ITPI et autres « drogues »

drogue

Au cas où quelqu’un se demande si  l’ITPI est une nouvelle drogue dure, je rappelle qu’il ne s’agit que de l’ « Illusion de la Toute Puissance Infantile« . Elle a au moins l’avantage de ne pas être chimique. Pourtant …

Les réflexions de cet article, sur l’ITPI, justement, m’amènent à généraliser beaucoup plus loin.

 

Une expérience très agréable (certains aspects de la vie de bébé) stimule les centres de plaisir du cerveau. C’est indispensable pour assurer la survie. Si ces centres ne sont pas suffisamment stimulés, le bébé meurt ou développe des pathologies très graves (cf les observations dans les orphelinats au XIXe siècle : une expérience folle a consisté à nourrir et changer à heure fixe des bébés, sans jouer avec eux ni leur parler. Résultat : aucun d’eux n’a pas dépassé l’âge de deux mois😲 😭). 

 

Mais : ces expériences agréables créent de l’attachement. Des parties de nous cherchent constamment à renouveler la même sensation : d’où la persistance de l’ITPI (Illusion de la Toute Puissance Infantile), avec des intensités plus ou moins compatibles avec la vie en société.

Cette recherche du plaisir est au moins aussi prégnante que la fuite de la souffrance.

 

Pour que ce soit plus clair, voici quelques explications rapides la façon dont cette recherche du plaisir s’exprime au niveau biologique. Je pars de l’hypothèse (logique) qu’il se passe des phénomènes équivalents dans nos autres corps subtils, les uns générant les autres jusqu’à l’aboutissement perceptible dans notre corps physique. Mais, on essaiera de « faire simple » en se limitant au cerveau.

En résumé, la recherche du plaisir peut être positive… mais pas toujours. 

 

D’où les mises en garde des religions sur la recherche du plaisir

Leur problème, c’est dans la manière de le faire…

Aux origines, ils ne pouvaient pas expliquer la différence entre l’ATV  (l’un des centre du plaisir de l’ego, voir : Cerveau et circuit de la récompense) et la glande pinéale (l’une des connexions physiques avec l’Univers). On ne leur en voudra pas pour ça…

 

Les religions ont multiplié les mises en garde :

– sur le Monde de la Maya, de l’Illusion (Bouddhisme),
– en considérant tout comme « Vanitas Vanitatis » (christianisme)
– et en diabolisant le plaisir sous toutes ses formes : interdictions de rire, d’écouter de la musique, sans parler de l’interdiction du plaisir sexuel, si répandue dans le monde. 

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions

Ces mises en garde n’avaient peut-être, à l’origine,  qu’un seul but : aider les gens à différencier :

– le plaisir de l’ego (indispensable à la continuation de notre expérience terrestre)

ET la conscience de Qui Nous Sommes.

 

Mais ces avertissements ont vite tourné aux contraintes et aux interdictions, donc à la culpabilité, donc à la dévalorisation de soi, nous coupant de plus en plus de notre Sagesse Intérieure.

 

Comment cela s’est-il produit ?

– parce que certains s’en sont docilement tenus aux mots des livres sacrés, et surtout à ceux employés par les prêtres. Normal : la menace permanente de l’enfer empêchait toute envie de se poser des questions.

– et parce que d’autres ont délibérément instrumentalisé les « religions » pour asseoir un pouvoir qui n’avait plus rien de spirituel.

 

Conséquence : le seul plaisir autorisé était de se sentir un bon chrétien, musulman, hindouiste, qui vous voulez. Et ce plaisir alimente quelles parties du cerveau ? Seulement celles qui assurent la survie de l’ego, et nourrissent l’identification à lui.

 

– Et l’Eveil spirituel ?
– Encore raté. 🙁

(Rappel intéressant : le mot « pécher » signifie « rater sa cible !)

La situation était déjà bien embrouillée. Mais il y a pire : des petits malins ont trouvé des moyens de se titiller l’ATV et la « zone du compte en banque ». Voilà :

 

Le « circuit de la récompense »  comme fond de commerce.

Tout ce qui permet de stimuler le circuit de la récompense (rappel : stimulus -> ATV -> noyau accumbens -> sensation de plaisir) peut se vendre d’une manière ou d’une autre.

