Cerveau reptilien

Des « trois cerveaux« , le cerveau reptilien est le plus archaïque; sa principale fonction concerne la survie :

–   d’une part le métabolisme
–  d’autre part les stratégies face à une agression.

Celles-ci sont de 3 sortes :

1.  attaquer
2.   fuir
3.   faire le mort.

C’est ce que les anglophones appellent les 3 F :  Fight, Fly, Freeze.

 

Cerveau reptilien et vie quotidienne

cerveau reptilien

 

Ces trois stratégies s’appliquent aussi face aux stress de notre vie quotidienne, et c’est souvent intéressant d’utiliser cette liste pour comprendre nos réactions. On est bien d’accord que, dans votre relation à votre patron, vous n’allez : ni le mordre sauvagement, ni partir en courant, ni tomber sur le dos en faisant semblant d’être mort…

 

Par contre, vous pouvez :

  1. « attaquer » : être fréquemment agressif, revendicatif, travailler à contre-cœur pour marquer votre hostilité.
  2. « fuir » : éviter les situations de discussion, de négociations, remettre à plus tard tout ce qui vous pose problème.
  3. « faire le mort » : travailler au minimum, « laisser passer les orages » en n’ayant pas l’intention de changer quoi que ce soit à votre façon de faire, être résigné, indifférent, passif.

Mais vous êtes aussi capable, heureusement, de trouver des solutions plus intelligentes !

En termes d’EFT, ça peut donner : « Même si j’ai l’habitude de réagir de telle manière, j’ai conscience qu’elle n’est vraiment pas appropriée, qu’elle ne m’aide pas du tout. Je sais que ces réactions viennent d’anciennes habitudes de pensée, et je m’ouvre à l’idée que je peux trouver mieux. »

 

Cerveau reptilien et force d’inertie

Le maître mot du cerveau reptilien, c’est « on ne change rien !!!! ». Au sens où on garde nos façons habituelles de fonctionner, les 3 stratégies dont on parle plus haut, et celles dont nous avons pris l’habitude.

Normal, puisqu’il s’occupe du métabolisme, qui lui, fonctionne toujours de la même manière, et qu’il est concerné aussi par le maintien de l’espèce. Maintien = non changement.

 

Du point de vue de nos prises de décision, par contre, il pèse lourd, terriblement lourd. Il pèse aussi de tout son poids sur notre désir de changement, d’évolution de notre conscience.

Et même si on va  dans le mur quand on continue tout droit, ce n’est pas son problème : son rôle est de maintenir la cohérence de notre fonctionnement, c’est tout.

 

 

Merci (quand même) à notre cerveau reptilien

Imaginez un paquebot : le choix de la direction revient au capitaine, aidé de sa longue vue et de son gouvernail (je sais, ça s’est modernisé depuis).

Imaginez maintenant que ce paquebot ne pèse que quelques grammes : chaque vague le ferait changer de direction, il s’agiterait comme un fétu de paille sur une mer déchaînée,  et il ne pourrait atteindre aucune destination.

 

Donc, cette inertie est utile.

 

Transposons cela à notre psychisme.

Nous avons environ 60 000 pensées par jour, conscientes et inconscientes.  Imaginez que vous agissiez immédiatement sur l’impulsion de chacune d’entre elles (je dis bien : agir; concrètement, physiquement.). Vous seriez pris d’une terrible danse de Saint-Guy, et vous seriez mort d’épuisement bien avant d’avoir fini de lire cet article.

D’ailleurs, vous n’auriez jamais pu ouvrir votre ordinateur : pas grave, parce que personne n’aurait pu l’inventer ni le fabriquer…

 

Revenons-en à l’exemple du paquebot.

Son inertie est effectivement très utile; mais quand le paquebot doit tourner… tout se complique. Son poids énorme, ajouté à la force des vagues (le monde extérieur), fait que chaque changement de direction demande une énergie colossale.

 

paquebot, cerveau reptilien

 

Au niveau de notre psychisme, c’est la même chose.

Si on peut manoeuvrer un poids aussi énorme qu’un paquebot physique, en ayant prévu et réfléchi à la façon de faire, on doit bien pouvoir élaborer des stratégies (conscientes) pour diriger notre « paquebot psychique », notre cerveau reptilien … et heureusement, l’EFT en fait partie. 😉

 

Pour manoeuvrer le paquebot et apprivoiser le dinosaure

On a vu que le maître mot du cerveau reptilien, c’est : « J’veux pas changer ! »

Il le hurle chaque fois qu’on essaie de faire des changements dans notre vie.

