J'aime l'EFT

« Je m’aime et je m’accepte »

je m'aime et je m'accepte

 

Presque toujours, les protocoles EFT commencent par : « Même si j’ai tel problème, je m’aime et je m’accepte complètement ».

 

Pourtant, cette phrase fondamentale de l’EFT soulève bien des questions.

 

 

Que faire quand le « Je m’aime et je m’accepte » ne passe pas ?

« J’m’aime pas, d’abord… » : cette réaction se produit quelquefois lors d’une première séance,

 

Dans ce cas, je suggère quelque chose comme « Même si une énorme partie de moi ne m’aime pas du tout du tout, j’envisage qu’il soit possible qu’une toute petite partie de moi m’aime peut-être un tout petit peu ? »  (la « pensée presque positive », c’est : « j’envisage qu’il soit peut-être envisageable qu’un jour peut-être… »; ça marche bien. C’est une façon d’infiltrer l’inconscient avec du positif, tout en douceur, sans qu’il se mette à hurler « C’est même pas vrai, ton truc ! ».),

 

Si même cette formulation réveille des résistances, il y a une ruse : « Même si je ne m’aime pas du tout et qu’il est absolument hors de question que je puisse aimer une personne pareille, je suis comme ça et puis c’est très bien comme ça, et puis ça ne changera pas, na !« .

 

Là, même le cerveau émotionnel le plus imprégné de certitudes, commence à y perdre son latin.

Sans s’en apercevoir, il vient d’envisager qu’il puisse s’aimer un jour (même en disant : « c’est hors de question que.. »., l’idée s’infiltre quand même), et, d’une certaine façon, à accepter qu’il est très bien comme il est. Piégééééé !

Une faille s’est ouverte dans la carapace, et un peu de Lumière et d’Amour commence à passer.

 

Quelques solutions encore :

  • « Même si je ne m’aime pas du tout, je peux quand même envisager de guérir le problème pour lequel je suis venu aujourd’hui ».

 

  • laisser tomber la partie « point karaté », et aller directement sur les autres points, en tapotant sur « J’m’aime pas / je me déteste/ … », puis « une partie de moi me déteste, mais pas moi en entier… », jusqu’à ce qu’on puisse envisager de voir les choses un peu différemment.

 

 

Que signifie « Je m’aime et je m’accepte » ?

Si j’ai pas mal d’idées pour contourner le « je m’aime pas ! », c’est que je l’ai connu de très près. La première fois où j’ai dû répéter la phrase « Même si …, je m’aime et je m’accepte », c’était chez un kinésiologue, il y a environ 12 ans. (ce n’était pas de l’EFT, il n’y avait pas le reste de la ronde).

Eh bien, je me suis demandée pendant une seconde s’il était devenu complètement fou… et j’ai éclaté en sanglots.

 

Maintenant, ça va nettement mieux. Mais la question : « que signifie, en profondeur : je m’aime et je m’accepte ? » est restée plantée en moi; j’ai davantage d’éléments de réponses à l’heure actuelle.

 

  • On va commencer par ce qui est peut-être le plus facile, dès qu’on le voit en termes de « parties de soi », c’est le « Je m’accepte ».

 

  • Puis, « je m’Aime », avec une majuscule. Il signifie qu’on est tous une énergie d’Amour, qu’on a tous une Sagesse Intérieure. On « sait » ça, avec notre intellect au moins, et d’autres parties de nous le ressentent, dès qu’on s’intéresse à la spiritualité. Mais notre cerveau émotionnel a été conditionné à l’oublier.. Pas grave, ça se soigne !

 

  • Puis encore, « je m’aime », sans majuscule. Plus humaine, plus terrestre, cette phrase touche de bien plus près le cerveau émotionnel… mais c’est là que sont tous les bugs !

 

 

Je m’accepte

S’accepter en entier, de tout son être, ce n’est pas si simple.

Fort heureusement, nous ne sommes pas « monobloc ». Tant qu’on considère les humains, dont soi-même, comme formant un tout compact, uniforme, on est continuellement déchiré par des questions lancinantes : « Est-ce qu’il est gentil ou méchant ? Est-ce que je suis intelligent ou stupide ? », et on passe son temps dans le jugement, de soi, des autres, de la Vie, et aussi dans l’angoisse.

