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Cellules, âme, et karma collectif

 

Bazzania Tricrenata Macro Biology Microscopic Cells

J’ai lu le livre de Bernard Werber : « Les fourmis ».  C’est (parmi de nombreux sujets abordés) une grande enquête policière dans une tribu fourmi : 27 d’entre elles ont été retrouvées mortes, d’un seul coup.

Dans sa logique de fourmi, l’enquêteur s’interroge sur les agissements de leur ennemi héréditaire, une autre tribu fourmi. Il est longtemps persuadé que cette dernière est à l’origine de ces meurtres. Pour tuer tant d’individus à la fois, elle dispose certainement d’une arme secrète, redoutable.

Jusqu’au moment où il s’aperçoit que les insectes n’y étaient pour rien ! Désolée si je spoile le livre que vous êtes peut-être en train de lire (Savourez, il est super; et bien plus riche que cette seule histoire d’enquête) : les victimes avaient été écrasées par la chaussure d’un gamin qui passait par là.

 

Free picture (Ants and aphids) from https://torange.biz/ants-aphids-33892

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre « logique de fourmi »

Dans notre « logique de fourmi », quand quelque chose ne va pas :

    • Nous cherchons souvent le responsable à l’extérieur: qui est le méchant (celui qui ose nous contrarier), pour qu’on puisse le « punir ». Ce fonctionnement ne me plaît plus du tout, c’est juste une programmation issue du cerveau reptilien.  C’est utile de sécréter de l’adrénaline et du cortisol quand une véritable action physique est nécessaire (combat ou fuite), pas du tout quand vos proches ne se comportent pas comme vous le souhaitez.

 

    • On peut aussi analyser les choses en termes d’effet miroir (je préfère !): cet événement reflète quoi en moi ? Ou quelles parties de moi ont contribué à le créer ? Très utile, très éclairant.
      Dans le cas des fourmis écrasées par un gamin, on peut se demander pourquoi telle fourmi a été écrasée, telle autre y a échappé de justesse, mais est probablement restée traumatisée (de quelle manière précisément ? Cela relève aussi de sa personnalité à elle). Et pourquoi d’autres étaient tranquillement ailleurs. On pense aux quelques personnes dont la voiture n’a pas démarré au matin du 11 septembre, et qui n’ont pu arriver au travail qu’après l’effondrement des tours jumelles.

 

  • Mais quand c’est la fourmilière tout entière qui est détruite ? Exemples : guerre, tremblement de terre, etc. Même si on fait partie des rares survivants, on a reçu largement notre part du problème. Quel est le sens de tout cela ? Le karma collectif ?

 

 

Le karma collectif : c’est quoi au juste ?

Nous pouvons considérer l’humanité comme un corps dont nous serions les cellules ; nous pouvons de même voir la Terre comme un corps plus grand dont l’humanité serait une cellule, chaque espèce animale, végétale, minérale en serait une autre. Une cellule comme une autre, pas particulièrement « sapiens sapiens » comme elle a tendance à le croire.

 

De même, notre corps est lui-même une planète pour nos cellules : tout est fractal, « Nous sommes une goutte d’eau dans l’Océan, mais aussi l’Océan dans une goutte d’eau » (Rumi).

 

 

Nous « promenons » nos cellules dans nos aventures professionnelles, relationnelles, et autres. Nos aventures de santé, aussi.

Elles n’ont certainement qu’une conscience partielle de tout cela, mais elles en subissent le contrecoup. L’ulcère à l’estomac qui se développe chez « leur humain » suite à une n-ième rupture pas digérée, elles en font les frais : toutes, dans des mesures différentes. Peut-être que nos cellules du bras ne s’en soucient pas plus que les occidentaux ne se préoccupent des souffrances du Tiers-Monde… ou peut-être qu’elles sont plus « humaines » et solidaires que nous, « extraordinaires homo sapiens sapiens ».

 

Mais que ça les dérange consciemment ou non, les uns et les autres (humains et cellules humaines) sont impactés par ce qui arrive à côté d’eux : à court, moyen, ou long terme. Les « aventures » d’un humain sont le « karma collectif » de ses cellules.

 

Et le vécu de la fourmilière est le karma collectif des fourmis.

