter des chansons, à « danser avec ses mains », etc. Il y a tant de solutions, dès qu’on sort du jugement…
Le repérage dans le temps
Comment aider un enfant de 4 ans à se repérer dans le temps ? C’est simple.
- Dans le cadre du test du Chamallow, ils auraient pu avoir des sabliers de taille différente : 3 minutes, 5 minutes, un quart d’heure…
- Ou encore : on aurait pu mettre une pendule en expliquant : quand la grande aiguille sera là, je vais revenir. Ou quand l’aiguille bleue sera là (voir ci-dessous). Ou : quand le petit lapin (collé sur l’aiguille) ira rejoindre son copain (gommette amovible)…

Le repérage dans le temps est une aide à l’attente, et un apprentissage de l’autonomie.
L’enfant qui patiente regarde le sablier ou la pendule. Et cela détermine la manière dont il va choisir de s’occuper. Et le fait de voir approcher le « grand moment » (celui du 2e chamallow) :
- le rassure
- et le rend de plus en plus fier de lui.
Est-ce que cet exercice, même fait avec un maximum d’amour et de patience, suffira à apprendre à l’enfant à différer ce qu’il souhaite, quand c’est nécessaire ?
Pour certains, cela peut être vraiment un point de bascule : « Tu vois bien que tu es capable de réussir ! Avant, tu t’y prenais mal, c’est tout. Maintenant, tu as des idées pour continuer à progresser ».
La question, c’est d’appliquer cet enseignement au maximum de situation.
Dans tous les cas, il y a de vraies méthodes, qu’on peut inventer au besoin. Pour développer la patience, et la persévérance quand attendre ne suffit pas (c’est fréquent !).
Et plus on les cherche, plus on les applique, plus on est capable d’avoir une attitude juste (et heureuse !). La volonté, ce n’est pas inné ; ça se développe, et ça peut se développer en douceur.
L’Amour est toujours la clé.
Pour aller plus loin
Ce qui nous empêche de différer facilement nos désirs, c’est comme toujours, des conditionnements et auto-conditionnements.
Ce « Je veux tout, tout de suite » peut s’appliquer à de nombreux domaines, pas nécessairement dans tous. Par exemple, on peut être très structuré dans son travail, mais craquer devant … des chamallows, ou des chips, ou des gâteaux, etc. On pourrait multiplier les exemples à l’infini.
Dans quels domaines de votre vie êtes-vous capables d’attendre et de persévérer quand c’est nécessaire ? Et dans lesquels « dévorez-vous le premier chamallow » ?
Quelles croyances et émotions douloureuses vous y poussent ? Et combien tout cela vous coûte-t-il à tout point de vue (santé, réussite, relations, et finances) ?
Faites des économies, en vous libérant de plus en plus de ces chaînes qui vous entravent.
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