Soumission et rébellion sont les deux faces d’une même pièce. Aucune de ces attitudes n’est juste, parce que dans les deux cas, on est en réaction face à l’injonction donnée par quelqu’un d’autre.
En d’autres termes, dans les deux cas, on obéit à quelqu’un, ou on se révolte contre lui ; mais on n’entend pas notre désir profond, notre Sagesse intérieure.
Et pour La retrouver, il est essentiel de regarder les DEUX faces de la pièce. C’est un rappel utile, parce qu’on a beaucoup trop tendance à n’en voir qu’UNE.
Bon : fin de l’article, j’ai tout dit 😂😉.
– Tu devais quand même parler de l’alimentation, en quoi cette « soumission et rébellion » influe sur elle.
– Bien sûr 😉. La « soumission et rébellion » influe sur TOUT, évidemment. Donc en particulier sur les kilos en trop ou en moins, et tout ce qui va avec.
On va donner des exemples, pour en faire une méthode. Pour ne plus se laisser influencer par les innombrables injonctions que nous avons reçues, et les automatismes que nous nous sommes fabriqués face à elles.
Plus exactement, restons réaliste : en nous efforçant de nous laisser influencer de moins en moins.
Injonctions
On a vu dans l’atelier “Peurs inconscientes de mincir” qu’un certain nombre de ces peurs se ramenaient à :
- je dois obéir à Maman, la famille, le consensus médical, etc. (soumission)
- marre de l’image qu’on veut m’imposer ! Ou : marre qu’on se moque de moi ! Je m’affirme, je reste grosse, na ! (rébellion)
On va explorer les INJONCTIONS auxquelles certaines parties de nous se soumettent, et / ou se révoltent. En gardant à l’esprit qu’elles peuvent tout à fait se contredire : des parts de nous se soumettent fièrement, et d’autres se révoltent non moins fièrement, à propos de la même chose.
Cette fierté touche à notre image de nous : “je suis une GENTILLE petite fille”, “je suis une femme LIBRE”.
De plus, les injonctions que nous recevons / avons reçues sont généralement contradictoires.
Voici quelques exemples :
- Mange ! c’est bon pour la santé.
- Mange plus !
- Mange moins !
- Ne mange pas de gâteaux !
- Sois mince et sportive !
- Sois mince et belle
- Fais plaisir à Maman : mange le bon plat qu’elle t’a préparée
- Finis ton assiette
- Ne mange pas en dehors des repas
- Mange ce que j’ai décidé que tu dois manger
- Mange du fromage avec du pain, c’est comme ça qu’on doit faire.
Injonctions et croyances
Les injonctions peuvent être énoncées sous forme de croyances. La réciproque est souvent vraie, pas toujours, ou d’une façon plus compliquée.
Mais l’aspect « soumission et rébellion » est plus facile à voir quand on parle d’injonctions.
Tout se ramène au désir d’être aimée, acceptée par les groupes auquel on appartient, et / ou auquel on a appartenu. La croyance de base est : « Si je ne me conforme pas aux valeurs de mon groupe, ça va mal se passer ». Aux valeurs concernant l’alimentation, entre autres.
- Le groupe Papa-Maman-enfants (et les traces qu’il nous en reste, des années plus tard).
- Des groupes plus larges, incluant grands-parents, cousins, amis, proches, voisins.
- Pays et époque : à certaines époques, en France, il était très bien vu chez les riches, d’être plutôt grassouillette.
- Région ou pays : dans certains lieux, ne pas aimer la viande est très mal vu, manger très peu aussi.
- Le club de sports, où il n’est pas de bon ton d’avoir « de la brioche ».
- Les entreprises : dans certaines, une petite bedaine n’est pas mal vue; par contre, il y a une nécessité absolue de porter un costume cravate !
