Nous avons tous appris à l’école que Louis XIV était un « grand roi ». Qu’il était le symbole de la « gloire de la France ». Quelle hypnose collective, quel syndrome de Stockholm nous a imprégné d’une telle monstruosité ?
On va voir plus bas en quoi il n’était pas si merveilleux que ça. Du tout.
Cette croyance collective est encore bien présente. Quand j’écoute des vidéos d’histoire, les commentaires me font souvent dresser les cheveux sur la tête :
Avant d’aborder quelques « exploits » de ce « grand homme », faisons une petite mise au point.
Que penser d’une personne qui dévaste le logement de quelqu’un, le dévalise, et le massacre ainsi que sa famille ?
C’est un grand homme ? Non, c’est un assassin et un voleur, on est d’accord ?
S’ils sont plusieurs à faire cela ? C’est un crime en bande organisée, d’accord aussi ?
Et si quelqu’un fait 10000000 fois pire encore ? Qu’il dévaste le territoire de milliers / millions de personnes, s’approprie leurs richesses, et massacre ceux qui tentent de s’opposer à lui ?
– Ah oui, mais là, ça dépend : si on est du même bord que lui, c’est un héros et il a de bonnes raisons de faire cela. Evidemment, si on est dans le camp d’en face, on apprécie moins. Quoi que … dans certaines circonstances, on peut changer d’avis. (C’est le moment d’écouter la chanson de Dutronc : « L’opportuniste »)
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Evidemment, il faut des « bonnes raisons »
On va en voir quelques-unes dans le paragraphe suivant, sur l’un des « hauts faits » du Roi « Soleil », la guerre de Hollande. On analyse ici les pires :
– « Punir l’insolence hollandaise » : un hollandais aurait insulté Louis XIV dans les négociations. Même si ce « prétexte » fait partie de la propagande officielle, il est lourd, quand même. En gros, si on n’est pas poli avec vous, vous avez le droit de dévaster la moitié de la planète, c’est ça ?
– Mais non, parce que vous n’êtes pas Louis XIV.
– Alors, lui il avait le droit ? Pourquoi ?
– aaarrrgh ! Tais-toi, espèce de complotiste ! Tu ne respectes rien !
– Parce que lui, il respectait l’humanité ?
– « Victoires éclatantes qui montrent la supériorité française » : supériorité en quoi ???!!! Être de meilleurs tueurs ?! Quand je revois l’histoire avec mon regard actuel, je la vois comme une succession de guerres de gangs. Et quels sont leurs pions ? Nous les gueux, évidemment. A toutes les époques.
Pour moi, la supériorité non pas d’un groupe humain, mais d’une structure, est celle qui permettra à tous de s’épanouir et de retrouver de plus en plus la conscience de leur Divinité intérieure.
– « Guerre juste, voulue par Dieu » : il a vraiment bon dos, Dieu 😂🙃. Dès qu’un dictateur a envie de commettre quelques meurtres, il dit que c’est pour la gloire de Dieu. Ou de Jésus, qui a pourtant dit : « Aimez-vous les uns les autres ». Ou d’un quelconque Guide spirituel d’autres civilisations, qui disait la même chose.
La guerre de Hollande (1672-1678)
Pour ces informations, j’ai demandé à Chatgpt un exemple de guerre de cette époque, en précisant le récit officiel, les conséquences réelles et le nombre de morts et de blessés. Je mets ses réponses en italiques. Ce qui est en « normal », c’est mon propre texte.
Je prends la Guerre de Hollande (1672-1678) : un des conflits les plus emblématiques de la propagande louis-quatorzienne.
