1. La « révolution » actuelle … et les révolutions précédentes

révolution

J’ai commencé à écrire cet article quand il était beaucoup question de Rémy Daillet , suite à sa vidéo « Coup d’Etat : annonce du renversement du gouvernement français !« . Les réseaux sociaux s’enflammaient en sa faveur,  beaucoup comptant sur lui pour améliorer spectaculairement la situation en France.

Quel que soit le « sauveur » annoncé, je suis à priori dubitative. Je n’ai pas de jugement sur cette personne dont je ne connaissais rien il y a quelques jours, je dis seulement : je ne sais pas, mais il faut garder la tête froide. 

Parce que quelquefois, le remède peut être pire que le mal.

 

A quoi peut mener l’envie de changement ?

L’envie de changement peut mener à un changement, c’est logique. A un changement bénéfique et bienveillant, c’est préférable.

Cependant, notre immense envie de changement peut nous « masquer » un énorme piège : marcher à fond derrière le premier qui dit « Je vais faire mieux que les dirigeants actuels ». D’autres peuvent dire la même chose, et se proposer aussi comme sauveurs de l’humanité. Et là, les problèmes commencent (enfin, continuent, mais sous une autre forme…)

 

Eviter le piège

Prendre conscience que quelque chose ne va pas, c’est une première étape, nécessaire évidemment.
Mais c’est loin de suffire.

Parce que : si cette prise de conscience amène à une révolte plus ou moins aveugle, des dizaines de « petits chefs » risquent de revendiquer le pouvoir. C’est souvent ce qui se passe quand un pouvoir en place s’écroule brusquement.

Deux exemples, parmi tant d’autres :

  • En Chine, le sinistre épisode des « Seigneurs de la guerre » (de : 1916 à 1937). Regardez jusqu’au bout cet article : « Liste des seigneurs de guerre chinois » ; vous verrez le nombre de « cliques » (ça s’appelait vraiment comme ça) qui se partageaient la Chine, et tout en bas de l’article : les variations des territoires des uns et des autres sur la carte de Chine : de 1911 à 1930, la carte change presque tous les deux ans ! Je vous laisse imaginer ce que ça signifie concrètement pour les populations concernées.
  • En France, la Terreur (1793-1794) , où les partis en place se déchiraient… et le peuple avec. Tout est parti de bonnes intentions : « Engagez-vous, rengagez-vous »,  ils disaient; « le pouvoir au peuple », ils disaient« .
    Mais tout cela a vite mal tourné.  « Le pouvoir au peuple » ? Tu parles… près de 300 000 morts pendant toute la révolution française, tout cela pour aboutir à un empereur quelques années plus tard (avec 6 millions de morts dans ses « grandioses » guerres de conquêtes). Deux empereurs, même. Et une IIIe République pas si démocratique que ça…

Tout cela fait froid dans le dos, on apprécierait beaucoup de ne pas vivre l’équivalent.  Donc, on réfléchit. 

 

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extrait d’ un « Astérix » (de Goscinny et Uderzo)

 

Un meilleur chef ?

(ou… un nouveau calife à la place du calife ?)

extrait de la BD « Iznogoud » (de Goscinny et Tabary)

Encore une fois, je ne fais pas de procès d’intention à Rémy Daillet ni à aucun candidat éventuel au remplacement du gouvernement actuel. Je parle simplement d’un risque d’emballement irrationnel pour n’importe quel « homme providentiel ».

Parce que l’histoire est pleine d’ « Iznogoud », ou de gens qui le sont devenus en prenant goût au pouvoir.

 

Dans l’histoire du monde, la grande majorité du temps, on observe le schéma suivant :

  • dictature
  • le peuple vire le dictateur, éventuellement avec l’aide (plus ou moins dissimulée) d’un aspirant dictateur ; d’autres aspirants dictateurs arrivent, se tapent dessus par peuple interposé. C’est ce qu’on appelle habituellement une révolution.
  • Puis un dictateur plus dictateur que les autres prend le pouvoir « pour remettre de l’ordre », et ça recommence.

Il y a tout de même de légères variantes :

  • le dictateur repart vers l’Au-delà.  Alors, ses « fidèles hommes de main », qui n’attendaient que ce moment pour prendre sa place, se tapent dessus par peuple interposé. Pour la suite, voir ci-dessus.
  • le nouveau dictateur n’est pas du même pays que le précédent. Il désigne alors sa glorieuse action par des termes glorieux : il vient glorieusement « libérer un peuple opprimé ». Avant, on disait « apporter la civilisation ». Maintenant, on n’ose plus, mais le principe n’a pas beaucoup changé.
    Dans tous les cas, le dictateur fait comme le précédent, quelle que soit sa nationalité : il s’approprie les richesses du pays, et fait travailler le peuple pour son profit à lui. Comme de mon point de vue, la Terre n’est qu’un seul pays, peu importe la couleur du passeport du dictateur.

Ironie des mots : à l’origine, le mot « révolution » ne signifie pas « changement profond ». Il veut dire : « tour complet », donc en un sens : « retour au point de départ » ! (exemple : la révolution des planètes autour du soleil).

Je récapitule le schéma le plus courant :

  • dictature,
  • on s’entretue (en appelant ça « glorieuse révolution » ou « guerre de libération »)
  • dictature.

 

Quel pessimisme ! Pour quelqu’un qui parle du Potentiel infini de l’humanité dans tout son blog …

Avoir un potentiel infini ne veut pas dire qu’on ne fasse que des choses merveilleuses avec. Pas forcément des choses qui rendent le monde heureux… jusqu’à présent, en tout cas.

Et puis, je nuance mon point de vue :

  • il y a des degrés dans les dictatures, celles où on risque sa vie dès qu’on sort dans la rue, celles où on ne risque « que » 135 €, celles où on se faisait bien manipuler le cerveau par la télé, mais où on avait tout de même une certaine liberté au quotidien.
  • Et tous les dirigeants ne sont pas des dictateurs, heureusement. On a même vu un empereur non-violent : Ashoka, en Inde, au IIIe siècle avant JC (Il y a tout de même d’autres exemples. Si vous en voyez, notez les dans les commentaires SVP, c’est bon pour le moral !). Et plus récemment bien sûr, Gandhi, Mandela, et quelques autres  🙂  ❤ ❤

 

 

Les graines et le terrain

Quand je parle de Gandhi à un ami, il me rappelle la douloureuse partition de l’Inde au moment de l’indépendance. Et me fait remarquer que, malgré les efforts de Mandela,  l’Afrique du Sud est encore loin d’être une vraie démocratie.

C’est vrai, bien sûr ; ces deux magnifiques personnes n’ont pas résolu tous les problèmes du monde à eux tous seuls. Mais ils ont planté des graines, et quelques-unes ont poussé.

La comparaison avec les graines amènent à la question du terrain.
Depuis des millénaires, des Maîtres de Sagesse (Krishna, Bouddha, Jésus, et tant d’autres) ont eux aussi planté des graines, dans le sol peu fertile de l’humanité. Elles ont poussé, un peu. Beaucoup ont poussé de travers : donnant des dogmatismes abrutissants, aboutissant à des guerres de religion. 

Une question se pose alors : le « terrain » actuel de l’humanité est-il enfin plus apte à recevoir de nouvelles graines de Lumière et à les laisser enfin s’épanouir ?

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On en parle dans un prochain article (2. La « révolution » actuelle : en quoi est-t-elle différente des précédentes ?)

 

peur du changement

 

 

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