Cortisol, antilopes, yoga et EFT

 

Quand un animal est menacé par un prédateur, il commence par secréter de l’adrénaline, pour courir plus vite ou pouvoir se battre. Si la poursuite doit durer assez longtemps, la sécrétion d’adrénaline laisse la place à une sécrétion de cortisol, qui favorise l’effort de longue durée, l’endurance.

 

Le cortisol

Le cortisol a de nombreuses fonctions dans l’organisme, dont celle de lui donner le tonus nécessaire à la vie. Nous ne parlerons ici que de ses excès : ceux qui sont précisément dus à une nécessité, généralement imaginaire, de fournir un effort physique de longue durée.

 

Après quelques lignes concernant la gestion du stress chez les antilopes, nous parlerons de celle d’un autre « animal », l’homo « sapiens sapiens » : nous.

Les lions et les tigres ne courent que pendant quelques minutes : soit ils attrapent leur proie, soit ils y renoncent. Le rescapé évacue alors son stress par quelques minutes de tremblements intenses (cela a été particulièrement étudié chez les antilopes). Puis il reprend sa vie telle qu’elle était, nettoyé de toute trace inutile de cortisol.

 

Le « fabuleux destin de l’homo sapiens »

Chez les humains, les « prédateurs » courent pendant des vies entières : je parle des conditions de vie extrêmement stressantes de la plupart d’entre eux (surmenage, relations tendues au travail et ailleurs, difficultés financières, difficultés partout). Le cortisol est donc très présent, à un dosage bien supérieur à celui qu’il aurait dans des  conditions de vie plus saines. Souvent qualifié d’hormone du stress, il est plus précisément celle de l’effort de longue durée, en fait quasi-permanent.

Parce que quand le corps sécrète du cortisol, c’est qu’il se croit poursuivi par un lion ou un tigre.  Alors toutes ses ressources sont utilisées pour se mettre à l’abri : les défenses immunitaires, la digestion, et tout le reste, on verra plus tard !

Mais dans le monde actuel, ce « plus tard » n’arrive pas souvent.
Dans l’obscurité reposante de sa caverne, la détente arrive enfin. Sous les néons de son deux-pièces cuisine, l’homo « sapiens » (enfin… « sapiens » : c’est lui qui le dit) est encore envahi par le stress : son conjoint et ses enfants ont eux aussi un taux élevé de cortisol, ce qui fait que « pour un rien », eux aussi « démarrent au quart de tour ».

Pour éviter ces conflits, tout ce petit monde se pose devant la télé : où les « informations » et les films d’action, « faits pour se défouler » dit-on, vont déverser un flot d’images atroces, qui terrifient l’inconscient.

Ce dernier, qui ne fait pas la différence entre les images et la réalité (qu’est-ce que la réalité, d’ailleurs ?) prépare alors le corps à fuir pendant très longtemps pour se mettre à l’abri. Que produit-il donc alors ? une bonne sécrétion de cortisol supplémentaire, c’est logique. Qui ne s’élimine pas parce que l’homo « sapiens » reste collé à son canapé.

Un peu de répit la nuit, tout de même ?

Oui, bien sûr, un peu, au moins pendant le sommeil profond. Mais les rêves servent à traiter les stress de la journée, alors … Si le pauvre « employé » (quel horrible mot !) rêve qu’il est poursuivi par un patron aux dents de tigre, il va secréter encore un peu de ce qu’il lui faut pour courir plus longtemps… du cortisol, bien sûr.

 

Des pauses, enfin…

Les pauses qu’occasionnent le yoga (et la méditation, et l’EFT, etc.) permettent au corps et à l’inconscient d’intégrer que le danger n’est pas aussi considérable qu’on s’est habitué à le croire, au moins qu’il n’est pas présent à certains moments.

Pendant ces moments privilégiés, le taux de cortisol baisse nettement, cela a été mesuré maintes fois. Ce qui permet au corps de se reconstituer, entre autres au niveau des défenses immunitaires, de la digestion.

 

Pourquoi c’est si dur, de faire des pauses ?

se détendre, donc faire baisser le cortisol

Des arguments-pour le yoga, notre cerveau rationnel en est plein : apaisant, bon pour la santé. On est plus souple, plus détendu, plus en forme, on respire mieux, tout va mieux.

De même pour l’EFT, bien sûr : des arguments pour, et des occasions de l’expérimenter, il y en a plein ce blog…

 

Notre « catalogue » de rationalisations

Mais des arguments-contre le yoga, la méditation, l’EFT… et tout ce qui est réellement bon pour nous, notre cerveau émotionnel en a tout un catalogue !

  • J’ai pas le temps
  • C’est trop calme, j’ai besoin d’action
  • C’est toujours pareil
  • ça ne sert à rien
  • Il faudrait en faire beaucoup pour que ce soit utile.

