Les cours en visio pour un enfant : bien, pas bien, ou ça dépend ?

Les cours en visio pour un enfant, c’est une idée qui hérisse beaucoup de parents. Pourtant, ça a tellement d’avantages… 

Attention : je parle bien de COURS, pas de jeux vidéos éducatifs. (on en parle plus bas).

Est-ce que Zoom est efficace pour travailler avec des enfants ?

Je travaille la grande majorité du temps sur Zoom, pour l’EFT et pour le rattrapage scolaire.(voir témoignages)

Pour la pédagogie, que ce soit sur Zoom ou exceptionnellement en présentiel, je fais toujours des exercices très courts, ciblés sur des points très précis.
La plupart du temps, l’enfant répond oralement ; ou écrit sa réponse sur une feuille, me la montre sur l’écran, et ça fonctionne très bien.

Mais récemment, un p’tit bonhomme de CM1 m’a convaincu plus que jamais de l’intérêt de Zoom.
Au cours des premières séances, il s’ennuyait ferme. Il faisait le travail et progressait, mais l’enthousiasme n’y était pas.

Jusqu’au moment où je lui ai proposé d’écrire ses réponses dans le tchat, et là : miracle ! Les exercices lui ont paru beaucoup plus intéressants ! En les agrémentant au passage de quelques smileys, ça devenait un vrai plaisir.
Et il a progressé encore plus vite que d’habitude. 

Au point qu’à la fin de la séance, quand je lui proposais de terminer un exercice la fois suivante, il a demandé : « oh, non, encore un petit dernier ! ».
Inutile de dire que j’étais d’accord ! 😄😄😄 Je n’aurais jamais espéré cela au cours précédent.

Alors, et si ça valait la peine d’essayer ?

Je ne dis pas qu’il en sera de même pour VOTRE enfant, tous les humains sont différents, grands ou petits.

Mais dans les ateliers de 3 séances que je proposerai, sur Zoom, il y a une GARANTIE : si le premier cours ne convient pas à votre enfant, je vous rembourse la totalité. (voir AGENDA ou Boutique)

Alors, c’est le moment de faire l’essai ! Rien à perdre, et tout à gagner.

 

Un tout petit bémol, quelquefois

On ne peut (probablement) pas faire de cours en visio pour un enfant dans quelques situations : 

Il ne trace pas bien ses lettres

Là, il y a vraiment besoin d’être à côté de lui pour l’aider à avoir un bon geste graphique. C’est très important : tracer ses lettres dans le mauvais sens fait perdre énormément de temps, et gêne beaucoup la concentration, donc la compréhension de ce qu’on travaille. C’est particulièrement vrai pour les o, et tout ce qui en dérive en cursive : a, d, g, q  
 – suggestion : commencer par lui faire travailler le C, puis le O et le 0, en les tournant dans le bon sens : le C, du haut en bas ; le geste pour le O est le même, on continue simplement le tracé. Puis, pour a, d, g, q, il suffit de prolonger le « o » de la manière appropriée.  d : un trait de haut en bas qui vient toucher le « o ». 

Il ne sait pas bien lire

La meilleure méthode que je connaisse, c’est La planète des Alphas (quand vous le recherchez sur Internet, tapez « Planète des Alphas, le film« . C’est gratuit, et c’est une pépite ! Les enfants en difficulté scolaire avec qui je travaillais ont ainsi mémorisé une dizaine de lettres en un quart d’heure, au moins.Vous trouverez ci-dessous l’exemple de la lettre a. (un petit personnage qui tient sa canne à l’envers, et que ça fait rire : Ha ha ha !). La lettre O est un petit bonhomme tout rond qui s’extasie devant des bulles de savon en criant : Ooooo ! Bref, toutes les lettres sont associées à un dessin mnémotechnique amusant. 

Avant qu’il maîtrise suffisamment le lien entre les personnages des Alphas et l’écriture habituelle, il y aura certainement besoin d’un travail en présentiel. 

 

Il a vraiment besoin de manipuler pour comprendre

Un classique de l’apprentissage des dizaines et des centaines, et de l’addition, c’est la manipulation d’allumettes groupées par 10. Certains enfants sont particulièrement kinesthésiques, cela peut peut-être les aider. 
Cependant, il y a beaucoup, beaucoup plus simple (et rapide) : on peut faire l’équivalent sur un écran, avec des dizaines et des centaines représentées autrement. (en remplaçant les allumettes par des petits carrés)

Mieux encore : les cauchemars liés à l’apprentissage des maths viennent en très grande partie des bizarreries de la langue française.
D’autres langues fonctionnent de façon beaucoup plus simple : en japonais entre autres,
– l’équivalent de « quinze », c’est dix-cinq 
– l’équivalent de « vingt », c’est « deux-dix ». Donc : « Trois-dix-quatre » signifie… 34.  Logique, et simple : vous êtes d’accord ?  
Si on apprend ainsi, et qu’on « traduit » en « français conventionnel », tout devient plus simple. 