Quelques exemples :

  • Une voiture de luxe (symbole phallique, et aussi symbole de puissance … aux yeux de ceux que ça impressionne. Pas moi. )
  • un yacht, un jet privé, des villas, etc. etc. 
  • pire encore : des armes. En mode « mon armée est plus grosse que la tienne ». 

 

Eve, Proserpine, l’ITPI et les dealers

« T’y goûte, t’es cuit ! »

Et l’ITPI, tu es bien obligé(e) d’y goûter, sinon tu retournes directement d’où tu viens. 

On peut presque considérer l’ITPI comme le droit d’entrée sur la planète Terre.

On peut aussi parler des grains de grenade de Proserpine, et de la pomme d’Eve. Qui n’ont pas nécessairement le sens culpabilisant qu’on leur attribue souvent : il s’agit de l’expérience de la dualité, de la découverte de l’Ombre. Un peu comme un funambule qui grimpe sur la corde raide :
– si on n’a aucun sentiment de puissance, on tombe d’un côté (exploitation / soumission de nous par quelqu’un d’autre). 
– si on en a trop, c’est nous les exploiteurs. 
Dans les deux cas, on tombe de la corde raide : en d’autres termes, on s’éloigne de notre Centre, de notre Sagesse Intérieure. 

 

confiance en Soi

 

Et les dealers ? Ils sont la tentation vers le monde de la drogue, vers une découverte de l’Ombre très peu conseillée 😉. Il y a beaucoup de moyens moins dangereux pour l’explorer, l’EFT entre autres. 

 

En fait, qu’est-ce qu’une drogue ?

– « Les drogués, c’est des méchants qui prennent des substances illicites, ils méritent d’aller en prison, c’est pas beau de faire comme eux… »

– hmmm, cherche plus loin.

– « C’est vrai, il n’y a pas qu’eux, il y a aussi ceux qui fument, qui boivent trop d’alcool, qui jouent aux courses ou au casino… « 

– ça « humanise » déjà un peu plus les « drogués ». Tu n’as jamais fait tout ça, même un peu ?

– « oui, bon. Mais en quantité raisonnable, je tiens à le dire ! »

 

La « quantité raisonnable » a un sens, elle est un critère pour vivre sans trop de difficultés dans la société actuelle ni la perturber inutilement, c’est important.

 

Je définirais la drogue d’une façon beaucoup plus large, selon deux critères indissociables  :

tout ce qui met en jeu le circuit de la récompense , donc RISQUE de renforcer l’identification à l’ego (risque de renforcer, pas : « renforce systématiquement »; elle ne la renforce que si on se prend pour le personnage de notre jeu vidéo).

ET tout ce dont il est douloureux / difficile de se passer.

 

Manger, c’est aussi une drogue ???! 😲

J’ai commencé à faire ce raisonnement après avoir lu deux livres écrits par des respiriens (ceux qui ne se nourrissent que de Prâna, en d’autres termes d’énergie) :  Michael Werner, et Jasmuheen.  Voir 5 jours de jeûne et même pas faim ! (mon premier stage de jeûne) , puis Le pranisme, c’est plus facile que le jeûne !

 

A ce sens, et dès qu’on sait qu’elle n’est pas si indispensable qu’on le pense, la nourriture est une drogue.

Comment se comporteraient plusieurs personnes mourant de faim, devant une seule portion de nourriture ? Elles en arriveraient très certainement à la violence, comme des drogués en manque face à une seule dose de cocaïne…

 

Et presque tout peut être vu comme une drogue, SAUF ce qui concerne la Connexion spirituelle. On en revient à ce qu’essayaient de dire les religions, avant que le sens de leur message ne se transforme en dogme.

 

En lisant cela, mon mari éclate de rire :

– « Alors, ton blog et ton métier, c’est ta drogue ! C’est bien ce que je pensais, tu te shootes à Internet. »

Pas totalement faux, je reconnais.

Cela pour dire que tout est mélangé, en nous tous : le circuit de la récompense, et la voix de l’Âme.

