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Nos rationalisations: arrêter d’y croire; et remettre nos émotions de NOTRE côté.

baby-215867_1280Vous êtes à la caisse d’un magasin, et votre enfant vous réclame un paquet de bonbons. Ces friandises sont brusquement devenues le centre de son univers.

Il va  trouver mille « bonnes raisons » (rationalisations) pour lesquelles il est in-dis-pen-sable que vous les achetiez. Il va y croire lui-même et surtout, il va tenter de vous y faire croire aussi; par exemple, en vous persuadant  que vous êtes une mère abominable « qui ne veut jamais (!) lui faire plaisir ». Nos chérubins sont de fins psychologues, ils savent bien s’adresser aux des parties de nous les plus vulnérables…

 

Et vous allez peut-être vous même partir dans d’autres rationalisations, en ruminant sans fin « Pourquoi il est comme ceci, pourquoi vous êtes comme cela ».

 

 

Qu’est-ce qu’une rationalisation ?

Une rationalisation est une pensée qui semble rationnelle; mais qui n’est qu’un leurre : son but est de justifier une émotion et / ou un désir, que d’autres parties de nous désapprouvent.

 

Dans l’exemple ci-dessus, l’enfant veut manger des bonbons; son émotion, c’est le plaisir à l’idée de les manger. Du fait que Maman détient le porte-monnaie, le désir de l’enfant est : « je voudrais que Maman m’achète des bonbons ».

 

Il rationalise ce désir en se faisant croire que « les mamans doivent faire plaisir à leur enfant, +donc+ elle doit les lui offrir. ».  Retour à des émotions : une partie de lui se sent triste et mal aimé si elle ne cède pas; une autre partie de lui est rassurée qu’elle ne cède pas à son désir de toute-puissance.

 

Toujours dans cet exemple, la mère se sent coupable / frustrée / en colère (émotions contradictoires; désir d’une issue à cette situation incertaine); et elle tente plus ou moins de justifier ses émotions (culpabilité : « Je devrais passer plus de temps avec lui, voilà une occasion de lui faire plaisir et je veux lui refuser… »; colère, frustration : « il exagère, quand même, il en veut toujours plus »; culpabilité : « oui, mais ça se comprend, le pauvre… »), et sa façon de rationaliser  des émotions contradictoires génère un discours mental sans fin, … et beaucoup de synapses noires.

 

 

Quelles solutions, pour cette maman en difficulté ?

Si vous dites non, il va dire « si », vous redirez « non », et le ton risque de monter : « Ce à quoi on résiste persiste » (Jung).

 

Ou encore, il cédera parce qu’il est petit et que vous êtes grand, mais il  va ruminer ses frustrations, et se fabriquer beaucoup de synapses noires.

 

 

Est-ce qu’on peut trouver mieux ???

On peut faire en sorte qu’il éprouve une émotion encore plus attirante que celle qu’avaient  déclenchée  les bonbons: parler du gâteau qu’on va faire ensemble le soir, des copains avec qui il va jouer tout à l’heure, de la prochaine fois où vous irez au cinéma, etc.

 

C’est souvent efficace, et si ça marche, ça évite discussions pénibles et ruminations moroses. Il sera toujours temps d’expliquer, un peu plus tard, pourquoi vous ne tenez pas à ce qu’il se remplisse de sucreries.

 

 

Transmuter les émotions.

En fait, d’autres stimulations extérieures (penser à la fabrication du gâteau, aux copains, au cinéma) a fait passer votre enfant d’une « zone de synapses noires » à une « zone de synapses roses », et ses émotions se sont transmutées aussitôt. La zone noire a arrêté de se développer, donc elle a commencé à régresser, et la zone rose a fait le contraire : c’est donc très bon pour lui aussi.

 

Ceci dit, de telles stratégies ne marchent pas toujours : quelquefois le problème est vraiment profond, il est alors indispensable de le prendre en compte.
Mais elles sont souvent bien utiles.

 

 

Et NOS émotions, dans tout cela ?

Le Cerveau émotionnel est en grande partie constitué de nos émotions infantiles;  donc, certaines fois, on doit pouvoir le traiter un peu comme un enfant; et donc, simplement détourner son attention, le remettre rapidement en mode « tout va bien », plutôt que d’analyser sans fin le pourquoi du comment.

 

On retrouve d’ailleurs la terminologie utilisée en Analyse Transactionnelle : Enfant, et Parent, qui décrit quelques types de relation entre différentes parties de nous.

 

 

Alors, peut-on changer nos émotions ? et ne pas tomber dans le piège que nous nous tendons tout seuls, avec nos rationalisations ?

On peut s’inspirer de cette relation enfant-parent : trouver, pour nous-mêmes, une émotion plus vibrante que celle qui s’était emparée de nous précédemment.

 

Pour cela, il faut avoir reconnu l’émotion originelle, celle qui se cachait sous les rationalisations que nous avons générées.

 


(Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir l’image en grand « émotions et rationalisations »)

schéma rationalisations, émotions, A1 et A5

 

 

Dans les articles suivants, nous verrons :

–          D’autres formes de rationalisation: « , « Les pièges du développement personnel« 

–          Le plus grand menteur du monde

–          Et deux protocoles EFT pour arrêter de nous raconter des bobards (enfin … pour nous en raconter de moins en moins souvent) : « transformer les montagnes en taupinières« , et « Zapping émotionnel« .

 

 

 

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