 

Pourtant, il est évident, même dans le langage courant, qu’on est multiple, et qu’on en a au moins un peu conscience. Des expressions comme « C’était plus fort que moi », « Je n’ai pas pu m’en empêcher », le montrent bien.

 

Depuis très longtemps, Freud a parlé de conscient / inconscient / subconscient, de « Moi », de « ça », et de « Surmoi ». Puis l’Analyse Transactionnelle a introduit la notion d’Etats du Moi : l’Enfant (Soumis ou Rebelle), l’Adulte, le Parent (Normatif ou Nourricier, positif ou négatif). Il y a sûrement des dizaines d’autres classifications, je ne parle ici que de celles que j’ai vraiment expérimentées.

Ces classifications sont de superbes éléments de compréhension, mais … ce n’est pas une raison pour s’enfermer dans sa propre boîte à outils.

Je l’ai réellement fait pendant (trop) longtemps, voulant absolument étiqueter mes ressentis en termes d’Etats du Moi : beaucoup trop réducteur à mon avis. Je n’y arrivais pas vraiment, et ça me coupait de mes émotions réelles.

 

Je préfère donc parler de « parties de soi », en en découvrant de nouvelles chaque fois qu’elles apparaissent, dans des situations toujours différentes. « Même si une partie de moi veut ceci, et une autre cela, je les accepte comme elles sont, et je décide de mieux les comprendre ».

Pas le choix, de toute façon.

Les refuser reviendrait à ajouter une troisième partie qui crie après les deux premières. Nous sommes déjà suffisamment conflictuels à l’intérieur, pas besoin d’aggraver les choses.

 

J’aime beaucoup la formulation « une partie de moi, mais pas moi en entier« . Elle permet d’accepter à peu près n’importe quelle découverte à l’intérieur de soi : « une (petite) partie de moi veut des choses inavouables, ou qui me semblent impossibles… mais ce n’est pas moi en entier, ouf ! Alors, je suis quand même une bonne personne, tout va bien. Et du coup, je peux peut-être aller regarder cette partie de moi de plus près. »

 

De mon point de vue, c’est une signification possible du « Je m’accepte » : une petite partie de soi à la fois, peut-être, en tout cas celle qui pose le plus de problèmes maintenant. Après,quand ça va mieux, on peut commencer à accepter les autres.

L’image des nombreux enfants à l’intérieur de soi est aussi une aide précieuse. Si les parties de vous qui « buggent » étaient vos enfants, ne seriez-vous pas plus compréhensifs ?

 

 

Je m'aime et je m'accepte

 

Je m’ Aime

Comme je l’ai dit plus haut, le « je m’Aime » avec une majuscule, signifie que nous sommes tous une énergie d’Amour, que nous avons tous une Sagesse Intérieure, que nous sommes tous Reliés à l’Univers: Reliés à l’Univers par notre Coeur…

 

Avec tout cela, nous avons de la valeur, tout de même ! Et même une Valeur Infinie.

 

 

 

 

  • Au pire, vous savez cela intellectuellement. Vous savez, avec votre cerveau rationnel, que nous sommes reliés à l’Univers, au Cosmos, que tout est énergie. Vous le ressentez quand même un peu, sinon vous ne feriez pas de développement personnel. Vous seriez peut-être en train de discuter savamment sur les relations entre des religions exotiques et la théorie des quanta, sans vous sentir concerné le moins du monde.
  • Au mieux, vous l’avez totalement intégré, et vous êtes un Maître Ascensionné, bravo 😉  .