Et donc faisable aussi sur Internet. C’est l’un des ateliers que je propose : ✨3 SEANCES « La numération autrement / additions, multiplications » (CE2-CM-6e) ✨

Ecrire cela me donne des idées pour travailler quand même en visio sur ces sujets

De façon ludique en plus. 
Mais tant que je n’ai pas suffisamment expérimenté, ça reste en attente. A bientôt sur ce sujet. 

 

Les jeux vidéo éducatifs

Là, il y a le pire et le meilleur.

Le pire : 

Le pire, c’est des exercices tout ce qu’il y a de classique, avec un habillage fait de couleurs criardes, de personnages absurdes qui auront beaucoup à manger si l’enfant connaît sa table de 5 (quel rapport y a-t-il, en fait ?). Pour agrémenter le tout, des récompenses (virtuelles), et des bruits électroniques « joyeux » (nasillards, plutôt) qui abîment certainement les oreilles et le cerveau.
Et « pour le côté ludique », un chrono : « Sais-tu réciter tes tables suffisamment vite ? » (en d’autres termes, es-tu un bon petit robot ? A l’heure actuelle, tu seras de toute façon beaucoup moins bon qu’une calculatrice). 
Et j’oubliais : des pubs partout, incontournables, qui déconcentrent l’enfant à chaque instant. 

Le meilleur (de ce que j’ai vu) : 

Dans certains, l’habillage est beaucoup plus créatif. Bien sûr, il y a un côté exercice, mais réellement plus ludique en général, et où il peut y avoir une véritable réflexion. 
J’aime beaucoup le Logiciel éducatif : https://www.logicieleducatif.fr/ . Des vrais jeux pédagogiques, accompagnés de fiches explicatives bien faites. On voit qu’on est là pour apprendre vraiment, pas pour se préparer à Idiocracy
Il y a des pubs (un peu, il faut bien qu’ils vivent), mais elles restent discrètes, contrairement aux abominables pop-ups qui parsèment certains autre jeux. 

Dans Logiciel éducatif, ils utilisent pour les plus petits La Planète des Alphas, ce petit film dont je vous ai dit plus haut qu’il était une pure merveille pédagogique. 

 

Mais dans tous les cas…

Que de telles activités sur Internet soient nulles ou géniales, un enfant tout seul est très vite tenté par l’envie de répondre au hasard, le plus vite possible

Et il se faire croire qu’il apprend, parce que de temps en temps, forcément, la réponse est juste. 

Il faut absolument la présence bienveillante d’un adulte, qui rappelle de ne pas aller trop vite, qui demande pourquoi il fait tel choix, n’accepte pas qu’il clique au hasard. 

Bienveillante mais ferme, parce que ce n’est pas rendre service à l’enfant que de le laisser désapprendre en croyant apprendre. Désapprendre ? oui. Répondre trop vite constitue des mauvais automatismes, et même efface les bons. 
On ne court pas avant de savoir marcher

 

Autre peur des parents : l’IA

C’est une peur bien compréhensible : « Et si mon enfant se servait de ChatGPT pour faire n’importe quoi ? Qu’il lui fasse rédiger son travail quand il sera plus grand ? Ou bien pire encore ? « 

Oui, l’IA est un outil. Qui comme tous les outils, comme tout ce qui existe en fait, peut servir pour le pire ou pour le meilleur. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », disait Rabelais. IA sans conscience n’est que ruine de l’âme, aussi, bien sûr

De mon point de vue (et sans garantie évidemment), montrer à l’occasion à un enfant comment utiliser l’IA intelligemment, peut lui donner envie de continuer de cette manière
Au cours d’un travail sur l’orthographe, un élève m’a demandé s’il existait d’autres façons d’écrire que le français, l’anglais, etc. (en d’autres termes : que l’alphabet latin). On a donc traduit en 3 secondes le mot difficile qu’il venait d’écrire : en chinois, en russe, en grec… 
Magique, non ? Tout cela lui a mis des étoiles dans les yeux et lui a donné envie de se poser bien d’autres questions. 

Apprendre vraiment, ce n’est pas apprendre par coeur des réponses données par l’extérieur,
c’est adorer se poser des milliers de questions et y chercher passionnément quelques réponses.
C’est cela que je m’efforce de transmettre. 

 

 

Pour aller plus loin

Toute l’année, vous trouverez ici  plusieurs solutions pour que votre enfant se remette à niveau rapidement 👍
(Ateliers sur Internet, 4 enfants maximum, niveau CM1-CM2-6e ; quelquefois aussi CE2). Le mercredi et en stage intensif pendant des vacances

Pour en savoir plus, pour inscrire votre enfant : cliquez ICI ou sur AGENDA

 

 

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