Ce tapping (avec audio) peut aider à l’apprivoiser, chaque fois qu’on aimerait changer quelque chose dans notre vie.

 

Quand le « dinosaure » est énervé

Je reprends l’introduction : la principale fonction du cerveau reptilien (notre « dinosaure » intérieur) concerne la survie :

–   d’une part le métabolisme
–  d’autre part les stratégies face à une agression.

Celles-ci sont de 3 sortes :

1.  attaquer
2.   fuir
3.   faire le mort.

 

On a vu l’inertie du cerveau reptilien quand il s’agissait de changer de point de vue ou de situation (Faire le mort, ou Fuir).  Mais face à ces éventuels changements de cap, il peut aussi prendre son contradicteur comme un ennemi mortel. Et lui, la logique, les souvenirs, la cohérence, ce n’est pas son truc.

Sa fonction, c’est de sécréter l’adrénaline nécessaire pour attaquer ou fuir. 
C’est une machine, vraiment : complètement inaccessible au raisonnement. L’intérêt est donc de savoir la mettre sur pause au bon moment. 

Qui sont ces ennemis, en fait ? 

Nous avons 8 milliards d’  « ennemis » potentiels. Si si… pas d’exception, même pas nous-même. 

Notre merveilleux bébé, par exemple

On a vu que notre cerveau reptilien veillait sur notre santé, notre métabolisme. Alors, quand Bébé nous réveille trop souvent la nuit, notre terrible « protecteur » croit sérieusement que nous allons mourir d’épuisement ! Ce qui fait que notre adorable enfant pour qui nous sommes prêts à tous les sacrifices, devient son pire ennemi sur le moment.

Et il faut beaucoup d’amour et de maîtrise de soi pour ne pas « péter les plombs » trop souvent.

Quand cela arrive quand même, qu’on hurle « Mais tu vas te taire  !!!! 😤😠😡⛈️⚡, j’en ai maaaarre !!!! »: pas de culpabilité à avoir, ça n’arrangerait rien.

Notre dinosaure 🦖 a franchi sa barrière, il vaut mieux le remettre tranquillement dans son enclos. Et réparer les dégâts… dès que nous sommes en état de le faire.
En attendant, on assure le minimum, et dès qu’on peut : pause CNV. 

Nos proches

L’homme ou la femme de notre vie 💖, notre famille💖, nos meilleurs amis 💖: on les adore, mais… faut pas qu’ils nous contrarient trop non plus. 

Sinon, notre Tyrex préféré sort encore de son enclos, et il ne reconnaît plus personne.

« Comment !!!! Tu es pour (ou contre) le vaxin, Poutine, Trump, tel parti, telle loi, tel groupe social, etc. etc. etc.  » (est-ce que l’un de ces mots a commencé à faire grogner votre tyrannosaure ? 😂).

Et comme une réaction peu aimable de notre part déchaîne généralement le « saurien terrible » de l’interlocuteur, il vaut mieux, là aussi, faire une pause CNV pour éviter que la situation ne dégénère. Comme c’est expliqué ici, par exemple.  

 

Nous-même

Nous-même aussi ? Mais on ne va pas se bagarrer tout seul…
Pourtant si ; intérieurement, en tout cas. Au point que la sérénité, c’est l’état que l’on vit quand on ne se bagarre pas trop à l’intérieur. 

En fait, nous sommes multiples. Nous sommes constitués de milliers de parts, qui se sont fabriquées à tous les âges de notre vie (y compris la vie foetale, les vies antérieures et parallèles, et en plus, celles qui proviennent de notre arbre généalogique.)  Ça en fait, du monde ! 😥

Et quand deux (ou plus) de ces parts de nous entrent en conflit, chacune prend l’autre pour un ennemi.

Alors le cerveau reptilien entre en lice (pas très fort, juste quelques sécrétions d’adrénaline et de cortisol par ci par là), trouve ses « arguments » dans ses programmations (« il faut / il faut pas ; je voudrais / non c’est interdit »).

Chacun de ces conflits en déclenche d’autres… jusqu’à la prochaine occasion de « se prendre la tête » tout seul. Et voilà pourquoi notre mental est aussi bavard : nous avons des mini-déclencheurs tout le temps, externes et surtout internes. 

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