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Dangers imaginaires : les pires.

dangers imaginaires (souris)

Dans des groupes « EFT Abondance », j’ai posé la question : « à quoi sert, pour vous, le fait de gérer votre argent, de faire vos comptes ? ».

 

La réponse la plus fréquente était : pour éviter des problèmes, et même des terribles problèmes (contrôle fiscal, endettement, surendettement, être interdit bancaire, et même : aller en prison, finir SDF, etc).

 

 

J’ai fait alors le rapprochement avec d’autres domaines de la vie :

  •  le rangement : on peut ranger seulement  pour ne pas perdre ses affaires, pour ne pas passer pour trop désordonnée.
  •  le sport, et / ou une alimentation saine, quand on fait cela non par plaisir, mais seulement pour être en bonne santé, en fait surtout pour ne pas être malade.

 

L’inconscient ne comprend pas la négation, ni des mots comme « éviter ».

 

Alors, il fait les associations d’idées suivantes : « gestion = terribles problèmes ;
rangement, sport, alimentation saine = problèmes ».

 

Donc quand ces « affreux dangers » se montrent à l’horizon,  il nous fait partir en courant.
Ou quand il faut absolument agir, on fait le minimum nécessaire, à reculons.

 

De même pour les enfants en difficulté scolaire : ils apprennent à lire « pour ne pas avoir de mauvaises notes », « pour ne pas se faire gronder par la maîtresse », etc.  De même aussi pour les régimes amaigrissants : on se prive (ou on se dit qu’on devrait le faire)  pour ne pas grossir.

 

 

Fuir les « problèmes »

Chaque fois que vous êtes dans  ce genre de situation, votre inconscient, toujours secourable, vous trouve des dizaines de portes de sortie : un bon film à la télé (ou une super conférence de développement personnel sur Internet, c’est un magnifique prétexte, ça aussi), une amie à qui téléphoner en urgence, ou « mieux » encore : votre inconscient vous fait tomber malade.

 

Quand les moyens de fuir deviennent moins agréables,  c’est plutôt bon signe : la prise de conscience ne devrait pas être loin… enfin, c’est souhaitable.

 

On ne ressent vraiment la peur que  s’il y a un risque précis  de danger à court terme : l’enfant battu sait que si il transgresse un interdit, il risque une claque, une privation, etc.

 

Autrement, cette peur est stockée dans les sous-sols de l’inconscient : on ne la ressent pas vraiment, mais elle influence notre comportement.

Et surtout, surtout, les actes sont effectués par peur et non par plaisir. Encore moins par expression de notre Moi Profond.

 

 

Comment se constituent ces « dangers imaginaires » ?

Par une accumulation de recommandations floues telles que les suivantes :

  • Si tu ne travailles pas bien à l’école, tu n’auras pas un bon métier.
  • Regarde Untel, il a fait faillite parce qu’il gérait mal son entreprise.
  • Regarde tous ces gens qui sont au chômage, c’est parce qu’ils ne veulent pas travailler.
  • Range ta chambre sinon : que vont dire tes copines quand elles vont venir ?
  • Range ta chambre sinon : tu ne vas plus rien retrouver dans tes affaires.
  • Si tu es en retard, la maîtresse va te gronder ; et qu’est-ce qu’elle va penser de nous, tes parents ?
  • Si tu n’apprends pas tes leçons, tu vas avoir une mauvaise note.
  • Ne parle pas aux gens que tu ne connais pas, on ne sait jamais ce qui peut se passer.
  • Si tu ne mets pas ton écharpe, tu vas prendre froid.
  • Ou pire encore : « Mets ton écharpe AVANT de prendre froid ». Là, c’est la double peine : tu mets ton écharpe. ET  tu vas prendre froid quand même.Et si tu ne mets pas ton écharpe, que va-t-il se passer ?
    Quelque chose comme : tu vas mourir de froid, tout bleu, prisonnier dans un glaçon géant, ou : le ciel va te tomber sur la tête, ou… Vous ne voulez même pas le savoir. Votre amygdale vous envoie directement chercher votre écharpe. Et elle enregistre aussitôt : « une baisse de température est un facteur de risque terrrriiiible ! A éviter à tout prix. ».Puis comment fait-elle pour vous faire éviter ce terrible danger ? En vous faisant avoir froid au moindre courant d’air ! « Et voilà pourquoi votre fille est muette frileuse ».
  • Si tu n’es pas gentil, le Père Fouettard va venir / le Père Noël ne va pas passer / tu vas voir quand Papa va rentrer (même et surtout si à son retour, Papa va se mettre directement devant la télé : l’inconscient de l’enfant attend toujours la catastrophe annoncée ; 40 ans plus tard, il l’attend encore).
  • Dans le genre « peur d’on ne sait pas quoi », le « Bon » Dieu n’est pas mal non plus : si tu n’es pas gentil, le « Bon » Dieu va te punir. Si tu n’es pas gentil, tu vas aller en enfer. Les religions mal comprises sont des championnes toutes catégories des dangers imaginaires.

 

 

Pourtant, il y a réellement des dangers

Pour clarifier la différence entre danger réel, maîtrisé autant que possible, et danger imaginaire, le plus simple est de donner quelques exemples :

 

Toto a 2 ans. Ses parents lui disent : « Ne va pas tout seul dans la cuisine, c’est dangereux ».  Il ne sait pas pourquoi, mais son cerveau émotionnel mémorise : « cuisine = danger ». Sauf gros travail sur lui, il ne finira pas chef dans un grand restaurant !

