Le RIC (1) : tout bon ? tout faux ? ou… on réfléchit.

Comme le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne) est un sujet chaud-bouillant émotionnellement, je préfère faire quelques mises au point tout de suite :

  • Le RIC me paraît une excellente idée (c’est bien pourquoi j’écris un article dessus !). Reste à éviter des erreurs qui pourraient le transformer en cauchemar.

 

  • Je souhaite évidemment que TOUS puissent être heureux, exprimer librement ce qu’ils souhaitent, et que leurs souhaits soient suivis d’effets positifs. La question est : comment arriver à ce résultat ? Le RIC n’est pas une solution miracle, il est vraiment important de réfléchir à la façon de l’utiliser.
  • Nous sommes TOUS extrêmement conditionnés, formatés, nous avons le cerveau émotionnel en bouillie, rempli d’absurdités. C’est même le sujet n’1 de ce blog : prendre conscience de nos innombrables conditionnements, et en guérir de plus en plus avec l’EFT. Je ne vois pas pourquoi, tout d’un coup, parce qu’il est question du RIC, nous ne le serions plus (conditionnés). Pourquoi nous deviendrions tout d’un coup logiques, inspirés, et Connectés instantanément avec les meilleures solutions pour le monde entier.
  • J’ai conscience qu’à l’heure actuelle :

– la grande grande majorité des décisions sont prises par une toute petite partie de la population (1%), qui ne vit pas du tout les mêmes difficultés que les autres.

– elles sont rarement prises dans l’intérêt de tous.

– les décideurs sont formatés par l’ENA et autres grandes écoles élitistes, et ils se formatent mutuellement à des solutions… dont on voit le résultat sur la planète.

 

Mais : ce n’est pas une raison pour que les 99% qui restent détiennent la vérité absolue.
Et ce n’est pas non plus parce que le 1% n’est pas très sympa qu’il ne dit que des inepties.

 

C’est en écoutant cette vidéo que j’ai eu envie d’écrire cet article. Le titre de la vidéo : « Ils ne veulent pas du RIC parce que les sans-dents sont trop c*** » 

C*** ? ou con-ditionnés ?

En réécoutant la vidéo, je m’aperçois que le premier intervenant (Bruno Bonnet) dit la même chose que moi : « Je pense que le RIC est quelque chose de très intelligent, mais je voudrais faire une mise en garde : dans la société telle qu’elle est aujourd’hui… »

 

Je répète ce que j’ai dit plus haut :

« Nous sommes TOUS extrêmement conditionnés, formatés, nous avons le cerveau émotionnel plein d’absurdités. C’est même le sujet n’1 de ce blog : prendre conscience de nos innombrables conditionnements, et les effacer de plus en plus.

Je ne vois pas pourquoi, tout d’un coup, parce qu’il est question du RIC, nous ne serions plus conditionnés. Pourquoi nous deviendrions tout d’un coup logiques, inspirés, et Connectés instantanément avec les meilleures solutions pour le monde entier ».

 

On aimerait bien… moi la première, que le RIC soit la baguette magique qui va rendre le monde inspiré, heureux et plein d’Amour.
Sauf que : ce n’est pas aussi simple. Et comme ça ne nous fait pas du tout plaisir :

  • on tente quand même de s’en persuader
  • et on dénigre méchamment ceux qui ont quelques doutes : même pas sur le principe du RIC, mais sur la façon de le mettre en oeuvre.

 

Voter à propos de la peine de mort

Bruno Bonnet continue (0’15) : « Si on votait sur la peine de mort, ou sur l’immigration, les gens seraient très durs, plus durs que le gouvernement. ». Quand il parle de la « sagesse qu’ils ont eu à l’Assemblée Nationale », je suis moins fan; Mais je suis convaincue de ce qu’il dit sur l’éventualité d’un vote sur la peine de mort ou l’immigration.

Pas sûrs ? Tentez de soulever le débat sur ces sujets au café du coin ou « mieux » : dans le métro. Si vous survivez, vous nous raconterez, promis ?

 

Je plaisante, mais j’ai tenté de faire signer une pétition contre la peine de mort en 1974, à propos de Christian Ranucci (accusé d’avoir tué un enfant) … eh bien, j’ai compris le problème ! Je ne pense pas que la situation ait beaucoup changé aujourd’hui. Un peu, sans doute, mais pas au point d’en discuter sereinement n’importe où.

 

 

Le « peuple » est-il un dictateur ?

« Dès qu’on fait appel au peuple, il dirige un pays vers la dictature »(2’15). Là, de mon point de vue, l’intervenant y va fort. Surtout s’il en déduit qu’il faut garder le système tel qu’il est.

Etienne Chouard précise (vers 3′) : le système parlementaire est un système de domination, où les élus décident tout, à la place des autres humains ».

 

On retrouve l’éternel (FAUX) problème : « qui va diriger tout le monde ? ». En d’autres termes, on recherche les « bons » qui ont le droit de tout diriger, y compris de diriger les « mauvais », qui n’auraient, eux, que le droit de se taire.

 

Et comme tous se prennent  pour « les bons », tout le monde se tape dessus depuis des millénaires.

 

Au mieux, on se retrouve devant un « choix » illusoire :

  • domination du « bon » peuple qui grâce au RIC, va miraculeusement prendre les bonnes décisions sur tout.
  • domination de nos institutions « démocratiques » actuelles. Rappel utile : démo / cratie, peuple / pouvoir, signifie le pouvoir du peuple.
  • ou domination du Grand Chef, comme dit Etienne Chouard vers 3’50 : « un Dieu, un père » (…un fantasme de père, c’est bien comme cela que je vois les choses.)

 

Il semble que la « dictature du prolétariat » n’a pas conduit l’URSS à un grand bonheur. La dictature de qui que ce soit, c’est quand même une dictature.

Même si on l’appelle « souveraineté ».  Toujours Etienne Chouard (vers 4’40) : « Ce dont il est question, c’est de la souveraineté : QUI va décider ? Et cette question-là ne doit pas être traitée par les représentants, elle doit être traitée par les représentés« .

De mon point de vue : aïe.

Dès qu’on exclut ne serait-ce qu’une personne dans le monde du droit au bonheur et du droit à la parole, on est dans un jeu de pouvoir. Involontaire et plein de bonnes intentions certes, mais jeu de pouvoir quand même.

 

Nous ne sommes pas des clones, non mais !

Dans l’article suivant, on cherchera non pas des solutions, mais des façons de les chercher collectivement (je n’ai jamais dit que c’était simple).

 

Je voudrais pourtant faire une remarque : le mot « peuple » m’agace. Il est toujours employé comme si la population était monolithique, un bloc de marbre, les « larges masses » dont parlait Mao. Ou : « La France profonde ».

 

Hé ! Le peuple, c’est vous, c’est moi ! On n’est pas des clones, que je sache.  Nous avons des pensées, des sensibilités, qui se rejoignent à certains moment, qui divergent à d’autres, et qui de plus changent avec le temps.
Et heureusement. Sinon cela signifierait que notre conditionnement est tellement bétonné qu’on n’a aucun espoir d’en sortir.

 

Beaucoup d’autres SOLUTIONS qui visent à rendre le monde plus heureux, dans ce groupe Facebook (gratuit) :

 

 

 

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