Quand nos émotions nous empêchent de voir clair

Je ne l’ai pas fait exprès, mais on peut voir ça comme une raison de plus d’avoir des problèmes de vue. Mais ce n’est pas le sujet, je parle de la vision  ici et ici 

Je veux juste raconter quelques exemples où je me suis fait piéger, ou piégée toute seule. Et surtout, analyser comment ça s’est passé. 

 

Le pauvre ours blanc dérivant sur un glacier

Tout le monde connaît une photo qui ressemble à celle-ci (je ne la mets pas ici à cause des droits d’auteur) : 

Elle nous a été présentée comme une conséquence terriiible du terriiible réchauffement climatique. Pleurez braves gens, voici le mal que VOUS faites à la planète, méchants que vous êtes.
J’y ai cru, vraiment, j’en ai même parlé dans cet article.  

Mais il m’a fallu entendre une vidéo pour comprendre ! Elle expliquait que cette photo était de la manipulation, que les ours blancs nagent très bien, et se servent souvent de la glace flottant dans l’eau pour attraper leurs proies loin du rivage. 

Et je me suis enfin rappelée que je  savais ça depuis très longtemps ! C’était pourtant logique, non ? 

Plein d’autres photos ICI

 

Le pranisme : une preuve qui n’en est pas une (mais il y en a plein d’autres)

Tout d’abord, quelques réflexions sur le pranisme (= respirianisme) que j’ai moi-même expérimenté : Le pranisme, c’est plus facile que le jeûne ! , et Se nourrir de prana, c’est dangereux ?

Mais ici, on ne parle pas à proprement dit de pranisme, mais juste d’une conclusion trop rapide de ma part

 

Ce que j’ai écrit

Dans mon article 5 jours de jeûne et même pas faim ! (mon premier stage de jeûne), je cite un extrait d’un commentaire sur Amazon : « Par curiosité autant que par intérêt scientifique, Michael Werner, docteur en chimie et directeur d’un institut de recherche sur le cancer, a voulu faire cette expérience. Depuis sept ans, il ne mange plus et se sent parfaitement bien. Il continue de travailler normalement. Dans le cadre d’un projet de recherche universitaire, il s’est soumis dix jours durant à un contrôle strict, basé sur des mesures scientifiques, dans une clinique. »

J’ai lu son livre, et en particulier son récit de ces 10 jours : enfermé dans une chambre d’hôpital, avec des tuyaux et des fils électriques sur tout le corps pour enregistrer toutes les informations possibles, et filmé 24 h sur 24 : il fallait vraiment avoir envie de prouver au monde la réalité du respirianisme. Simulateurs s’abstenir : l’expérience n’est pas drôle du tout !

 

En quoi du point de vue strictement logique, ce n’est pas une vraie preuve.

Je le répète : j’ai lu tout le livre, je suis convaincue de la sincérité de Michael Werner, et de celle de nombreux respiriens. Pour une bonne raison : j’ai fait cette expérience moi-même pendant un mois et demi. 
Si je l’ai arrêtée, c’est juste parce que mon mari adore cuisiner ! 😂😋

 

Texte de Chatgpt à propos de l’expérience de MW (en italique) : 

L’expérience hospitalière a finalement été publiée — seulement en 2008, plusieurs années après son expérience et après la parution de son livre. (étude de 2008 sur PubMed).

Cette étude conclut que son métabolisme correspondait à un jeûne de phase II : autrement dit, son organisme puisait dans ses propres réserves énergétiques comme lors d’un jeûne classique. Ils considèrent donc que cette expérience ne confirme pas l’hypothèse d’une alimentation énergétique par la lumière/prana.

Mais l’Université de Berne est revenue elle-même sur cette étude : les chercheurs expliquent avoir publié les résultats et avoir espéré mettre fin à l’interprétation « vivre de presque rien », sans y parvenir.

 

Je laisse là les débats d’experts (rien ne vaut l’expérience directe), mais tout cela m’a amené à une évidence logique : dix jours d’expérimentation clinique de la sorte ne suffit pas à prouver l’existence du respirianisme. Puisque de nombreux jeûneurs ont pratiqué le jeûne sec pendant ce laps de temps et davantage. 

Emportée par mon enthousiasme, je n’avais pas vu que cet argument, à lui seul, ne tenait pas. 

 

Le point commun entre ces deux histoires : mes émotions m’ont empêché de voir des évidences

Première émotion : la colère

« La planète est en danger ! et tout le monde s’en f… ! et on veut faire taire ses « valeureux défenseurs » ! » 

Dans ma « généreuse colère » de « Pasionaria de l’écologie »… je ne m’étais pas souvenue des livres sur les animaux qu’on me lisait quand j’étais petite. Où il était question d’ours polaires qui nagent ! Je savais cela depuis très longtemps. 😲

Donc j’aurais pu mettre en doute il y a très longtemps les intentions qui se cachaient derrière cette fameuse photo de l’ours blanc. Mais c’est tellement plus simple d’avoir des « héros »… 

 

Deuxième émotion : l’enthousiasme

« Super !!! J’ai trouvé un argument scientifique pour prouver l’authenticité du respirianisme !!!  Tout le monde va enfin entendre que les praniques ne sont pas des mythos ! » 

Hé bien non, l’argument ne tient pas à lui tout seul. Comme si je ne savais pas qu’on pouvait jeûner plus de dix jours. Comme si je ne  pouvais pas trouver toute seule qu’on pouvait assimiler l’expérience de Michael Werner à un jeûne prolongé…

 

En quoi les émotions – en général – permettent de manipuler les gens 

Et aussi de se manipuler tout seul, en acceptant de croire n’importe quoi. 

On a vu à la loupe depuis 2020 comment tout cela se produisait : nous devenions « en guerre » contre un « terrible » virus ; si on l’avait, il fallait d’urgence se coucher avec un Doliprane (attention, pas un Ibuprofène), et attendre que ça passe. Mais il fallait se confiner parce qu’on allait tous mourir. Et se signer tout seul des autorisations de sortie. Et aussi prendre le café assis mais pas debout (ou le contraire, je ne sais plus). Interdiction de prendre le train sans le sacrosaint pass, distanciation sociale obligatoire, mais … on avait tout à fait le droit de s’entasser dans le métro. Etc etc. 🙃🙃🙃

J’ai adoré voir à la poste de mon quartier : l’affichette « masque obligatoire » juste à côté de celle qui exigeait d’entrer avec le visage découvert (dessins de femme voilée et de motard avec son casque). 😂😂😂🙃🙃🙃

La liste serait très longue, il vaudrait mieux en rire que d’en pleurer… si les conséquences n’avaient pas été très souvent réellement dramatique. 

Quoi qu’il en soit, c’est toujours des émotions (la plupart du temps la peur et la haine) qu’on utilise pour nous faire croire n’importe quoi.  Les réseaux sociaux ne sont pas en reste : entre la terre plate et les clones des dirigeants qui les remplaceraient et seraient utilisés dans le cadre d’un plan secret pour sauver l’humanité (eux connaissent le plan secret, bien sûr)… certains sont très forts pour se faire croire des bizarreries pas très constructives. 

 

 

En pratique : vigilance devant nos émotions trop fortes

Savoir que toute émotion trop intense (même la joie) peut faire « envoler notre cerveau » comme sur l’image ci-dessus. Donc… on se calme ! Enfin, on essaie de plus en plus. 

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