Tout cela, c’est seulement des rationalisations.  Qui servent, entre autres, à ne pas toucher à ce qu’on n’a pas envie de toucher en nous :

  • des blessures émotionnelles
  • des conditionnements qu’on craint de remettre en question
  • et aussi peut-être un taux anormalement élevé de cortisol. Parce que des parties de nous (notre cerveau reptilien, entre autres) ont l’illusion qu’il nous protège.
  • en d’autres termes, des peurs chroniques qui n’ont jamais été évacuées et / ou qui sont entretenues dans le présent : celles qui viennent de l’enfance et qui se réactivent dans le présent, celles qui se re-créent dans le présent, celles qui viennent de l’Arbre généalogique, et de l’inconscient collectif de l’humanité…  En quelque sorte, le cortisol est une forme de matérialisation de ces peurs.

 

Voici un protocole EFT, pour déjouer de telles rationalisations : il concerne à l’origine la procrastination, mais on sait très bien procrastiner … la vraie détente, celle qui nous fait vraiment du bien. (la télé, les jeux vidéos et la malbouffe ne sont pas du tout une vraie détente… ou si peu, ou pas en elles-mêmes).

 

Les cercles vicieux du cortisol

Je suppose que :

  • un vague sentiment de danger latent détecté par l’amygdale provoque une sécrétion quasi permanente de cortisol, prévu pour « tenir sur la distance ».
  • il me semble logique que ce cortisol lui-même renvoie au psychisme l’idée qu’il est toujours en danger, ce qui crée un circuit infernal : l’amygdale se croit en danger => elle fait secréter du cortisol => le stress chronique où elle baigne lui fait percevoir encore plus de dangers imaginaires => elle fait secréter encore plus de cortisol.

D’autre part, cette hypervigilance chronique fait tout interpréter en termes de menaces. Exemples :

– Tu as ramené du pain, mon chéri ? (sous-entendu : souhaites-tu que j’aille en acheter ? Je vois bien que tu es fatigué; si tu n’en as pas rapporté en rentrant, j’y vais volontiers  …)

– Tu trouves que je n’ai pas fait assez de choses comme ça ! Tu es toujours en train d’exiger quelque chose de nouveau !

Ce qui, sauf si Madame est d’une zénitude exceptionnelle, mène très vite au conflit… et à une dose supplémentaire de cortisol pour l’un et pour l’autre.

 

Trop « cortisolés » ?

Je racontais à quelqu’un le début de mon article. Il en a conclu : « Nous sommes trop cortisolés, alors ? ». Sur le moment, j’ai trouvé l’expression amusante, et j’ai eu envie de vous en faire profiter.

Cependant, en écrivant, je réalise maintenant qu’elle n’est pas que drôle, qu’elle est même plutôt triste. Parce que dans ce mot inventé spontanément, il y a à la fois « cortisol », et « isolé ».

En fait, un raccourci des deux principaux problèmes des humains à l’heure actuelle. Nous sommes :

 

Des solutions

On en a déjà évoquées quelques-unes dans cet article :

L’EFT permet de défaire des stress précis, de désamorcer des chaînes de déclencheurs de stress, nous préservant ainsi de leurs conséquences.  Exemple : un stress financier peut remonter à un très mauvais souvenir d’exercice de maths. Voir ici, dans le paragraphe « Banquier et tableau noir » : comment Sylviane a géré un stress qui lui valait des nuits d’insomnies chaque fois qu’elle devait demander un prêt à la banque, même pour donner de l’ampleur à son entreprise déjà florissante.
Il est probable qu’effacer cette panique liée à un mauvais souvenir scolaire puisse aussi influer sur différentes situations liées à l’autorité, au fait de parler en public, à certains apprentissages…

Donc, baisse de cortisol dans toutes ces situations, ce qui n’est déjà pas si mal…

 

D’autres démarches sont plus globales, ne visent pas à désamorcer des situations précises, mais à favoriser un mieux-être général donc une meilleure Connexion au Meilleur de nous-mêmes.

  • elles peuvent partir du mental et de l’émotionnel, à travers des méditations guidées par exemple.
  • ou du corps physique et /ou énergétique, à travers le yoga, les respirations, les soins énergétiques.

 

Et pour éviter de se dire « je ferai tout ça plus tard », deux protocoles EFT d’une dizaine de minutes chacun pour se motiver à agir tout de suite, ou en tout cas, de plus en plus souvent :

 

Tout en se souvenant que quand on a vraiment, sincèrement, pas beaucoup de temps : on peut faire de l’EFT mentalement, ou encore de beaucoup d’autres façons, n’importe où et n’importe quand.  

 

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