 

 

Circuit de la récompense, et voix de l’Âme

Dans toutes les activités qui nous plaisent vraiment, les deux interviennent, nécessairement :

– si on continuait à les faire même si on gagnait un milliard au loto, c’est signe qu’elles correspondent à notre Projet de Vie, à ce pourquoi on s’est incarné. Cela s’exprime sûrement dans le cerveau, sans doute quelque part vers la glande pinéale, je ne sais pas.

– et cela s’exprime aussi, parallèlement, dans le circuit de la récompense, pour des raisons peut-être plus terrestres : bons souvenirs, anticipations joyeuses, fierté, etc.

 

De même, un drogué au sens habituel, prêt à tuer père et mère pour avoir sa dose, recherche paradoxalement l’amour de ces derniers : très schématiquement, il fuit ses blessures émotionnelles à travers ses shoots quotidiens, blessures très liées à sa relation à ses parents : pas assez d’amour parental (perçu, quelle que soit la réalité extérieure); or l’amour parental symbolise l’Amour Universel.

 

Donc : Yin et Yang, comme toujours : rien n’est 100% amour, ni 100% haine. Et le Ciel et la Terre sont présents dans le moindre de nos actes.

 

yin yang

 

 

L’ITPI, notre première « drogue »

On a vu plus haut que l’ITPI (Illusion de la Toute Puissance Infantile) est notre droit de passage obligatoire pour entrer dans l’incarnation, dans le monde de l’Illusion, justement.

Comme la pomme croquée par Eve, comme le grain de grenade absorbé par Perséphone, et aussi comme le premier shoot « offert » par un dealer, elle marque le début d’un processus irréversible : les premiers pas dans l’expérience terrestre, et simultanément dans le circuit de la récompense : à la fois nourricier et tentant.

 

 

En résumé :

En résumé de ces derniers articles sur l’ITPI :

– je suis partie d’une constatation inattendue de la prégnance de l’ITPI : à partir de quelques minutes de télé + EFT, j’ai pris conscience des parties de moi qui prétendaient changer le monde à elles toutes seules, et obliger les hommes politiques à devenir gentils simplement parce que je râlais après eux. (pour ceux qui s’inquiéteraient de mon état mental, nous avons tous des parties de nous qui veulent des choses aussi étranges).

– d’où un questionnement sur les bribes de connaissances que j’avais de l’ITPI.

– D’où vient cette illusion ? Réponse : du vécu de tous les bébés… plus exactement, de ceux qui restent en vie. (Voir plus haut les horribles expériences faites dans des orphelinats du XIXe siècle).

– Est-ce qu’elle reste à l’état adulte ? Réponse : oui, sous des formes allant de simples exigences à la négation totale de l’autre en tant qu’être humain.

– Est-ce qu’il est important de la prendre en compte ? Réponse : Oh oui !!! Jusque là, j’avais plutôt regardé les parties de nous qui voulaient fuir des souffrances (se soumettre / se révolter pour ne pas se sentir abandonné, rejeté, pour ne pas ressentir le manque, etc.). Il est tout aussi important de voir les parties de nous qui ont des désirs extravagants, dictatoriaux, totalement illogiques et disproportionnés. Elles sont là, qu’on le veuille ou non, et elles ont des raisons d’être vraiment très humaines.

– différence entre l’ITPI, « bug du mental », qui s’est construit à partir d’une nécessité vitale, et la conscience de la Puissance que nous donne notre Reliance à l’Univers.

– et d’où l’analogie que j’ai faite ici entre l’ITPI et une drogue : circuits cérébraux de la récompense, besoin perçu, exigence.

 

D’autres questions

D’autres questions se posent encore : comment se manifeste l’ITPI dans les années qui suivent ce « Paradis perdu » de la « toute puissance » du bébé ?  Pourquoi est-il si réprimé ? Comment les ITPI des uns et des autres s’entrechoquent-elles ? Ces chocs sont peut-être même à la base de toutes les guerres, c’est dire si le sujet est important.

Et comment apaiser ces désirs frénétiques, les relier à la plus grande Source de bonheur qui soit, notre Sagesse Intérieure ?

Que de questions … moi qui croyait pouvoir effleurer ce sujet en quelques lignes 😉

 

 

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