 

Vous êtes probablement entre les deux, et pour nous, le « Je m’ Aime » est un panneau indicateur très utile : il rappelle continuellement que plus nous nous sentirons Reliés à l’Univers, plus nous serons Connectés à notre Sagesse Intérieure, plus nous serons heureux 🙂

 

je m'Aime et je m'accepte

 

 

Je m’Aime et je m’accepte complètement

Les deux réunis, le « Je m’Aime », et « Je m’accepte » peuvent donc signifier :

  • J’accepte (en théorie) toutes les parties de moi, et j’accepte, ou j’émets l’intention, vraiment, de faire en sorte d’accepter les parties de moi que je veux guérir maintenant. (autrement, je n’ai aucune chance d’y arriver). Faire en sorte de les accepter est plus ou moins difficile, et fait partie du travail de guérison.

 

  • Je m’ Aime = je sais que je peux bénéficier de l’aide de ma Sagesse Intérieure, pour apaiser les parties de moi en souffrance, et pour entendre ce qu’elles m’empêchaient d’entendre.

 

Ce que je résume souvent par : « Même si telle(s) partie(s) de moi me pose(nt) problème, je m’Aime et je m’accepte complètement, et je demande à ma Sagesse Intérieure de les apaiser. »

 

 

Et le « je m’aime », sans majuscule ?

Ça, c’est le plus difficile. Parce qu’il met en jeu le cerveau émotionnel. C’est lui qui permet d’avancer vers le « je m’ Aime » avec majuscule, vers la reConnexion à 1000% avec l’Univers.

 

S’aimer, c’est être réellement bienveillant envers toutes les parties de soi-même, au moins,de plus en plus souvent.

Depuis peu, j’utilise l’image d’un groupe d’enfants, qui représenteraient les parties de soi (voir article précédent). Se les représenter comme des enfants qui n’ont pas toujours eu l’amour et l’écoute dont ils avaient besoin, ça aide vraiment : on a beaucoup plus envie d’être doux avec elles.

On peut encore, à l’occasion, se représenter ces parties de soi comme les ados ou les adultes que nous avons été.  Mais très souvent, quand on remonte à la racine du problème, on la trouve dans la petite enfance.

 

A propos : voici un tapping qui va tout à fait avec ce que je viens d’écrire : Consoler l’Enfant en demande : tapping + audio.

 

je m'aime et je m'accepte

On a envie de leur faire des bisous, à ceux-là, non ?  😉

 

 

Pourtant, s’aimer, c’est progressif. C’est avancer dans une jungle de programmations qui nous dévalorisent, nous font des reproches continuels : on est même capables de se reprocher de se faire des reproches, et de s’inquiéter de nos inquiétudes.

Les inquiétudes, c’est une « super programmation », aussi : « Fais pas ça, c’est dangereux ». Un réflexe conditionné, qui part de milliers de déclencheurs. Et aussi une dévalorisation, en un sens : le Guide d’entre tous les guides, c’est notre Sagesse Intérieure. En voyant des dangers partout, une fois de plus, nous ne Lui faisons pas confiance.

 

Alors, un sujet aussi vaste que « apprendre à s’aimer »… ça sera pour un autre article.

 

En attendant, je vous souhaite de vous Aimer et de vous accepter de plus en plus, pour votre plus grand bien et pour le plus grand bien de tous.

 


 

 

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3 reflexions sur “« Je m’aime et je m’accepte »

  1. Helene

    « Je m’accepte, je m’aime »… Quel programme Claude !

    Pas tout lu, mais j’ai ai bien compris le message. Il y a des missives ou il faut un peu de temps pour intégrer. Ce qui veut dire que j’ai besoin de revenir chez toi pour comprendre ton message dans son intégralité.
    A plus et bises

    1. Claude Auteur de l'article

      Reviens alors… 😀 . Je suggère à la fin de l’article de se représenter les différentes parties de nous comme des enfants qui ont besoin d’écoute bienveillante : j’utilise de plus en plus cette idée avec mes clients, ou quand je fais de l’EFT pour moi. Vraiment, elle marche bien. Beaucoup mieux que l’idée de « saboteurs intérieurs » qu’il faut faire taire : « Ce à quoi on résiste persiste » (Jung).
      Voilà, il faut lire cet article jusqu’au bout 😉 . Bises, et merci de lire si souvent mon blog et d’y faire des commentaires.

  2. Pingback: EFT (Emotional Freedom Techniques) – Au bonheur d'être soi

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