Les dangers d’étiqueter les gens (expérience de Rosenhan, effets Pygmalion et Golem, etc.)

Etiqueter les gens, ce n’est vraiment pas une bonne idée. Je publie cet article pour compléter celui-ci :  La manie de mettre des étiquettes : dyslexie, HP, TDI, etc. 

Le premier est écrit par moi, celui que vous trouverez ici est presque entièrement de « mon » excellent documentaliste, ChatGPT. Ce qui vient de lui sera écrit en italiques, le reste en « normal ». 

 

Effet Rosenhan : l’étiquette « FOU »

L’effet Rosenhan vient d’une célèbre expérience menée par le psychologue américain David Rosenhan en 1973, intitulée “On Being Sane in Insane Places” (“Être sain dans des lieux fous”).

Voici les points essentiels :

  • Principe de l’expérience : Rosenhan et 7 volontaires “pseudo-patients” se sont présentés dans 12 hôpitaux psychiatriques aux États-Unis. Ils se plaignaient uniquement d’hallucinations auditives vagues (“j’entends vide, creux, boum”).

  • Résultats :

    • Tous furent hospitalisés (diagnostics de schizophrénie ou trouble bipolaire).

    • Une fois admis, ils cessèrent de simuler et se comportèrent normalement.

    • Malgré cela, le personnel ne remit jamais leur santé mentale en question ; il interprétait leurs comportements normaux comme des symptômes de la maladie (“prend des notes de manière obsessionnelle”, “attitude suspecte en réfectoire”).

    • Seuls certains patients réels soupçonnaient qu’ils étaient en bonne santé.

  • Deuxième phase : alertés, certains hôpitaux défièrent Rosenhan de leur envoyer de faux patients. Ils signalèrent ensuite plusieurs “pseudo-patients” suspects… mais Rosenhan n’en avait envoyé aucun.

  • Conclusion :

    • Les diagnostics psychiatriques sont fortement influencés par le contexte et les étiquettes.

    • Une fois qu’une personne est cataloguée comme “malade mentale”, les autres interprètent tout son comportement à travers ce prisme.

    • Cela met en lumière le danger de la stigmatisation et les limites de l’objectivité en psychiatrie.

👉 En bref, l’effet Rosenhan désigne le biais qui fait qu’une fois une étiquette psychiatrique posée, tout comportement ultérieur est perçu comme symptôme de la maladie, même s’il est parfaitement normal.

 

Effet Pygmalion et effet Golem : l’étiquette « GENIAL » et l’étiquette « STUPIDE »

Effet Pygmalion : vos élèves sont excellents 👍 »

L’effet Pygmalion est un phénomène psychologique qui montre que les attentes d’une personne influencent directement la performance d’une autre. Il tire son nom du mythe de Pygmalion, sculpteur tombé amoureux de sa statue, et qui finit par la voir prendre vie grâce à l’intensité de son désir.

Dans les années 1960, les chercheurs Robert Rosenthal et Lenore Jacobson ont mené une expérience dans une école : ils ont fait croire aux enseignants que certains élèves (choisis au hasard) étaient des “forts potentiels” destinés à progresser rapidement. Résultat : ces élèves ont effectivement eu de meilleurs résultats, simplement parce que les professeurs, convaincus de leurs capacités, leur donnaient plus d’attention, de soutien et d’encouragement.

En résumé, l’effet Pygmalion désigne le pouvoir des attentes : croire qu’une personne va réussir augmente ses chances réelles de réussite, car elle reçoit inconsciemment plus de signaux positifs et développe elle-même une meilleure confiance en ses compétences.

 

L’effet Golem : « vos élèves sont stupides👎 »

L’effet Golem est l’inverse de l’effet Pygmalion. Là où des attentes positives améliorent les performances, des attentes négatives les dégradent.

Concrètement : si un enseignant, un parent ou un supérieur pense (même inconsciemment) qu’un élève ou un employé n’est “pas capable”, il aura tendance à :

  • lui donner moins de soutien,

  • s’attendre à des échecs,

  • interpréter ses erreurs comme la preuve de son manque de compétences.

Peu à peu, la personne finit par intérioriser cette image négative et ses performances baissent réellement. C’est un cercle vicieux qui illustre la puissance de la prophétie autoréalisatrice, mais du côté sombre.

 

L’effet Golem, je n’aime pas !!!

J’ajoute mon grain de sel d’ancienne instit spécialisée pour les enfants en difficulté scolaire (RASED)

  • Certains enseignants (et psychologues scolaires !) avaient un diagnostic « certain » sur les élèves qu’ils me confiaient. Ils étaient, disaient-ils,  « limités et avec  des petits moyens ». 😭😡🙃
  • Une instit de CP pourtant très humaine à d’autres niveaux, affirmait fièrement : « Après 30 ans d’enseignement en CP, je sais tout de même reconnaître ceux qui vont rater leur vie ! » 😭😡🙃

Et j’aime rappeller à qui veut bien l’entendre que le prof de maths (de terminale !) d’Einstein avait noté sur son bulletin : « Albert ne réussira jamais dans les matières scientifiques ».  😆🤣🤣🤣😭😡🙃

 

 

Je sais bien qu’il faut TOUT pardonner, mais sur ça, j’ai encore du mal…

 

👉 En résumé :

  • Effet Pygmalion = attentes positives → amélioration des résultats.

  • Effet Golem = attentes négatives → détérioration des résultats.

 

 

Effet Placebo et effet Nocebo

Parallèle avec le médical :

  • L’effet placebo correspond au Pygmalion : lorsqu’un patient croit qu’un traitement va lui faire du bien (même s’il s’agit d’une pilule sans principe actif), son corps réagit positivement. La croyance agit comme un levier physiologique et psychologique qui améliore réellement son état.

  • L’effet nocebo correspond au Golem : si le patient s’attend à des effets secondaires ou à une aggravation, son corps peut effectivement manifester ces symptômes, même si le traitement est neutre.

👉 Dans les deux cas, que ce soit à l’école, au travail ou en médecine, l’attente crée la réalité. L’esprit façonne le résultat, soit dans un sens bénéfique (Pygmalion / placebo), soit dans un sens défavorable (Golem / nocebo).

 

 

Pour aller plus loin

On nous a tous collé des étiquettes. Beaucoup d’entre elles étaient carrément injurieuses, d’autres étaient « trop belles » : on peut aussi vivre ces dernières peuvent comme un enfermement. Satisfaire constamment aux attentes de notre entourage, à l’image idéalisées qu’ils se sont faits de nous, c’est dur aussi. 

Entre cet article et celui-ci, il est visible que je n’aime pas qu’on colle des étiquettes aux gens (nous avons TOUS un potentiel infini). 

Alors, si vous avez envie d’en décoller quelques-unes pour vous, cliquez ici

Et si c’est votre enfant qui est « étiqueté« , j’ai aussi des solutions à vous proposer : l’EFT et / ou un rattrapage des bases essentielles pour sa scolarité. Pour les voir, cliquez ici. 

 

 

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