⭐ Tableau : Guerre de Hollande
| Récit officiel (propagande) |
Conséquences réelles (terrain) |
Morts & blessés (réalistes, mais approximatifs) |
| « Punir l’insolence hollandaise » qui aurait insulté Louis XIV dans les négociations. |
Le prétexte diplomatique est gonflé. Le vrai moteur = écraser un rival économique + ouvrir la route commerciale vers la mer du Nord. |
Je ne connais pas le chiffre exact. Les estimations crédibles tournent autour de 250 000 à 350 000 morts au total (France + Provinces-Unies + alliés), dont beaucoup civils. |
| « Protéger la France » contre une confédération hostile. |
Les Provinces-Unies n’avaient aucune intention d’envahir la France. Elles voulaient surtout freiner l’expansion française dans les Pays-Bas espagnols. |
Je ne sais pas la répartition précise, mais côté français : 60 000 à 80 000 soldats morts ou invalides pendant ces six ans (maladie incluse). |
| « Victoires éclatantes qui montrent la supériorité française » (propagande picturale, gravures triomphales, récits du Mercure Galant). |
Quelques victoires brillantes au début… puis une coalition européenne qui stoppe net la France. La guerre s’enlise → ruine financière, impôts écrasants. |
Civils néerlandais : probablement 100 000+ morts (famine, destructions, maladies). Je n’ai pas de chiffre certain. |
| « Guerre juste, voulue par Dieu » (rhétorique religieuse + sermons). |
Beaucoup de violences contre des populations civiles (pillages, incendies, viols). La “guerre juste” masque des atrocités classiques de l’époque. |
Blessés (toutes armées) : ordre de grandeur 150 000 – 200 000. Je ne peux pas être plus précise : sources trop divergentes. |
| « Défense des droits naturels de la France » (les fameuses frontières “naturelles”). |
En réalité : stratégie de verrouillage du nord, volonté d’étouffer la Hollande, puissance commerciale n°1 mondiale. |
Famine en France (hiver 1676-77) → plusieurs dizaines de milliers de morts indirectes. Les chiffres varient énormément selon les provinces. |
On voit que sous des prétextes divers, tous aussi délirants les uns que les autres, c’est « la mort, la mort toujours recommencée ».
Comment ces folies peuvent-elles encore fonctionner ?
Je pense à l’hypnose d’un lapin pris dans les phares d’une voiture, ou à un souriceau tétanisé devant un serpent. Une peur extrême met le « sujet » dans un état de figement, qui le met à la disposition de celui qui le terrifie. « Hypnose » vient d’un mot grec qui veut dire « sommeil ». On pourrait dire que dans cet état de figement, les fonctions cognitives, et les moyens d’action de la victime sont mis en sommeil.
– Et l’hypnothérapie, alors ? C’est fait pour soigner.
– Evidemment. Il faut donc distinguer l’hypnose bénéfique et l’hypnose toxique.
Hypnose bénéfique et hypnose toxique
En état d’hypnose, le cerveau est en ondes alpha profondes, ou souvent en ondes theta : les moyens souhaitables pour y arriver sont la méditation, la sophrologie, l’hypnose thérapeutique, l’auto-hypnose (l’EFT aussi dans une certaine mesure : les tapotements font passer le cerveau en ondes theta, mais l’aller et retour entre cet état et la parole permet de rester conscient).
La personne en ondes theta est donc beaucoup plus réceptive :
– avant tout à son intuition
– mais aussi aux suggestions (et auto-suggestions) : suggestions bien sûr bénéfiques en hypnothérapie. Mais pas dans n’importe quel contexte !
En ondes theta, le mental est « en sommeil » presque totalement, d’où l’importance de n’y être que dans des conditions appropriées.
L’hypnose induite par la terreur
Revenons à l’hypnose induite par une frayeur intense, comme le lapin ou le souriceau dont il était question plus haut. Dans ce cas, la « proie » est livrée pieds et poings liés à son prédateur. Et si le but de ce dernier n’est pas de la manger toute crue, mais de la soumettre, elle est « à point » pour accepter toutes ses suggestions, même les plus folles.
C’est là où l’on voit le rôle positif du mental, qu’on prend trop souvent pour un ennemi. Quand on vous dit 2+2 = 5, c’est votre mental qui réagit et s’écrie : « eh bien non, ça fait 4 ! ».
Sauf si vous êtes sous hypnose. Là, vous êtes capables d’avaler tout cru des couleuvres telles que :
– Le c… vid est une maladie terriiiiblle ! Si vous l’avez, allez vous coucher avec un doliprane et attendez que ça passe. Mais surtout, n’approchez personne, vous êtes terriblement contagieux.
– Le méchant Poutine a saboté ses propres gazoducs.
Et pour en revenir à nos « grands rois », c’est la même terreur qui est la base des croyances les plus absurdes. Normal qu’ils fassent peur : ces « bienfaiteurs du peuple » embastillaient, fouettaient, brûlaient, ou écartelaient si on osait les contrarier. Par l’intermédiaire de leurs « fidèles hommes de main », mais le résultat était là.