Bref, chacun son truc. Qui se ressemble s’assemble, ou plutôt : ceux qui s’assemblent doivent se ressembler. ☹
L’injonction : « sois mince et sportive » peut s’énoncer ainsi sous forme de croyance : « si je suis obèse, on va me rejeter ». « Finis ton assiette » devient : « si je ne finis pas mes assiettes, Maman ne va plus m’aimer, donc je n’aurai plus de valeur ». Tout cela peut perdurer 40 ans plus tard, et même aboutir à : « Finis la bouteille de vin, finis ton paquet de cigarettes ».
A quoi sert la notion d’injonction ?
On revient à l’idée essentielle : l’aspect « soumission et rébellion » est plus facile à voir quand on parle d’injonctions (que quand on parle de croyances).
Parce que, comme on vient de le voir, les injonctions sont liées à l’adaptation à un groupe : particulièrement notre famille, dans notre petite enfance.
Mieux localiser des souvenirs… donc nous libérer des blocages qui vont avec
Une injonction permet de mieux localiser des souvenirs. Par exemple : Maman disait toujours que … ; un jour, Papa s’est fâché parce que… Des images, des mots, des situations, réapparaissent. Ainsi que les émotions douloureuses qui vont avec.
– Comment nous en libérer ?
– L’EFT est faite pour ça ! Ce sigle signifie justement : Techniques de Libération Emotionnelle.
On pourrait dire par exemple :
« Même si Maman répétait toujours cette injonction, et que j’avais peur de lui désobéir, je me rappelle que nous sommes tous Reliés par le Meilleur de nous-mêmes. Par le Meilleur, pas nécessairement par le pire. Je peux l’Aimer (au moins au sens spirituel), sans devoir garder les mêmes conditionnements qu’elle ».
Repérer « les deux faces de la pièce » attachées à une injonction
On peut repérer clairement « les deux faces de la pièce attachées à une injonction. C’est à dire : notre comportement réflexe face aux situations qui la réactivent.
En règle générale :
- face visible : j’obéis, par soumission, par peur de l’autorité du groupe et de certaines personnes
- face cachée : mais ça me révolte. (mon Être profond n’aime pas être écrasé)
Et dès que j’en ai l’occasion, dès que je m’y autorise : je retourne la pièce. Ce qui donne :
- face visible : je me révolte contre l’autorité, je la déteste, je me bats avec elle
- face cachée : mais ça ne me plaît pas tant que je le crois : j’apprécierai une vie plus apaisée, et mon Être profond n’aime pas écraser les autres, parce qu’il sait que Tout est UN. De plus, je sens bien que mon attitude n’est pas une vraie liberté.
Cette réflexion nous permet de reconnaître :
- notre comportement le plus habituel dans une situation donnée (soumission ou rébellion)
- ce que nous refusons de voir, c’est à dire l’attitude inverse.
Elle nous permet aussi d’envisager une attitude plus saine : en fait, que voulons-nous vraiment ? Comment pourrions-nous être en paix avec nous-mêmes dans des situations analogues ?
La tranche de la pièce : l’équilibre, et ce qui est JUSTE pour nous
L’attitude la plus saine peut être symbolisée par la pièce verticale sur sa tranche. Sa tranche lui permet de rouler, d’avancer sans tomber. Tout cela en étant verticale…
Encore une question de verticalité, quel hasard ! Entre le Ciel et la Terre, au centre d’équilibre entre le Yin et le Yang.

Se détacher à la fois de la soumission et de la rébellion
J’aime bien dire « Pardonner, c’est arrêter de radoter ». Arrêter de radoter qu’Untel est méchant parce qu’il m’a « ordonné » ceci ou cela, ou qu’il m’a pousser à la rébellion contre Tel ou Tel. Et aussi arrêter de radoter qu’on est nul de s’être laisser embarquer dans tout cela.
On a vu plus haut une esquisse de tapping pour se libérer de la soumission, quelque chose comme : « Même si Maman voulait ça, nous sommes reliées au niveau du coeur, et je ne suis pas obligée de suivre ses injonctions.
On peut en créer une pour l’habitude de la rébellion : « Mëme si je me crois libre, forte, et supérieure à plein de gens, quand je suis en rébellion chronique contre ceci, ou cela : j’ai conscience que ce n’est pas une véritable liberté, c’est seulement une soumission en sens inverse. Donc : pas mieux ».