Plus ennuyeux : quand il aura 15 ans, on lui reprochera de mettre les pieds sous la table au lieu d’aider ses parents à préparer le repas.

 

Lulu a aussi 2 ans. Ses parents ont placé les produits dangereux ou fragiles hors de sa portée, mais on est bien d’accord, ils ne peuvent pas faire cela pour la cuisinière.  Alors, ils lui font faire une visite guidée :

  • Regarde les boutons de la gazinière : si on en tourne un comme ça, le gaz sort, et on peut mourir asphyxié. Tu sens l’odeur ? On va ouvrir la fenêtre, mais d’abord on éteint vite : voilà comment on fait.

Et cela pour chaque danger réel de la cuisine. Sous forme de jeu, sans dramatiser, mais sans cacher les véritables dangers non plus.

 

Les « dangers imaginaires » sont :

  • soit totalement inventés, et reflètent les peurs des adultes, ou les manipulations délibérées qu’ils exercent sur les enfants : exemple, la menace de l’enfer, ou du Père Fouettard.
  • Soit réels (potentiellement), mais flous, non identifiés clairement : l’exemple de la gazinière, et à peu près toutes les phrases du paragraphe « Comment se constituent ces dangers imaginaires ? »

 

 

Dangers maîtrisés, dangers imaginaires, et cerveau

Danger maîtrisé (exemple de pompiers pendant un incendie) :

  • la perception des dangers se fait par les 5 sens et  l’intuition
  • l’amygdale coupe l’accès au cerveau rationnel, pour passer au circuit rapide : aller chercher dans les mémoires des automatismes adaptés, qui auront été rigoureusement préparés. L’intuition intervient aussi, certainement.
  • L’action se fait donc de façon fluide <= perceptions non déformées par le stress, intuition, bons automatismes. Le cerveau émotionnel (dont l’amygdale) remplissent au mieux leurs fonctions.

 

Dangers imaginaires (panique) :

Au moindre déclencheur, les « bugs » du cerveau émotionnel explosent, comme dans une machine infernale : peurs irrationnelles, peur du jugement parce qu’on a des peurs irrationnelles, culpabilité et auto-dévalorisations parce qu’on n’a pas la réaction appropriée, parce qu’on a peur, parce qu’on se sent coupable et qu’on se dévalorise…on voit la réaction en chaîne.

Quand tout cela est, en plus, déclenché par un danger réel, on peut imaginer le cauchemar, et la panique individuelle et collective.

 

En résumé :

  • danger maîtrisé = bon fonctionnement de l’amygdale et des mémoires (réflexes adaptés)
  • danger imaginaire / panique = mémoires anarchiques, faites de solutions élaborées dans la petite enfance.

 

 

Le jardin fermé

Ces dangers imaginaires, ces peurs vagues sont donc bien plus toxiques que les peurs de dangers réels.

 

Devant une difficulté réelle, on peut agir et tirer une expérience. Devant un danger imaginaire, on n’a aucune prise, si ce n’est de rétrécir de plus en plus son espace vital ; et même de se rétrécir soi-même, en étant crispé et en respirant au minimum.  Et s’il y a des dangers imaginaires partout ou presque, on devine la suite…

 

On finit par vivre dans un « jardin fermé », pas désagréable à l’intérieur, mais très limité. On ne peut pas en sortir pour un millier de « bonnes raisons ».  C’est ainsi que tant de gens sont enfermés dans un « métro-boulot-dodo » sinistre, par peur du chômage, et de tant d’autres choses. Une sorte de prison dorée (plaqué or, plutôt), qui se rétrécit de jour en jour, au fur et à mesure que les « dangers » extérieurs sont plus nombreux.

 

 

Des solutions ?

C’est toujours à peu près les mêmes :

  • identifier les barreaux et les murs de notre prison, sans se raconter d’histoires : non, il ne s’agit pas de décorations qu’on pourra changer facilement quand on le voudra. Il s’agit bien de barreaux et de murs, qui nous séparent de nos Rêves.

 

Le bonheur est de l'autre côté (mur)

 

  • Ne pas se faire croire que c’est la faute des autres, du gouvernement, de nos parents, des Illuminatis, des voisins, du conjoint, de la société, de la belle-mère, ou d’un raton-laveur.
    Ni que c’est parce que nous sommes ceci ou cela. Responsable, mais non coupable. Et donc, pas victime impuissante non plus (cf le tapping : « Guérir nos zones de désespoir »). Vous me copierez 10 fois : « Il y a une solution, une très bonne solution, et ma Sagesse Intérieure la connaît ». 😉
    …  Copier 10 fois, non, sans doute pas. Mais tapoter plusieurs fois sur cette phrase, ça, c’est une bonne idée.

 

  • Quelles images viennent à propos de ces barreaux, de ces murs ? Qu’y a-t-il derrière ? Quels dangers vous guettent, si vous tentez de sortir ? Dangers imaginaires, justement : des lions, des tigres, des bandits ? des ogres, des sorcières ? Ils sont aussi des parties de vous, et des parties de vous qui souffrent. Comment les apprivoiser ? Comment apaiser, rassurer ceux qui nous les ont mis en tête (angoisse des parents et des proches, souvent; mais qui reflètent aussi des parties de nous) ?

 

« Il y a une solution, une très bonne solution, et votre Sagesse Intérieure la connaît ». 

 

 

soleil, Puissance Intérieure

Namasté.


 

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