Or, quand on est « un homme un vrai », on ne doit pas avoir peur… donc, on ne peut pas s’avouer quand on a peur. Surtout de quelqu’un qui affirme agir pour notre bien, à travers la Gloire du Royaume, ou la Gloire de Dieu, et autres « bonnes raisons ».
– Et les femmes alors ?
– Elles avaient en plus peur de leur mari, donc lui obéissaient et intégraient ses croyances.
Alors, quand on terrorisé par quelqu’un, et qu’on s’interdit de se l’avouer, on décide que cette personne a raison ! Et on est même prêt à la défendre contre ceux qui n’en sont pas sûrs.
D’où :
Le syndrome de Stockholm.
Le syndrome de Stockholm se produit quand une personne retenue sous contrainte développe de l’empathie, voire de la sympathie, pour son ravisseur.
– Elle se met à comprendre ses motivations (ça, c’est tout à fait positif : mais ce n’est pas une raison pour cautionner ses actes. voir : Distinguer la personne et ses actes),
– minimise la violence subie,
– et peut même le défendre.
Ce n’est pas de la “folie” : c’est un mécanisme de survie.
Ton cerveau cherche à réduire la peur en créant un lien avec celui qui détient le pouvoir.
Ça arrive aussi dans des relations abusives : couple, dérives sectaires, harcèlement.
Et j’y ajoute : c’est qui se produit quand on a peur des dirigeants de son pays. Donc, vu l’état de l’humanité, il y a des milliards de victimes du « syndrome de Stockholm ».
Mais Louis XIV, il ne risque pas de nous faire de mal. Alors pourquoi continuer à le prendre pour un héros ?
Cette peur des chefs plus ou moins transformée en vénération, a créé un égrégore vieux comme le monde. Et elle s’est coulée dans presque tous les interstices possibles :
– la plupart des enfants ont / avaient plus ou moins peur de leurs parents : dans l’histoire de l’humanité, tous étaient plus habitués aux gifles qu’à la CNV. Et même un enfant éduqué avec amour a une vague conscience que si ses parents l’abandonnaient, ça deviendrait très compliqué pour lui.
– ils ont ensuite eu peur des enseignants / des patrons / des adultes en général. Voir « Le chantage quotidien ».
– Puis adultes eux-mêmes, ils ont eu très souvent affaire à des chefs pas bienveillants du tout. Sans même parler des dirigeants de leur payz, et de leur administration.
Louis XIV, Napoléon, et autres « héros » ne sont qu’une partie de cet égrégore maléfique. Mais l’ensemble tient les parties : tant que nous seront reliés à ce nuage noir très noir, des parts de nous vénérerons nos bourreaux. Et des situations équivalentes se présenteront de nouveau… jusqu’à ce que nous ayions enfin compris que Nous Sommes Tous Bien Plus que ce que nous croyons être ».
En plus, on a vécu « l’hypnose de l’école »
Quand on est en âge de « subir » des cours d’histoire, on est déjà bien conditionnés à ne pas remettre en question les dogmes assénés par les adultes.
– « subir » des cours d’histoire ? Mais c’est passionnant, l’histoire, comment peux-tu parler de la subir ?
– Si l’histoire ne m’intéressait pas, je ne serais pas en train d’écrire cet article. Mais entre subir un endoctrinement et s’interroger sincèrement sur le passé de l’humanité, il y a un gouffre !
Arrivé en CE1, où on commence à entendre parler de ces « glorieux personnages », nous sommes déjà accros aux bonnes notes, ou résignés à en avoir des « mauvaises ». Obnubilés par la prochaine interro, nous n’avons « pas le temps » de nous demander si ce qu’on nous raconte est vrai.
« C’est la maîtresse qui l’a dit, donc c’est vrai ». La maîtresse étant elle-même ligotée par l’institution, peut difficilement développer l’esprit critique de ses ouailles ; ça ne lui vient pas souvent à l’esprit, d’ailleurs… Alors, elle récite ce qu’elle « doit réciter ». Et les enfants récitent ce qu’ils « doivent » réciter, et qu’ils feront réciter plus tard à leurs enfants.