Et à l’une de ces formulations, comme à l’autre, on peut ajouter : « Je demande à ma Sagesse intérieure de me guider vers un véritalbe équilibre, qui me rende beaucoup plus heureuse. »
Injonctions et cerveau reptilien
Exemples d’injonctions, et de soumission et rébellion
« Ne mange pas de gâteaux »
3 réactions possibles selon le moment :
- soumission : on accepte parce que Maman l’a dit
- rébellion : on s’empiffre en cachette pour l’embêter
- attitude juste (VRAIE liberté) : on fait ce qui nous convient à chaque instant. On apprécie (vraiment) une alimentation saine 😋, mais on n’hésite pas à faire des exceptions de temps en temps, quand ça nous fait plaisir. 😅
Quand on a 5 ans, la face visible de la pièce, c’est la plupart du temps la soumission. A 15 ans, on peut faire juste le contraire, par esprit de contradiction.
Ainsi, Clément, 30 ans, a été éduqué dans une famille où une priorité était d’avoir une alimentation saine ; ça paraît bien, non ?
Et pourtant… Depuis qu’il a quitté ses parents, il ne se nourrit plus que de Mac Do !
Sa santé commence déjà à lui faire sentir sa désapprobation. Peu importe ! L’idée fixe de son inconscient, c’est « d’embêter Maman ».

L’attitude juste serait évidemment d’avoir une alimentation qui nous fasse du bien. Pas nécessairement saine selon les normes de tel ou tel médecin, ou même naturopathe : on n’est pas obligé de remplacer les dogmes de Maman par ceux d’un autre maître à penser 😉😂.
Nous avons seulement besoin d’une alimentation qui nous rende heureux : nous, personne unique dans un moment unique.
« Tu dois être mince et jolie, bien habillée, etc »
Sous-entendu : sinon aucun homme ne va t’aimer… Et tu deviendras une vieille fille aigrie, désagréable, et qui n’a pas d’amis.
Carrément. Tout cela, sans autre option possible. Le seul moyen d’être heureuse est d’être une super bimbo munie d’un mari, bien sous tout rapport. 😱🙃🙃🙃🤣
On continue. 3 réactions possibles selon le moment :
- soumission : on accepte parce que Maman l’a dit. On passe donc son adolescence et son âge adulte à suivre différents régimes dès qu’on dépasse de quelques grammes la norme établie par Maman et les magasines, et on dépense une fortune en journaux de mode et en vêtements dernier cri.
- rébellion : rien à fiche ! On va manger comme quatre, et prendre 20 kilos de trop, rien que pour les embêter, na ! Maman, la mode, les bimbos, etc. Et on sera une grosse célibataure, persuadée qu’elle est libre et qu’elle a tout compris à la vie.
- attitude juste (VRAIE liberté) : rester autour de son poids de forme, s’habiller comme ça nous plaît, être heureuse !
Et vous, quelles sont vos injonctions ?
Merci d’en faire part dans les commentaires. Et de faire l’exercice ci-dessus (dans les commentaires ou pour vous) : noter soumission et rébellion, et enfin l’attitude d’équilibre, celle qui rend heureuse.
Pour aller plus loin
Dans l’atelier gratuit « Soumission, rébellion … et vrai bien-être », on a continué d’explorer ce qui amène à grossir et / ou à trop manger. On y a parlé d’INJONCTIONS comme celles qui sont évoquées dans cet article.
Vous pouvez participer à la série d’ateliers Défi Formes, tous concernant le fait de mincir sereinement (plus exactement d’atteindre son poids de forme). Tout est expliqué ici, dans l’Agenda Défi Formes 2025.
D’autre part : je vous propose un accompagnement individualisé, où en quelques séances, vous vous défairez plus facilement des injonctions qui vous étouffent, et de vos réctions habituelles qui ne vous aident pas non plus !
Une fois qu’une difficulté est bien ciblée, l’EFT vous en libère facilement : c’est incroyablement efficace.