 

 

Développement personnel et karma collectif

Je reprends une de mes comparaisons favorites, détaillée dans l’article : « L’âme joue aux jeux vidéo ».

L’âme est éternelle, hors du temps, dans une dimension qui échappe en très grande partie à notre conscient. Elle décide de s’incarner (cf l’histoire de la Petite Âme et le Soleil) pour faire des expériences. A mon avis, faire l’expérience de rester consciente de sa Lumière et de celle de tous les êtres, dans des circonstances aussi variées que possible. Et souvent : aussi difficiles que possible.

Et pour elle, le karma collectif (= l’histoire de l’humanité, celle de la Terre, celle de la Galaxie…), c’est le décor du « jeu vidéo ».

 

Quand notre vie est difficile, on peut la voir sous deux angles différents :

  • se voir comme une pauvre Victime de gens et de circonstances plus que pénibles.
  • ou : comme un jeu vidéo niveau expert, où « quelque chose » de plus grand que notre conscience est aux commandes. Qu’on appelle ce quelque chose « âme » ou autrement n’est qu’une question de vocabulaire.

 

Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux, dans ces deux options ? Peu importe, à la limite.
Mais clairement, la deuxième option est motivante et incite à agir, la première nous ratatine, nous transformant en Victime agressive ou en Victime larmoyante.
Vous vous sentez Victime quand même, souvent ? Moi aussi bien sûr; ça fait partie de notre conditionnement. Mais le « jeu » consiste  précisément à nous rappeler que nous sommes tous bien Plus que nous ne croyons être : à nous en rappeler dans ces moments-là en particulier.

 

Pour l’âme, les guerres et les tremblements de terre, c’est le dernier de ses soucis, elle sait très bien que ça ne peut pas l’atteindre. Comme le gamin qui joue à un jeu vidéo sait très bien que les monstres de son jeu ne vont pas le dévorer « en vrai ».

 

Il n’en est pas de même pour notre conscience, c’est clair ! Notre corps physique est constitué d’outils parfaits pour vivre le plus longtemps possible. Et le cerveau reptilien ne se soucie pas de philosophie : il préserve l’individu, à n’importe quel prix.

 

 

Souffrance et identification

Le cerveau reptilien « croit » que nous sommes notre corps physique. Il le défend donc contre vents et marées, il fait son boulot; comme un ordinateur fait le sien.

Et notre conscience croit aussi qu’elle est notre corps, enfin pas toujours, mais l’immense majorité du temps. C’est cette identification qui nous fait souffrir. Comme si un gamin qui fait un jeu vidéo souffrait vraiment chaque fois que Super Mario reçoit une bombe ou tombe dans un ravin. 

 

Heureusement, notre respiration nous rappelle à chaque instant Qui Nous Sommes. (Plus exactement, on peut l’utiliser pour ça).

  • Inspiration : on cherche l »inspiration / l’intuition / l’UN-spiration Là-Haut, dans le Tout, le UN.
  • expiration : ce mot ressemble assez à « expression ». On matérialise, on concrétise sur Terre, dans le monde de la dualité, ce qu’on a été chercher dans le UN.

 

 

 

En résumé

Face à une difficulté, de la petite contrariété au cataclysme, nous avons 3 options :

– Croire que « c’est de la faute de l’autre », et tenter de le combattre, de se venger de lui (en prenant en compte que se dire « C’est un c… », c’est déjà une forme de vengeance, mentale et énergétique; mais vengeance quand même). A mon avis, sauf circonstances très précises (survie, dans l’urgence absolue), c’est une impasse.

 

– prendre en compte l‘effet miroir, quand l’événement est « à notre échelle ».

 

– quand l’événement nous dépasse largement (nous avons beau être un champ magnétique, nous ne créons pas un tsunami à nous tout seuls; de toute façon, tout est une co-création, donc en ce sens un karma collectif) : reste à nous rappeler le plus possible Qui Nous Sommes, et à l’ex-primer dans la matière (cf plus haut, le paragraphe sur la respiration).

 

Facile à dire, tout ça ? Oh oui, bien sûr.  Mais pourquoi tant de gens s’intéressent maintenant autant au développement personnel ? Parce qu’il donne de plus en plus d’outils pour appliquer ces idées sur Terre, pour qu’elles ne restent pas que des jolis mots et des voeux pieux.

 


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