Arrivée au collège, j’ai osé poser la question : Mais pourquoi Louis XIV (ou Napoléon, je ne sais plus) a fait toutes ces guerres ? Je crois que la réponse était quelque chose comme : « Ils pensaient que c’était pour la gloire de la France ». Puis la prof nous a « rassurées » en disant « Oh, ça c’était il y a longtemps. Bon, la semaine prochaine : interro écrite, révisez bien ».
Dans ma p’tite tête de future complotiste, je me suis dit : « Parce qu’il n’y a plus de guerres, maintenant ? Pourtant, il me semble bien que… »
Mais la partie de moi bien soumise s’est dit : « Oh, ça ne doit pas être pareil, en fait je ne sais pas grand chose sur ce qui se passe ; les adultes savent, pas moi ».
Dans cette vidéo, quelques réflexions supplémentaires sur ce qui nous empêche à ce point de réfléchir :
Quelques croyances imprégnées dans notre inconscient collectif
Elles sont plus ou moins imprégnées en nous, avec des variantes individuelles, régionales, ou nationales. Elles sont toujours une conséquence de l’hypnose collective et du syndrome de Stockholm généralisé (ce n’est pas seulement les « pilules bleues » qui en sont victimes. Il est utile de chercher les parts de nous qui sont atteintes aussi).
Voici quelques-unes de ces croyances, il y en a sûrement bien plus :
- Le Roy a toujours raison. (voir « Mon Papa il a toujours raison »; ou : « Règle n° 1. Le Chef a raison. Règle n° 2. Le Chef a toujours raison. Règle n° 3. Même si un subalterne a raison, les deux premières règles s’appliquent.)
- il est héroïque de donner sa vie pour la Gloire du Royaume (version actuelle : pour la Patrie / la Démocratie / nos Valeurs Républicaines)… en fait, dès qu’on met des majuscules, c’est bon, ça passe.
- La monarchie héréditaire, c’était normal et c’est encore normal dans certains pays (d’où les guerres de successions, qui visent à « réparer des injustices » ; sous-titrage : « à se disputer un trône »).
- il y a de quoi être fier d’être un bon esclave
- le Royaume de France a des frontières naturelles qui doivent être respectées. (dans la réalité, les frontières de la France ont énormément varié au cours de l’histoire : cette vidéo part de 1516, mais avant, c’était encore bien différent)
Le vocabulaire est intéressant aussi …
Pouvez-vous donner une véritable définition des mots et expressions suivantes : la Gloire du Roi (ou : de la Patrie), une attitude majestueuse, la gloire, les « droits naturels d’un pays sur un autre ». Je veux dire une définition d’un concept qui aille dans l’intérêt des peuples, de TOUS les peuples …
Et si on regardait les structures ?
Les mots « gentil » ou « méchant » ne veulent pas dire grand chose, un peu quand même. Mais même un « gentil », placé dans une structure désastreuse, n’aura pas grand pouvoir d’améliorer les choses pour l’humanité.
Par contre, les structures sociales vont avoir des effets différents :
- une monarchie, c’est clair, c’est le pouvoir d’un seul (monos, unique / archos, pouvoir). Si le monarque respecte le peuple (situation rare, mais qui a existé), son règne peut être constructif. Mais s’il ne le respecte pas, il a un pouvoir absolu de nuire.
- la démocratie : nous sommes bien placés pour voir à quel point elle peut « dériver ». Sous des apparences « bienveillantes ».
- Les pays, si on les voit de façon émotionnelle, génèrent les guerres : tôt ou tard, un pays va regarder son voisin de travers, se demander quelles richesses il peut lui piquer, et boum !
- Ce qui ne veut pas dire que je préfère le Nouvel Ordre Mondial, évidemment.
- le RIC me paraît beaucoup moins hasardeux.
Mais tout cela est un vaste sujet : si je l’ai abordé, c’est juste pour nuancer le point de vue de nos conditionnements. Il faut voir, entre autres, en quoi ils nous poussent à telle ou telle structure sociale, ou nous interdisent de nous intéresser à une nouvelle : Notre conditionnement à l’ordre établi, qui freine notre compréhension du RIC, entre autres (+EFT)
– « j’adore le règne de Louis XIV un grand roi qui a fait de la France une grande puissance respecté admiré du monde entier Des monuments qu’il.a fait construire que l’on visite encore de nos jours »
Et tellement d’autres dans le même style…